Anne, Joseph, Eusèbe Baconnière de Salverte

1771 - 1839

Informations générales
  • Né le 18 juillet 1771 à Paris (Seine - France)
  • Décédé le 27 octobre 1839 à Paris (Paris - France)

Mandats à l'Assemblée nationale ou à la Chambre des députés

Régime politique
Seconde Restauration - Chambre des députés des départements
Législature
IVe législature
Mandat
Du 21 avril 1828 au 16 mai 1830
Département
Seine
Groupe
Gauche
Régime politique
Monarchie de Juillet - Chambre des députés
Législature
Ire législature
Mandat
Du 12 juillet 1830 au 31 mai 1831
Département
Seine
Groupe
Gauche
Régime politique
Monarchie de Juillet - Chambre des députés
Législature
IIe législature
Mandat
Du 5 juillet 1831 au 25 mai 1834
Département
Seine
Groupe
Gauche
Régime politique
Monarchie de Juillet - Chambre des députés
Législature
IIIe législature
Mandat
Du 27 décembre 1834 au 3 octobre 1837
Département
Seine
Groupe
Gauche
Régime politique
Monarchie de Juillet - Chambre des députés
Législature
IVe législature
Mandat
Du 4 novembre 1837 au 2 février 1839
Département
Seine
Groupe
Gauche
Régime politique
Monarchie de Juillet - Chambre des députés
Législature
Ve législature
Mandat
Du 2 mars 1839 au 27 octobre 1839
Département
Seine
Groupe
Gauche

Biographies

Biographie extraite du dictionnaire des parlementaires français de 1789 à 1889 (Adolphe Robert et Gaston Cougny)

Député de 1828 à 1839, né à Paris le 18 juillet 1771, mort à Paris le 27 octobre 1839, fils d'un administrateur du contrôle et des domaines et frère de Jean Marie Eustache Baconnière de Salverte qui avait siégé à la chambre des Cent-Jours, il fit ses études chez les Oratoriens de Juilly, et fut avocat au Châtelet.

A la suppression de cette juridiction, il entra (1792) dans les bureaux du ministère des Relations extérieures, en sortit à la suite de dénonciations dont il fut l'objet, et devint professeur d'algèbre à l'Ecole des ponts et chaussées. Compromis dans l'insurrection du 13 vendémiaire, il fut condamné à mort par contumace, vint purger sa contumace en 1796, et fut acquitté. Il occupa alors un emploi au cadastre, et se fit connaître par des brochures antireligieuses et politiques.

Deux ans après son mariage avec la veuve du comte de Fleurieu, il se retira à Genève (1814), où il resta cinq ans, et ne cessa de publier en faveur des idées libérales des brochures de circonstance contre le gouvernement de la Restauration.

Le 21 avril 1828, il fut élu député du 3e arrondissement de Paris par 1,162 voix sur 1,205 votants. Il prit place à gauche, demanda (1829) la mise en accusation des ministres pour concussion et trahison, parla contre les Jésuites, pour la suppression de la loterie, pour le refus de l'impôt en cas de violation de la Charte, et signa l'Adresse des 221.

Réélu, le 12 juillet 1830, par 1,237 voix sur 1,386 votants, contre 146 à M. Breton, il protesta contre les Ordonnances, demanda de prendre la déclaration de la Chambre de 1815 pour base de nos institutions politiques, réclama la mise en accusation des derniers ministres de Charles X, et réclama la liberté de l'imprimerie et de la librairie.

Ce fut le 5e arrondissement de Paris qui l'envoya à la Chambre, aux élections du 5 juillet 1831, par 646 voix sur 940 votants. Il signa le « compte rendu » de 1832, et parla en faveur du rappel des Bonaparte, et pour la mise en liberté de la duchesse de Berry ; le 9 avril 1832, il demanda si les droits de la succession du prince de Condé étaient acquittés. Le directeur de l'enregistrement, M. Calmon, répondit que non, bien que la succession fût ouverte depuis dix-huit mois, « le gouvernement, ajouta-t-il, accordant toujours des délais pour l'acquittement des droits de succession, lorsqu'il était constaté que les héritiers n'avaient pas les moyens de les acquitter. (Exclamations.) Oui, Messieurs, c'est ici le cas, car ces droits s'élèvent à plus de quatre millions, et il ne s'est trouvé dans la succession aucune valeur mobilière. Les liquidateurs de la succession ont cherché à contracter un emprunt sans y réussir; ils viennent de mettre en vente neuf mille arpents de bois et, avant peu de temps, les droits seront versés. »

Aux élections du 21 juin 1834, M. de Salverte échoua avec 387 voix contre 608 à M. Thiers, élu; mais, ce dernier ayant été nommé ministre, M. de Salverte regagna son siège le 27 décembre suivant, par 554 voix sur 1,022 votants et 1,183 inscrits, contre 465 à M. Davillier. Il continua de siéger dans l'opposition de gauche, et de harceler les ministres, dans la forme piquante et incisive qui lui était familière. Successivement réélu, le 4 novembre 1837, par 713 voix sur 1,139 votants et 1,287 inscrits, contre 415 à M. Parquin, et le 2 mars 1839, par 732 voix sur 968 votants, il mourut en octobre suivant, en refusant les secours religieux: son enterrement fut purement civil.

Membre libre de l'Académie des sciences morales depuis 1830. On a de lui de nombreuses brochures politiques, historiques, littéraires; il collabora en outre à un certain nombre de journaux, de revues et de recueils.


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