François, Victor, Jean de Lespérut

1772 - 1848

Informations générales
  • Né le 29 février 1772 à Laval (Mayenne - France)
  • Décédé le 12 janvier 1848 à Paris (Paris - France)

Mandats à l'Assemblée nationale ou à la Chambre des députés

Régime politique
Consulat et Premier Empire
Législature
Corps législatif
Mandat
Du 17 avril 1803 au 1er juillet 1808
Département
Mayenne
Régime politique
Cent-Jours
Législature
Chambre des représentants
Mandat
Du 10 mai 1815 au 13 juillet 1815
Département
Haute-Marne

Biographies

Biographie extraite du dictionnaire des parlementaires français de 1789 à 1889 (Adolphe Robert et Gaston Cougny)

Député au Corps législatif en l'an X, représentant à la Chambre des Cent-jours, né à Laval (Mayenne) le 1er mars 1772 « du légitime mariage de Pierre Lesperut, ambulant du tarif et de Demoiselle Elisabeth Perrier », mort à Paris le 12 janvier 1848, il se montra un adversaire déclaré de la Révolution: il collabora au Messager du soir, journal réactionnaire, et subit quelques années d'emprisonnement.

Rallié au 18 brumaire, il devint peu après secrétaire de Berthier, alors ministre de la Guerre. Il suivit ce général en Italie, pendant la campagne de Marengo, puis en Espagne, où le premier Consul l'envoya dans le but de négocier l'acquisition de la Louisiane et de la flotte espagnole. De retour en France, Lespérut reprit ses fonctions au ministère de la Guerre.

Il fut élu député de la Mayenne au Corps législatif par le Sénat conservateur, le 27 germinal an X. Membre de la Légion d'honneur (2 messidor an XII), il fut appelé aux fonctions d'administrateur des principautés de Lucques et de Piombino, puis à celles de gouverneur de Neuchâtel. En 1810, il fit partie de l'ambassade qui alla demander à l'empereur d'Autriche la main de l'archiduchesse Marie-Louise, et, l'année suivante, fut créé baron de l'empire (25 mai 1811).

En 1814, lors de l'invasion, étant maire d'Eurville, il fit sauter un pont sur la Marne, pont qui était sa propriété, pour retarder la marche des alliés sur Paris. Arrêté, brutalisé, condamné à mort comme non belligérant, il vit sa peine commuée par l'empereur de Russie en un exil en Suisse, où les Neuchatelois lui firent bon accueil, en souvenir de ses anciennes fonctions, et cherchèrent à s'interposer en sa faveur auprès des souverains alliés.

Rentré en France à la paix, il fut élu, le 10 mai 1815, représentant à la Chambre des Cent-jours, par le collège de département de la Haute-Marne, avec 61 voix (109 votants). Sous la seconde Restauration, M. Lespérut devint conseiller général de la Haute-Marne.

Date de mise à jour: décembre 2014


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