Louis, Marie de Laferrière-Lévesque

1776 - 1834

Informations générales
  • Né le 9 avril 1776 à Redon (Ille-et-Vilaine - France)
  • Décédé le 21 novembre 1834 à Vallery (Yonne - France)

Mandats à l'Assemblée nationale ou à la Chambre des députés

Régime politique
Cent-Jours
Législature
Chambre des représentants
Mandat
Du 16 mai 1815 au 1er juin 1815
Département
Maine-et-Loire

Biographies

Biographie extraite du dictionnaire des parlementaires français de 1789 à 1889 (Adolphe Robert et Gaston Cougny)

Représentant, pair des Cent Jours et pair de France, né à Redon (Ille-et-Vilaine) le 9 avril 1776, mort au château de Vallery (Yonne) le 21 novembre 1834, « fils de noble homme François-Marie Lévesque, sieur de la Ferrière, négociant en cette ville, et de dame Françoise-Agathe Hervé, son épouse, » il fit ses études à Rennes et s'engagea ; à seize ans, il était lieutenant au 99e d'infanterie.

Il prit part aux campagnes de 1793 et 1794, dans les armées du Nord et de Sambre-et-Meuse, et assista, avec le grade de capitaine, au siège de Kaiserslautern et à la bataille de Fleurus. Aide-de-camp du général Monet en 1795, il fut envoyé à l'armée de l'Ouest, y resta assez longtemps, et devint chef d'escadron au 1er hussards, puis au 2e, à la tête duquel il se signala durant la campagne de 1835, notamment à Austerlitz. Major au 3e hussards en 1806, il chargea à Iéna, où il fut blessé. Colonel en 1807 au même régiment, il assista, dans le corps du maréchal Ney, à la bataille de Friedland.

Officier de la Légion d'honneur, créé baron de l'Empire avec une dotation en Westphalie le 2 juillet 1808, il fut envoyé à l'armée d'Espagne, se signala à Tudela (1809), fut blessé à l'affaire du col de Banos et, quelques jours plus tard, à Miranda-de-Corvo (1810). A peine remis, nommé général de brigade le 13 mai 1811, il reçut le commandement du corps de cavalerie attaché à l'armée qui opérait dans le sud de l'Espagne. Général-major des grenadiers à cheval de la garde impériale le 9 février 1813, il assista à la bataille de Dresde, fut encore une fois blessé à Leipzig, et écrasa les Bavarois à Hanau, succès qui ouvrit une retraite à l'armée.

Nommé, en récompense de ses éminents services, général de division, comte de l'Empire, chambellan de l'empereur et grand-officier de la Légion d'honneur, il prit part, durant la campagne de 1814, au combat de Bar-sur-Aube et à la bataille de Montmirail. A l'affaire de Craonne, il fut blessé à l'épaule et eut la jambe emportée par un boulet.

La première Restauration l'appela aux fonctions d'inspecteur général de cavalerie, le fit chevalier de Saint-Louis et commandant supérieur de l'Ecole de cavalerie de Saumur. Le 16 mai 1815, il fut élu représentant à la Chambre des Cent Jours par le collège de département de Maine-et-Loire, avec 62 voix (117 votants, 283 inscrits), et nommé pair, le 2 juin suivant. Il siégea à la chambre haute jusqu'à la seconde Restauration.

Admis à la retraite comme général de division en 1821, conseiller général du canton de Cheroy (Yonne), grand cordon de la Légion d'honneur (1er mai 1821), grand cordon de Saint-Louis (20 août 1823), il fut inscrit dans le testament de l'empereur Napoléon, à Sainte-Hélène, pour une somme de cent mille francs.

Nommé pair de France le 11 octobre 1832, il devint commandant général de la garde nationale et président de la commission de souscription en faveur des blessés du siège d'Anvers.


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