André, Louis Chabenat

1887 - 1976

Informations générales
  • Né le 8 août 1887 à La châtre (Indre - France)
  • Décédé le 18 septembre 1976 à La châtre (Indre - France)

Mandats à l'Assemblée nationale ou à la Chambre des députés

Régime politique
Quatrième République - Assemblée nationale
Législature
IIe législature
Mandat
Du 17 juin 1951 au 1er décembre 1955
Département
Indre
Groupe
Républicain radical et radical-socialiste

Biographies

Biographie extraite du dictionnaire des parlementaires français de 1940 à 1958 (La documentation française)



Né le 8 août 1887 à La Châtre (Indre)
Décédé le 18 septembre 1976 à La Châtre (Indre)

Député de l'Indre de 1951 à 1955

Issu d'une famille d'ouvriers, originaire du Berry, André Chabenat est né le 8 août 1887 à La Châtre où il dirige une entreprise artisanale de fabrication de literie. Réformé au cours de son service militaire, il est versé en 1916 dans le service auxiliaire et affecté dans l'aviation de 1917 à 1919. A cette date, il est élu Conseiller municipal de La Châtre. Adjoint au maire depuis 1934, il devient maire en 1939 puis Conseiller général de La Châtre en 1945 et conserve la confiance de ses administrés lors des renouvellements de ces deux mandats.

Aux élections législatives du 17 juin 1951, André Chabenat figure en troisième position sur la liste radicale-socialiste conduite dans l'Indre par Edouard Ramonet, député-maire de Châteauroux. Avec 25,7 % des voix, les radicaux sont distancés par le Parti communiste (33,7 %) mais obtiennent trois élus du fait du succès de l'apparentement, allant de la S.F.I.O. aux indépendants. Dépassant la majorité absolue cette coalition se répartit l'ensemble des sièges à pourvoir, le quatrième revenant à la S.F.I.O.

Inscrit au groupe parlementaire républicain radical et radical-socialiste, André Chabenat est membre de la Commission de la production industrielle (1951-1955), dont il devient secrétaire le 19 janvier 1955, et de la Commission de la reconstruction et des dommages de guerre (1954-1955). Durant la législature, il ne dépose aucun texte et se tient éloigné de la tribune. Il vote contre les lois Marie et Barangé favorables à l'enseignement privé (21 septembre 1951), pour la ratification du traité instituant la C.E.C.A. (Communauté européenne du charbon et de l'acier -13 décembre).

Il vote l'investiture de Joseph Laniel (26 juin 1953), se prononce pour un cessez le feu en Indochine (9 mars 1954) mais soutient le gouvernement après Diên-Biên-Phû (13 mai) et s'abstient volontairement lors de la chute du cabinet (12 juin). Favorable à l'investiture de Pierre Mendès-France (17 juin), il approuve les accords de Genève qui mettent fin aux hostilités en Indochine (23 juillet). Il vote contre la question préalable ayant pour objet de faire décider qu'il n'y a pas lieu de discuter le projet de ratification de la C.E.D. (Communauté européenne de défense -30 août), puis il ratifie les accords de Londres qui mettent un terme à l'occupation de l'Allemagne (12 octobre) ainsi que ceux de Paris qui autorisent le réarmement de la R.F.A. et son entrée dans l'O.T.A.N. (29 décembre). Le 4 février 1955, il approuve le gouvernement sur l'Afrique du Nord (chute du cabinet) puis soutient le gouvernement Edgar Faure jusqu'à sa chute sur le mode de scrutin et la date des élections (29 novembre 1955).

Lors des élections anticipées du 2 janvier 1956, il sollicite sans succès le renouvellement de son mandat ; 30 536 voix sur 127 787 suffrages exprimés, se portent sur son nom. Le Parti radical-socialiste, qui le présentait en troisième position, ne retrouve que deux élus, avec 24,2 % des voix, le Parti communiste (32,5 %) obtenant les deux autres sièges à pourvoir.



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