Louis, François Bertin de Vaux

1771 - 1842

Informations générales
  • Né le 18 août 1771 à Paris (Seine - France)
  • Décédé le 23 avril 1842 à Paris (Paris - France)

Mandats à l'Assemblée nationale ou à la Chambre des députés

Régime politique
Seconde Restauration - Chambre des députés des départements
Législature
IIe législature
Mandat
Du 14 novembre 1820 au 31 juillet 1821
Département
Seine-et-Oise
Groupe
Opposition libérale
Régime politique
Seconde Restauration - Chambre des députés des départements
Législature
IIIe législature
Mandat
Du 25 février 1824 au 5 novembre 1827
Département
Seine-et-Oise
Groupe
Opposition libérale
Régime politique
Seconde Restauration - Chambre des députés des départements
Législature
IVe législature
Mandat
Du 17 novembre 1827 au 16 mai 1830
Département
Seine-et-Oise
Groupe
Opposition libérale
Régime politique
Monarchie de Juillet - Chambre des députés
Législature
Ire législature
Mandat
Du 12 juillet 1830 au 31 mai 1831
Département
Seine-et-Oise
Groupe
Opposition libérale
Régime politique
Monarchie de Juillet - Chambre des députés
Législature
IIe législature
Mandat
Du 5 juillet 1831 au 10 octobre 1832
Département
Seine-et-Oise
Groupe
Majorité ministérielle

Biographies

Biographie extraite du dictionnaire des parlementaires français de 1789 à 1889 (Adolphe Robert et Gaston Cougny)

Député de 1820 à 1821, de 1824 à 1832, et pair de France, né à Paris, le 18 août 1771, mort à Paris, le 23 avril 1842, d'une famille originaire de Picardie, il était le fils d'un ancien capitaine à la suite du régiment des cuirassiers du roi, et le frère de Bertin l'aîné, avec qui il fonda le Journal des Débats dont le 1er numéro parut le 29 août 1789.

Il dirigea aussi, après thermidor, le journal l'Eclair destiné à combattre le parti jacobin. Dans le n° du 20 vendémiaire an V, il accusa vivement le député Abolin (Voy. ce nom), d'avoir dépouillé de ses biens Mlle d'Espagne. Arrêté sur la plainte du député, et mis à la Force, il passa devant le jury sous la prévention d'avoir « avili la représentation nationale », et fut acquitté. L'Eclair fut supprimé après le 18 fructidor. Tout en restant journaliste, Bertin devint agent de change, créa (1801) une maison de banque à Paris, et siégea comme juge et comme vice-président au tribunal de commerce de la seine (1805).

Président du collège électoral du 2e arrondissement de Paris (1815), il devint secrétaire général de M. Decazes, ministre de la police, qu'il quitta en 1818, en désaccord avec la politique de bascule du ministre.

Elu député, le 14 novembre 1820, par le collège de département de Seine-et-Oise, il devint à la Chambre un des chefs de l'opposition royaliste, se mêla aux discussions relatives aux questions de crédit public, et lut un discours contre la censure (6 juillet 1821).

Il ne fut réélu que le 25 février 1824, dans le 4e arrondissement électoral de Seine-et-Oise (Versailles) par 253 voix sur 499 votants, contre M. de Jouvencel, candidat libéral, qui eut 147 voix ; il accepta la place de conseiller d'Etat lorsque Chateaubriand entra dans le premier ministère Villèle, pour démissionner, des que son illustre ami et collaborateur aux Débats se vit arracher son portefeuille. Dès lors, Bertin combattit le ministère Villèle et ses plans financiers, notamment ceux concernant la dette publique et l'amortissement (22 mars 1825).

Réélu le 17 novembre 1827, par 239 voix sur 357 votants et 390 inscrits, contre M. Usquin, ancien député (105 voix), il rentra au Conseil d'Etat sous le ministère Martignac, se retira de nouveau à l'avènement du cabinet Polignac, et fit partie des 221 qui protestèrent contre ce ministère.

Les élections du 12 juillet 1830 le renvoyèrent à la Chambre par 331 voix sur 452 votants et 459 inscrits, contre 71 voix données à M. Gauthier, avocat ; il applaudit à la révolution de Juillet, fut rappelé au Conseil d'Etat par le gouvernement nouveau, et nommé ministre plénipotentiaire près du roi des Pays-Bas (septembre 1830). Cette nomination entraîna sa réélection, qu'il obtint, le 21 novembre 1830, par 332 voix sur 409 votants et 507 inscrits, contre M. Benoist, avoué, qui réunit 32 suffrages.

Réélu aux élections du 5 juillet 1831, par 334 voix sur 399 votants et 461 inscrits, il fut nommé pair de France, le 11 octobre 1832, et siégea parmi la majorité libérale, très assidu aux séances, parlant quelquefois, n'improvisant jamais. Ses fonctions publiques ne l'empêchèrent pas de continuer jusqu'à sa mort, au Journal des Débats, sa très active direction.


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