Gabriel, Jean Chaigne

1859 - 1910

Informations générales
  • Né le 12 septembre 1859 à Les esseintes (Gironde - France)
  • Décédé le 9 juin 1910 à Paris (Paris - France)

Mandats à l'Assemblée nationale ou à la Chambre des députés

Régime politique
Troisième République - Chambre des députés
Législature
VIIIe législature
Mandat
Du 11 mai 1902 au 31 mai 1906
Département
Gironde
Groupe
Union démocratique
Régime politique
Troisième République - Chambre des députés
Législature
IXe législature
Mandat
Du 20 mai 1906 au 31 mai 1910
Département
Gironde
Groupe
Union démocratique

Biographies

Biographie extraite du dictionnaire des parlementaires français de 1889 à 1940 (Jean Jolly)

Né aux Esseintes (Gironde) le 22 septembre 1859, mort à Paris le 9 juin 1910.

Député de la Gironde de 1902 à 1910.

Fils d'un instituteur, Gabriel Chaigne ses études secondaires terminées passa sa licence de droit. Il fut d'abord avocat puis, abandonna le barreau en 1883, pour entrer dans la magistrature. Il débuta comme substitut à Saint-Jean-de-Maurienne. Nommé procureur de la République à Lourdes en 1887, il fut envoyé à Mont-de-Marsan en 1893 et enfin à Cahors en 1896. En 1902, il fonda à La Réole le Cercle Gambetta.

C'est cette année-là qu'il se présenta aux élections générales législatives des 27 avril et 11 mai. Il fut élu, au deuxième tour de scrutin, député de l'arrondissement de La Réole par 6.606 voix contre 5.556 à M. Laroze, son concurrent le plus favorisé, sur 14.180 votants. Inscrit au groupe de l'Union démocratique, il est membre de la Commission des patentes (1902) ; de la Commission des associations et congrégations (1902) ; de la Commission de la réforme judiciaire (1902). Très préoccupé par les problèmes vinicoles, il s'attache tout particulièrement à combattre les fraudes commerciales sur les vins, fraudes qui portent un grand préjudice au renom des crus bordelais. Il s'intéresse aussi à la modification de la loi du 18 juillet 1898 sur les warrants agricoles (1905) ; à la construction du magasin des tabacs à La Réole (1906).

Aux élections générales des 6 et 20 mai 1906, il retrouve son siège, au deuxième tour de scrutin, par 8.334 voix contre M. Martin, qui n'en obtient que 423, sur 11.169 votants. Membre de la Commission de l'agriculture (1906) ; de la Commission chargée d'examiner les documents saisis à la nonciature (1907); de la Commission du budget pour les exercices 1909 et 1910, il s'intéresse, comme sous la législature précédente, à la répression des fraudes sur les vins et aux conditions de culture des tabacs en France.

On peut citer ses avis sur :
- le projet de loi ayant pour objet d'étendre aux exploitations agricoles la législation sur les accidents du travail (1907) ;
- le projet de loi réglant les conditions provisoires d'exploitation, après rachat, du réseau de la Compagnie des chemins de fer de l'Ouest, ainsi que les mesures financières nécessitées par ce rachat (1908).

Il prend part à la discussion du projet de loi modifiant certains articles de loi sur la séparation des Eglises et de l'Etat (1908) et à la discussion de l'interpellation de M. Rouanet sur les mesures disciplinaires, décidées à la suite des grèves, contre les agents des postes et télégraphes (1909).

Aux élections générales du 24 avril 1910, il est battu par M. Borderie, avocat, conseiller général, qui recueille 7.333 voix alors qu'il n'en obtient lui-même que 6.776. Il se retire alors de la vie politique Mais cette retraite est de courte durée : il meurt prématurément à Paris cette même année, le 9 juin, à l'âge de 51 ans.


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