François Roger

1776 - 1842

Informations générales
  • Né le 17 avril 1776 à Langres (Haute-Marne - France)
  • Décédé le 1er mars 1842 à Paris (Paris - France)

Mandats à l'Assemblée nationale ou à la Chambre des députés

Régime politique
Consulat et Premier Empire
Législature
Corps législatif
Mandat
Du 18 février 1807 au 1er juillet 1812
Département
Haute-Marne
Régime politique
Seconde Restauration - Chambre des députés des départements
Législature
IIIe législature
Mandat
Du 25 février 1824 au 5 novembre 1827
Département
Haute-Marne
Groupe
Majorité ministérielle
Régime politique
Monarchie de Juillet - Chambre des députés
Législature
Ire législature
Mandat
Du 20 juillet 1830 au 5 août 1830
Département
Corse
Groupe
Majorité ministérielle

Biographies

Biographie extraite du dictionnaire des parlementaires français de 1789 à 1889 (Adolphe Robert et Gaston Cougny)

Député au Corps législatif, de 1824 à 1827 et en 1830, né à Langres (Haute-Marne) le 17 avril 1776, mort à Paris le 1er mars 1842, « fils de monsieur Didier Roger, receveur des décimes du diocèse de Langres, et de demoiselle Marie Joly », il commença ses études au collège de sa ville natale et les termina à Paris.

De retour à Langres, il se compromit en composant des chansons contre-révolutionnaires, fut emprisonné avec sa famille sous la Terreur, et remis en liberté, après 17 mois de détention, il revint étudier le droit à Paris, sous la direction de son oncle, Joly, ex-avocat au parlement. Mais il délaissa bientôt la procédure pour s'adonner à la littérature, fut attaché au ministère de l'Intérieur, et fut destitué, le 22 juin 1798, pour avoir lu en séance publique à l'Athénée une traduction en vers d'un fragment des Annales de Tacite, qui s'appliquait trop directement aux événements du jour.

Réintégré dans ses fonctions l'année suivante par la protection de Maret, il fut successivement secrétaire de François de Nantes, chef de la correspondance et du contentieux à l'administration générale des droits réunis, conseiller général de la Haute-Marne, et fut choisi, le 18 février 1807, par le Sénat conservateur, comme député de son département au Corps législatif.

Il fit partie du comité de l'instruction publique, devint, le 22 novembre 1809, par la protection de Fontanes, inspecteur général comptable de l'université, et fut créé chevalier de l'empire le 13 décembre 1810. Il fut un des plus empressés à applaudir au retour des Bourbons, et fut nommé inspecteur général des études le 21 février 1815.

Destitué aux Cent-Jours, pour de violents articles contre Napoléon publiés dans le Journal général, il dut se cacher.

Rétabli dans ses anciennes fonctions au retour de Gand, il fut appelé aux fonctions de secrétaire général des postes le 12 septembre 1815, et entra à l'Académie française par ordonnance royale du 28 août 1817, en remplacement de Suard.

En 1832 Louis XVIII lui octroya des lettres de noblesse.

Elu, le 25 février 1824, député du 2e arrondissement électoral de la Haute-Marne (Langres), par 193 voix (259 votants, 293 inscrits), contre 56 à M. de Vandeul, il vota avec la majorité ministérielle, et échoua, au renouvellement du 27 novembre 1827, avec 95 voix, contre 102 à l'élu, M. de Vandeul, et aux élections générales du 23 juin 1830, avec 109 voix contre 146 à M. de Vandeul, député sortant réélu.

Il rentra à la Chambre, le 20 juillet 1830, élu par le grand collège de la Corse, avec 20 voix (37 votants).

Après les journées de Juillet, M. Roger fut destitué de ses fonctions de secrétaire général des postes et vit en outre son élection invalidée. Il fut remplacé, le 17 novembre suivant, par M. Abbatucci. Il se retira alors de la vie politique et se consacra à ses occupations littéraires.

On a de lui :
- l'Epreuve délicate (1798) ;
- La Dupe de soi-même, comédie en 3 actes et en vers (1799) ;
- l'Avocat (1806) ;
- Vie politique et militaire du prince Henri de Prusse, frère de Frédéric II (1809) ;
- La Revanche, comédie en 3 actes en prose (1809) ;
- Le Billet de loterie, opéra comique (1811) ;
- Cours de poésie sacrée, traduit de Lowth (1812) ;
- L'amant et le Mari, opéra comique (1820).

Il a en outre collaboré à la Biographie universelle. M. Ch. Nodier a publié en 1834 les Œuvres diverses de Roger.


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