Joseph de Lagrange

1763 - 1836

Informations générales
  • Né le 10 janvier 1763 à Saint-pesserre (Gers - France)
  • Décédé le 16 janvier 1836 à Paris (Paris - France)

Mandats à l'Assemblée nationale ou à la Chambre des députés

Régime politique
Seconde Restauration - Chambre des députés des départements
Législature
IIe législature
Mandat
Du 20 septembre 1817 au 1er mai 1822
Département
Gers
Groupe
Majorité ministérielle

Biographies

Biographie extraite du dictionnaire des parlementaires français de 1789 à 1889 (Adolphe Robert et Gaston Cougny)

Député de 1817 à 1822 et pair de France, né à Saint-Pesserre (Gers) le 10 janvier 1763, mort à Paris le 16 janvier 1836, « fils d'Arnaud Lagrange, bourgeois, et de demoiselle Marianne Barciet, mariés, » il entra, en 1794, comme capitaine, aux volontaires du Gers, il fit les campagnes de 1796 et 1797 en Italie, en Carinthie et en Tyrol, devint général de brigade, et fut choisi par Bonaparte pour faire partie de l'expédition d'Egypte. Il entra au Caire à la tête de l'avant-garde, assista au siège d'El Harisch et se distingua à Héliopolis.

De retour en France, il fut nommé inspecteur de gendarmerie, général de division, puis commandant de la 14e division militaire (23 septembre 1800). En 1805, il reçut le commandement de l'expédition dirigée contre les colonies anglaises des Antilles, débarqua à la Dominique, fit la garnison prisonnière, s'empara de l'artillerie et du matériel, des navires au port, et détruisit les fortifications et les magasins. Commandant d'une division en Hollande en 1806, il fit campagne, sous les ordres de Mortier, contre les troupes de l'électeur de Hesse-Cassel, et devint ensuite gouverneur de cet électorat. Membre de la commission chargée d'organiser le royaume de Westphalie, il devint chef d'état-major et ministre de la Guerre du roi Jérôme. Envoyé en Espagne en 1808, il se signala à Tudela sous les ordres de Lannes et fit subir de grosses pertes à Castanos. Commandant des troupes badoises en 1809, créé comte de l'Empire le 26 avril 1810, attaché en 1812 au 9e corps sous les ordres du maréchal Victor, il opéra contre Hœrtel, dans les marais de Bobinsk, passa en 1813 dans le corps de Marmont, se battit à Dresde et à Leipzig, et, en 1814, fut blessé à Champaubert.

Il se retira à Gisors, à la première Restauration, ne prit aucune part aux événements des Cent-Jours, présida le collège électoral du Gers en 1817, et fut élu, le 20 septembre, député du collège de département du Gers, par 513 voix (797 votants, 1 245 inscrits). Il siégea dans la majorité royaliste, fut nommé inspecteur général de la gendarmerie en 1818, et grand-croix de la Légion d'honneur le 1er mai 1821.

Il était en disponibilité à la révolution de 1830. Le gouvernement de Louis-Philippe l'appela à la pairie le 19 novembre 1831, et l'admit à la retraite, comme lieutenant général, le 11 juin 1832.

Il siégea jusqu'à sa mort à la Chambre haute dans la majorité ministérielle.

Date de mise à jour: mai 2015

Retour haut de page