Pierre, Marie Taillepied de Bondy

1766 - 1847

Informations générales
  • Né le 7 octobre 1766 à Paris (Seine - France)
  • Décédé le 11 janvier 1847 à Paris (Paris - France)

Mandats à l'Assemblée nationale ou à la Chambre des députés

Régime politique
Cent-Jours
Législature
Chambre des représentants
Mandat
Du 13 mai 1815 au 13 juillet 1815
Département
Indre
Régime politique
Seconde Restauration - Chambre des députés des départements
Législature
IIe législature
Mandat
Du 4 octobre 1816 au 16 mai 1818
Département
Indre
Groupe
Gauche
Régime politique
Seconde Restauration - Chambre des députés des départements
Législature
IIe législature
Mandat
Du 20 octobre 1818 au 17 août 1822
Département
Indre
Groupe
Gauche
Régime politique
Seconde Restauration - Chambre des députés des départements
Législature
IIe législature
Mandat
Du 13 novembre 1822 au 24 décembre 1823
Département
Indre
Groupe
Gauche
Régime politique
Seconde Restauration - Chambre des députés des départements
Législature
IVe législature
Mandat
Du 17 novembre 1827 au 16 mai 1830
Département
Indre
Groupe
Gauche
Régime politique
Monarchie de Juillet - Chambre des députés
Législature
Ire législature
Mandat
Du 23 juin 1830 au 31 mai 1831
Département
Indre
Groupe
Gauche

Biographies

Biographie extraite du dictionnaire des parlementaires français de 1789 à 1889 (Adolphe Robert et Gaston Cougny)

Représentant à la Chambre des Cent-Jours, député de 1816 à 1823, de 1827 à 1831 et pair de France, né à Paris le 7 octobre 1766 « fils de Messire Jean Baptiste Adéodat Taillepied de Bondy, écuyer, conseiller du Roi, receveur général des finances d'Auch, et de Dame Marie Catherine de Foissy », mort à Paris, le 11 janvier 1847, d'une famille de financiers, il était en 1792, directeur de la fabrication des assignats; après le 10 août, il donna sa démission qui ne lui fut accordée qu'à grande peine, et se retira de la vie politique jusqu'à l'avènement de l'Empire.

Le prince Eugène, avec qui il s'était lié, le fit nommer chambellan de l'Empereur en 1805; il suivit Napoléon dans ses voyages, et, au retour de la campagne d'Autriche, fut nommé maître des requêtes et président du collège électoral de l'Indre (1809). Créé baron de l'Empire, le 19 novembre de la même année, et comte de l'Empire le 14 février 1810, il fut attaché à la personne des rois de Saxe et de Bavière, et fut du nombre des hauts dignitaires envoyés à Carlsruhe au-devant de la nouvelle impératrice Marie-Louise.

Nommé préfet de Lyon en août 1810, il s'y distingua par une administration aussi active que vigilante, créa le nouveau quartier de Perrache sur des marais comblés et assainis, prévint la disette de 1812, et donna un grand essor aux travaux publics et au commerce de cette grande cité. Lors de l'attaque de Lyon par les alliés en 1814, il organisa lui-même la défense, et ne sortit de la ville qu'avec le dernier régiment.

Après la chute de l'Empereur, les Lyonnais demandèrent instamment au comte d'Artois de laisser M. le comte de Bondy à la tête du département, ce qui leur fut accordé pour quelque temps. Mais le gouvernement de la Restauration ne l'y maintint pas longtemps, et le nomma, en compensation , commandeur de la Légion d'honneur (20 novembre 1814). Aux Cent-jours, Napoléon l'appela à la préfecture de la Seine, puis au Conseil d'Etat avec le titre de maître des requêtes.

Elu représentant à la Chambre des Cent-jours, le 13 mai 1815, par l'arrondissement du Blanc (Indre), il sut, comme préfet, maintenir l'ordre à Paris, recommanda, à l'approche des troupes alliées, le calme et la prudence, et fut un des trois commissaires chargés de négocier la convention du 3 juillet.

Une ordonnance royale du 12 juillet 1815 le nomma préfet de Moselle, fonctions qu'il exerça jusqu'au 11 août suivant. Il figura comme témoin à décharge dans le procès du maréchal Ney (décembre 1815).

Elu député de l'Indre, au collège de département, le 4 octobre 1816, par 79 voix sur 134 votants et 180 inscrits, il siégea à gauche parmi les défenseurs de la Charte et des libertés qu'elle garantissait, et fut successivement réélu, le 20 octobre 1818, par 210 voix sur 409 votants et 729 inscrits, et, le 13 novembre 1822, dans le 2e collège électoral de l'Indre (La Châtre) par 124 voix sur 232 votants et 351 inscrits, contre 101 voix données à M. Delacou, avocat à Eguzon.

Le 25 février 1824, il échoua dans le même collège, avec 89 voix contre 145 accordées à M. Bourdeau de Fontenay, élu; huit jours après, il échoua également au collège de département, avec 19 voix contre 98 données à M. de Montbel.

Mais le 17 novembre 1827, le 1er arrondissement électoral de l'Indre (Châteauroux) l'envoya à la Chambre par 178 voix sur 248 votants et 314 inscrits, contre 60 voix données à M. Louis Girard, maire de Châteauroux. Il vota l'adresse des 221 contre le ministère Polignac, et fut réélu, le 23 juin 1830, par 198 voix sur 265 votants et 318 inscrits, contre M. Louis Girard (60 voix).

Après l'établissement de la monarchie de Juillet, il remplaça Odilon Barrot à la préfecture de la Seine, où il sut faire apprécier ses qualités d'administrateur habile, et quitta ces fonctions pour entrer (19 novembre 1831) à la Chambre des pairs, où il siégea parmi les ministériels. Il devint par la suite chambellan de la reine Marie-Amélie, et intendant de la liste civile sous le ministère Montalivet. Il a été élevé à la dignité de Grand officier de la Légion d'honneur le 22 juin 1833.

Date de mise à jour: octobre 2014

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