Anne, Henri Cabot de Dampmartin

1755 - 1825

Informations générales
  • Né le 30 juin 1755 à Uzès (Gard - France)
  • Décédé le 12 juillet 1825 à Paris (Paris - France)

Mandats à l'Assemblée nationale ou à la Chambre des députés

Régime politique
Consulat et Premier Empire
Législature
Corps législatif
Mandat
Du 6 janvier 1813 au 4 juin 1814
Département
Gard
Régime politique
Première Restauration
Législature
Chambre des députés des départements
Mandat
Du 4 juin 1814 au 20 mars 1815
Département
Gard

Biographies

Biographie extraite du dictionnaire des parlementaires français de 1789 à 1889 (Adolphe Robert et Gaston Cougny)

Député au Corps législatif de 1813 à 1815, né à Uzès (Gard) le 30 juin 1755, mort à Paris le 12 juillet 1825, il était fils du gouverneur d'Uzès. Destiné par sa famille aux fonctions ecclésiastiques, il entra, à 15 ans, au séminaire de Paris ; mais il en sortit pour entrer dans l'armée, fut pourvu d'une sous-lieutenance dans le régiment de Limousin-infanterie, passa capitaine dans Royal-cavalerie, et publia des essais littéraires qui le firent admettre à l'Académie de Nîmes.

Il rédigea et adressa à l'Assemblée nationale, en 1789, les doléances des officiers de la garnison de Strasbourg.

Nommé (juillet 1791) lieutenant-colonel du régiment de Lorraine-dragons, il accompagna le général Choisy dans l'expédition d'Avignon contre Jourdan « Coupe-têtes », engagea son régiment à protester contre la journée du 20 Juin, 1792, et, sur le refus des soldats, émigra à Trèves, s'enrôla dans la cavalerie de l'armée des princes, et, après le licenciement, gagna la Belgique, puis la Hollande, où il vécut en donnant des leçons de français ; il y publia un Précis de littérature à l'usage des dames (1795), et passa de là à Berlin, où il rédigea la Gazette française, et où Frédéric-Guillaume Il le nomma précepteur des fils qu'il avait eut de la comtesse de Lichtenau.

Tombé en disgrâce à la mort du roi en raison de ses relations avec la comtesse, il rentra en France après le 18 brumaire, et se retira à Uzès, où il travailla à La France sous ses rois, essai historique sur les causes qui ont préparé et consommé la chute des trois premières dynasties. La publication de cet ouvrage (1810) appela l'attention de l'Empereur, qui avait déjà nommé M. de Dampmartin conseiller de préfecture à Nîmes (12 mai 1807), et qui l'appela aux fonctions de censeur impérial (8 février 1811), puis de conseiller au Conseil des prises (1er avril suivant).

Le collège électoral du Gard l'ayant porté candidat au Corps législatif, le Sénat conservateur l'y fit entrer, le 6 janvier 1813, comme député du Gard. M. de Dampmartin adhéra à la déchéance de l'empereur (avril 1814), et prit quelquefois la parole au Corps législatif, pour demander la substitution du vote public au vote secret, la prohibition des fers étrangers, la restitution aux émigrés des biens invendus, le droit égal pour tous d'entrer dans les écoles militaires : « Les institutions de la patrie, dit-il, appartiennent à tous ceux qui ont le bonheur de naître sur le sol français ».

Le gouvernement royal le créa officier de la Légion d'honneur (5 août 1814), lui rendit sa place de censeur (24 octobre 1814), et lui donna le titre de vicomte (26 novembre suivant).

Il se tint à l'écart pendant les Cent-Jours, et, sous la Restauration, fut nommé bibliothécaire conservateur du dépôt de la guerre (20 avril 1816).

Il mourut d'une fluxion de poitrine.

On a de lui :
- Idées sur quelques sujets militaires (1785) ;
- Histoire de la révolte de Rome et de Carthage (1789) ;
- Le provincial à Paris (1790) ;
- Esquisse d'un plan d'éducation (1795) ;
- Quelques traits de la vie privée de Frédéric-Guillaume II, roi de Prusse (1811) ;
- Coup-d'œil sur les campagnes des émigrés (1816) ;
- Mémoires sur divers événements de la révolution et de l'émigration (1825), etc.

Date de mise à jour: mai 2013


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