Alexandre, François, Joseph Martin de Gray

1773 - 1864

Informations générales
  • Né le 25 avril 1773 à Besançon (Doubs - France)
  • Décédé le 8 février 1864 à Gray (Haute-Saône - France)

Mandats à l'Assemblée nationale ou à la Chambre des députés

Régime politique
Consulat et Premier Empire
Législature
Corps législatif
Mandat
Du 18 février 1807 au 1er juillet 1812
Département
Haute-Saône
Groupe
Indépendants
Régime politique
Seconde Restauration - Chambre des députés des départements
Législature
IIe législature
Mandat
Du 4 octobre 1816 au 16 mai 1818
Département
Haute-Saône
Groupe
Minorité libérale
Régime politique
Seconde Restauration - Chambre des députés des départements
Législature
IIe législature
Mandat
Du 20 octobre 1818 au 20 novembre 1821
Département
Haute-Saône
Groupe
Minorité libérale

Biographies

Biographie extraite du dictionnaire des parlementaires français de 1789 à 1889 (Adolphe Robert et Gaston Cougny)

Député en 1807 et de 1816 à 1821, né à Besançon (Doubs) le 25 avril 1773, mort à Gray (Haute-Saône) le 8 février 1864, « fils du sieur François Martin, avocat au parlement, et de madame Anne-Josèphe Péreliet de Montrutier », étudia le droit, se fixa comme avocat à Gray, et ne tarda pas à acquérir une certaine influence.

Maire de la ville en 1805, il fut porté comme candidat au Corps législatif par le collège électoral de la Haute-Saône, et nommé par le Sénat conservateur député de ce département, le 18 février 1807. Il conserva dans cette assemblée une réelle indépendance et ne cessa de réclamer pour elle plus d'initiative et de liberté.

En 1815, il fut renommé maire de Gray et sut en imposer aux alliés par sa fermeté. Après la dissolution de la Chambre introuvable, il fut élu député du collège de département de la Haute-Saône, le 4 octobre 1816, par 95 voix (183 votants, 252 inscrits). Il siégea dans la minorité libérale, soutint la loi électorale et la loi sur le recrutement. et demanda la suppression des cours prévôtales et des lois restrictives de la liberté individuelle.

Réélu, le 20 octobre 1818, par 307 voix (425 votants, 571 inscrits), il fit de l'opposition au ministère Decazes, et l'accentua sous le second ministère du duc de Richelieu. Bien que malade et menacé de perdre la vue, il monta plusieurs fois à la tribune pour défendre la liberté individuelle. et la liberté de la presse et pour combattre la loi du double vote. Il reprocha au gouvernement des Bourbons de ressusciter le despotisme de Bonaparte et de tromper la nation en faussant la Charte.

Découragé et presque aveugle, il démissionna le 20 novembre 1821, et vécut dès lors dans la plus profonde retraite.

Date de mise à jour : juin 2015


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