Eugène, Balthazar, Crescent Bénard de Moussinières

1758 - 1833

Informations générales
  • Né le 6 janvier 1758 à Caudebec (Seine-Inférieure - France)
  • Décédé le 16 mai 1833 à La-haute-maison (Seine-et-Marne - France)

Mandats à l'Assemblée nationale ou à la Chambre des députés

Régime politique
Cent-Jours
Législature
Chambre des représentants
Mandat
Du 6 mai 1815 au 13 juillet 1815
Département
Seine

Biographies

Biographie extraite du dictionnaire des parlementaires français de 1789 à 1889 (Adolphe Robert et Gaston Cougny)

Représentant à la Chambre des Cent-Jours, né à Caudebec (Seine-Inférieure), le 6 janvier 1758 « du légitime mariage de Monsieur Henri Bénard directeur des aides à Caudebec et de Dame Marie Anne Huttin de Barre », mort à La-Haute-Maison (Seine-et-Marne), le 16 mai 1833, il fut avant la Révolution chef du contentieux de la comptabilité des armes du roi.

D'abord garde, puis capitaine de grenadiers dans la garde nationale de Paris en 1789, il fut blessé en 1791 en voulant soustraire le duc d'Aumont à la colère du peuple : le duc d'Aumont, commandant le bataillon de service auprès du roi le 5 juin, était accusé d'avoir favorisé la fuite de Louis XVI; on en voulait à sa vie, mais Bénard de Moussinières parvint à le conduire à l'Hôtel de Ville et à le mettre à l'abri du ressentiment public.

Elu plus tard (1er germinal an VI) président de l'administration municipale du 8e arrondissement de Paris, et assesseur du juge de paix du même arrondissement le 12 germinal suivant, il donna sa démission du premier de ces emplois le 22 ventôse an VII, pour s'occuper exclusivement de la statistique du département de la Seine en qualité de membre de la commission formée à cet effet par arrêté du Directoire du 24 nivôse précédent. Adjoint au maire du 8e arrondissement le 8 ventôse an VIII, membre du Conseil de commerce de la Seine le 30 fructidor an X, juge suppléant au tribunal de commerce le 8 vendémiaire an XII, il devint maire de son arrondissement et membre du 2e collège électoral le 25 nivôse an XII.

Chevalier de la Légion d'honneur (25 prairial de la même année), un arrêté du préfet de la Seine le nomma (an XIII) l'un des administrateurs des lycées de Paris. Appelé pour la seconde fois aux fonctions de maire le 18 mars 1808, il obtint, le 10 septembre suivant, des lettres patentes de chevalier de l'Empire.

Maire de son arrondissement le 25 mars 1813, il remplissait encore ces fonctions lorsque, le 2 août 1814 et le 18 janvier 1815, Louis XVIII lui accorda des lettres de noblesse et le promut officier de la Légion d'honneur.

Bénard de Moussinières accepta, le 6 mai 1815, le mandat de représentant à la Chambre des Cent-jours, que lui offrait le 3e arrondissement de Paris : le procès verbal de son élection le qualifie : « négociant et maire du 8e arrondissement.»
Ayant signé, à cette époque, l'adresse du corps municipal de Paris à Napoléon Ier, il devint suspect à la seconde Restauration, et une ordonnance royale du 12 septembre suivant pourvut à son remplacement.

Date de mise à jour: octobre 2014


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