Jean, Isidore Harispe

1768 - 1855

Informations générales
  • Né le 7 décembre 1768 à Saint-etienne-de-baïgorry (Basses-Pyrénées - France)
  • Décédé le 26 mai 1855 à Lacarre (Pyrénées-Atlantiques - France)

Mandats à l'Assemblée nationale ou à la Chambre des députés

Régime politique
Monarchie de Juillet - Chambre des députés
Législature
IIe législature
Mandat
Du 5 juillet 1831 au 25 mai 1834
Département
Basses-Pyrénées
Régime politique
Monarchie de Juillet - Chambre des députés
Législature
IIIe législature
Mandat
Du 21 juin 1834 au 14 décembre 1835
Département
Basses-Pyrénées

Mandats au Sénat ou à la Chambre des pairs

Sénateur
du 26 janvier 1852 au 26 mai 1855

Biographies

Biographie extraite du dictionnaire des parlementaires français de 1789 à 1889 (Adolphe Robert et Gaston Cougny)

Député de 1831 à 1835, pair de France, sénateur du second Empire, né à Saint-Etienne de Baigorry (Basses-Pyrénées) le 7 décembre 1768, mort à Lacarre (Basses-Pyrénées) le 26 mai 1855, « fils de Jean Harispe et de Marie Harismendi, sieurs d'Eliçabehere de Saint-Etienne », il s'engagea comme volontaire en 1792, fut nommé capitaine au bataillon des chasseurs basques (8 mars 1793), prit part à l'affaire des Aldudes, au combat de Baigorry, et, après l'attaque du camp d'Espégny (15 décembre 1793), où il fut blessé, devint chef de bataillon aux chasseurs cantabres; il assista en cette qualité à la prise de Fontarabie, de Saint-Sébastien et de Bilbao, et à l'affaire de Vittoria. Il enleva les redoutes de Berdaritz (3 juin 1794), ce qui lui valut d'être fait chef de brigade.

Après avoir tenu quelque temps garnison à Bordeaux, il prit part à l'expédition des Grisons, et fut envoyé a l'armée d'Italie sous les ordres de Brune et de Moncey, puis à celle de l'Océan avec Augereau.

Colonel de la 16e demi-brigade d'infanterie légère, membre de la Légion d'honneur (19 frimaire an XII), puis officier de l'ordre (25 vendémiaire), il fit les campagnes de 1805 et de 1806, fut grièvement blessé et passa même pour mort à lena. Nommé général de brigade le 29 janvier 1807, il fut de nouveau blessé à Friedland, sous les yeux du maréchal Lannes.

Envoyé en 1808 à l'armée d'Espagne, commandeur de la Légion d'honneur et baron de l'Empire (20 octobre), chef d'état-major du maréchal Moncey, il assista à la bataille de Tudela et au siège de Saragosse. De 1809 à 1813, il fit partie du 3e corps sous le maréchal Suchet, se signala à Abanitz, aux sièges de Lérida et de Tarragone, et, général de division le 12 octobre 1810, fit mettre bas les armes à une division d'O'Donnel. Grand-officier de la Légion d'honneur (30 juin 1811), comte de l'Empire (3 janvier 1813), il se distingua à Yécla (13 avril 1813), au col d'Ordal (12 et 13 septembre suivant), battit les Anglo-Portugais a Saint-Jean-Pied-de-Port et à Baigorry, et prit part aux combats d'Orthez (27 février 1814), de Tarbes (20 mars), et à la bataille de Toulouse (10 avril), où il fut blessé et fait prisonnier.

La Restauration le nomma commandant de la 15e division militaire et chevalier de Saint-Louis (27 juin 1814). Aux Cent-Jours, il fut placé à la tête de la 1re division de l'armée des Basses-Pyrénées et reçut la mission de surveiller et de soutenir les Espagnols.

La seconde Restauration ne lui confia aucun commandement et le mit à la retraite, le 16 février 1825, comme lieutenant-général. Il vécut fort retiré jusqu'à la révolution de juillet.

Le 5 juillet 1831, il fut élu député par le 3e collège des Basses-Pyrénées (Mauléon) avec 115 voix (122 votants, 151 inscrits), et fut réélu, le 21 juin 1834, par 91 voix (98 votants, 150 inscrits). Grand-croix de la Légion d'honneur (9 mai 1833), il fut nommé pair de France le 15 décembre 1835, et commanda la 20e division militaire (Bayonne) de 1840 à 1849.

Le prince-président l'éleva, le 11 décembre 1851, à la dignité de maréchal de France, et il entra de droit au Sénat du second Empire le 26 janvier 1852.

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