Louis Guillaume Ternaux

1763 - 1833

Informations générales
  • Né le 7 octobre 1763 à Sedan (Ardennes - France)
  • Décédé le 2 avril 1833 à Saint-ouen (Seine-St-Denis - France)

Mandats à l'Assemblée nationale ou à la Chambre des députés

Régime politique
Seconde Restauration - Chambre des députés des départements
Législature
IIe législature
Mandat
Du 21 octobre 1818 au 1er mai 1822
Département
Seine
Groupe
Opposition libérale
Régime politique
Seconde Restauration - Chambre des députés des départements
Législature
IIe législature
Mandat
Du 17 mai 1822 au 24 décembre 1823
Département
Seine
Groupe
Opposition libérale
Régime politique
Seconde Restauration - Chambre des députés des départements
Législature
IVe législature
Mandat
Du 17 novembre 1827 au 16 mai 1830
Département
Haute-Vienne
Groupe
Opposition libérale
Régime politique
Monarchie de Juillet - Chambre des députés
Législature
Ire législature
Mandat
Du 23 juin 1830 au 31 mai 1831
Département
Haute-Vienne
Groupe
Opposition libérale

Biographies

Biographie extraite du dictionnaire des parlementaires français de 1789 à 1889 (Adolphe Robert et Gaston Cougny)

Député de 1818 à 1824 et de 1827 à 1831, né à Sedan (Ardennes) le 7 octobre 1763, mort à Saint-Ouen (Seine) le 2 avril 1833, « fils de Charles-Louis Ternaux, marchand manufacturier de draps, et de Marie-Marguerite Malot », il eut, à seize ans, la direction de la fabrique de draps que son père avait fondée, et dont il sut augmenter rapidement l'importance.

D'abord partisan de la révolution, il protesta néanmoins, au point de vue commercial, contre les assignats, par sa brochure: Vœu d'un patriote (1790), fut élu peu après membre de l'administration municipale de Sedan, et, compromis, après le 10 août, dans le mouvement royaliste dont La Fayette avait pris l'initiative, dut émigrer. Il alla en Allemagne puis en Angleterre, où il étudia avec beaucoup de soin les divers procédés de fabrication des étoffes.

Rentré en France sous le Directoire, il devint membre de la chambre de commerce et du conseil général des manufactures, fonda de nouvelles fabriques dans les Ardennes, le Maine, l'Eure, et fut décoré de la main même de l'empereur, le 4 juin 1810. Il s'était cependant montré hostile à l'établissement du consulat à vie et de l'empire.

En 1814, il adhéra au rétablissement des Bourbons, dont le retour lui paraissait devoir assurer la paix. Il les suivit à Gand, pendant les Cent-Jours, et, après Waterloo, entra au conseil général de la Seine, où il resta jusqu'en 1822. Il y fit partie de plusieurs commissions, notamment de celle des subsistances, et publia à ce propos en 1816, lors de la disette, un Mémoire remarquable sur l'approvisionnement de Paris.

Président du collège électoral de l'Eure, il fut élu, le 21 octobre 1818, député du grand collège de la Seine, par 1,396 voix (2,227 votants) : il ne l'avait emporté sur Benjamin Constant que grâce à l'appui énergique que lui prêta le ministère. Ce concours n'aliéna pas son indépendance, et il vota contre les lois d'exception et contre le nouveau système électoral. Une ordonnance royale du 17 novembre 1819 lui avait conféré le titre de baron.

Réélu député, le 17 mai 1822, par 1,442 voix (2,320 votants), il acheva d'indisposer le gouvernement en refusant d'approuver la guerre d'Espagne. Aussi ne fut-il pas réélu député en 1824.

Il chercha à acclimater en France des moutons et des chèvres qu'il avait fait venir à grands frais du Thibet, pour la fabrication des châles; il creusa aussi des silos pour la conservation des grains et inventa le terouen, produit alimentaire composée de gruau, de pomme de terre, de bouillon d'os, de gélatine et de jus de carottes, qui n'eut qu'un médiocre succès. Ces diverses recherches lui méritèrent un grand nombre de récompenses aux expositions.

Réélu député, dans le 1er arrondissement électoral de la Haute-Vienne (Saint-Junien), le 17 novembre 1827, par 140 voix (252 votants, 291 inscrits), contre 79 à M. Génébrias de Gouttepagnon, et, le 23 juin 1830, par 166 voix (258 votants, 306 inscrits), contre 90 à M. de Montbron, il prit d'abord place au centre, puis se rapprocha de l'opposition libérale, vota l'Adresse des 221, et prit une part assez active à la révolution de juillet.

Il ne se représenta pas aux élections générales de 1831, ses affaires commerciales étant alors quelque peu compromises. Il put cependant solder tous ses créanciers avant sa mort survenue en 1833. On ouvrit en faveur de ses petites-filles une souscription publique qui ne réunit qu'une somme insignifiante.

On a de M. Ternaux : Mémoire sur la conservation des grains dans les silos (1824); Essais sur la fabrication de la polenta et du terouen (1825); Notice sur l'amélioration des troupeaux de moutons en France.

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