Claude, Louis, Gabriel, Donatien de Sesmaisons

1781 - 1842

Informations générales
  • Né le 23 décembre 1781 à Escoublac (Loire-Inférieure - France)
  • Décédé le 29 avril 1842 à Paris (Paris - France)

Mandats à l'Assemblée nationale ou à la Chambre des députés

Régime politique
Seconde Restauration - Chambre des députés des départements
Législature
IVe législature
Mandat
Du 24 novembre 1827 au 16 mai 1830
Département
Loire-Inférieure
Groupe
Majorité ministérielle

Biographies

Biographie extraite du dictionnaire des parlementaires français de 1789 à 1889 (Adolphe Robert et Gaston Cougny)

Député de 1827 à 1830 et pair de France, né à Saint-Pierre d'Escoublac (Loire-inférieure) le 23 décembre 1781, mort à Paris le 29 avril 1842, « fils de haut et puissant seigneur Claude François Jean Baptiste de Sesmaisons, comte de Sesmaisons, mestre de camp en second du régiment de cavalerie de sa majesté, seigneur d'Escoublac, de l'Esnerac, Frénecart, Villesavari, Saint-André, Ustet et autres lieux, et de haute et puissante dame Renée-Modeste de Goyon de Vauduran », et cousin de Louis Humbert de Sesmaisons qui avaité été élu en 1815, il émigra avec sa famille à la Révolution, et prit du service dans l'armée anglaise.

Rentré en France sous l'Empire et appelé au commandement de la garde nationale de Maine-et-Loire, il salua avec joie le retour des Bourbons qui le nommèrent colonel-chef d'état-major de la 1re division d'infanterie de la garde royale.

En mars 1816, il fut rapporteur du conseil de guerre chargé de juger l'amiral Linois et l'adjudant commandant Boyer, et, en cette qualité, laissa à la discrétion du conseil le choix des peines à appliquer aux accusés. Il fit, comme maréchal de camp dans le corps de Lauriston, la campagne d'Espagne, et fut promu grand d'Espagne par le roi Ferdinand. Il devint ensuite gentilhomme de la chambre de Charles X et commandeur de la Légion d'honneur.

Elu, le 24 novembre 1827, député du grand collège de la Loire-inférieure, par 138 voix (230 votants, 274 inscrits), il prit place dans la majorité, tout en protestant contre la qualification de partisan de M. de Villèle que lui appliqua le Journal des Débats. Bien qu'il se fût abstenu sur l'Adresse des 221, il se montra favorable au gouvernement de Louis-Philippe.

Admis, le 6 septembre 1830, à siéger à la Chambre des pairs, à titre héréditaire, en remplacement de son beau-père, le chevalier Dambray décédé, par application d'une ordonnance royale du 23 décembre 1823, il prit place parmi les conservateurs et défendit jusqu'à sa mort les principes monarchiques.


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