Antoine, Isaac Silvestre de Sacy

1758 - 1838

Informations générales
  • Né le 22 septembre 1758 à Paris (Seine - France)
  • Décédé le 21 février 1838 à Paris (Paris - France)

Mandats à l'Assemblée nationale ou à la Chambre des députés

Régime politique
Consulat et Premier Empire
Législature
Corps législatif
Mandat
Du 3 octobre 1808 au 4 juin 1814
Département
Seine
Régime politique
Première Restauration
Législature
Chambre des députés des départements
Mandat
Du 4 juin 1814 au 20 mars 1815
Département
Seine

Biographies

Biographie extraite du dictionnaire des parlementaires français de 1789 à 1889 (Adolphe Robert et Gaston Cougny)

Député au Corps législatif en 1808, et pair de France, né à Paris le 22 septembre 1758, mort à Paris le 21 février 1838, second des trois fils de « maître Abraham-Jacques Silvestre, avocat au parlement, notaire au Châtelet, et de Marie-Marguerite Judde », il étudia de bonne heure, auprès de dom Berthereau, abbé de Saint-Germain-des-Prés, les langues orientales, qu'il apprit avec une surprenante facilité.

Il fit aussi son droit et devint, en 1781, conseiller à la cour des monnaies, fonctions qu'il échangea en 1791 contre celles de commissaire à la fabrication des monnaies. Membre associé de l'Académie des Inscriptions depuis 1785, il devint membre titulaire en 1792, donna sa démission de fonctionnaire, et se retira dans la Brie, où il passa sans encombre le temps de la Terreur, s'occupant de traductions et de travaux philologiques. A la création de l'Institut, il fut appelé dans la classe de langues et littératures anciennes, fut chargé du cours d'arabe à l'Ecole des langues orientales (1795), et collabora au Journal des Savants.

Membre de la Légion d'honneur le 26 frimaire an XII, il fut nommé, le 4 avril 1806, professeur de persan au Collège de France. Elu, le 18 février 1808, par le Sénat conservateur, député de la Seine au Corps législatif, créé chevalier de l'Empire le 3 mai 1809, et baron le 12 août 1813, il vota la déchéance de l'empereur en 1814.

La Restauration le nomma censeur royal, et, en 1815, après les Cent-Jours, pendant lesquels il se tint à l'écart, recteur de l'Académie de Paris; il entra, en 1817, au conseil royal de l'Instruction publique. Ces nombreux emplois ne l'empêchèrent pas de professer au Collège de France et de poursuivre ses travaux scientifiques. En 1822, il fonda, avec A. de Rémusat, la Société asiatique (1822).

Rallié au gouvernement de Louis Philippe, il succéda, en 1831, à Abel de Rémusat, comme conservateur des manuscrits de la Bibliothèque royale, et fut nommé pair de France le 11 octobre 1832. Il siégea constamment dans la majorité conservatrice, mais ne prit qu'une part très secondaire aux débats ; il préférait les séances de l'Académie, où son influence sur les élections était considérable; il fut nommé, en 1833, secrétaire perpétuel de l'Académie des Inscriptions, puis grand officier de la Légion d'honneur.

« Le XVIIIe siècle, écrivait-il en 1835, a eu le plaisir de l'incrédulité, nous en avons la peine, nous en sentons le vide. En philosophie comme en politique, c'est le beau temps que celui où tout le monde est de l'opposition, oui, mais le réveil, le moment où l'on s'aperçoit que l'on a fait le vide en soi-même et autour de soi, et que, dans le temps que l'on croyait acquérir des idées nouvelles, on chassait tout bonnement des idées acquises ». Il mourut d'une attaque d'apoplexie, en sortant de la Chambre des pairs.

M. de Sacy a publié un grand nombre de travaux parmi lesquels on petit citer: Grammaire Arabe (Paris, 1810, 2 volumes) ; - Chrestomatie Arabe ; - Mémoires sur diverses antiquités de la Perse (1793) ; Principes de la grammaire générale mise à la portée des enfants (1799) ; Exposé de la religion des Druses (1838, 2 volumes); Mémoires sur l'état actuel des Samaritains (1812). - Il a aussi donné beaucoup de traductions de l'arabe et un grand nombre d'articles dans les Mémoires de l'Institut, le Journal des Savants, le Magasin encyclopédique, le Journal de la Société asiatique, etc. Enfin on lui doit une brochure politique : Où allons-nous et que voulons-nous ? ou la vérité à tous les partis (décembre 1827), dans laquelle M. de Sacy se montre partisan du gouvernement de Charles X.


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