Louis Bouvier-Dumolart

1780 - 1855

Informations générales
  • Né le 16 octobre 1780 à Bouzonville (Moselle - France)
  • Décédé le 1er avril 1855 à Paris (Paris - France)

Mandats à l'Assemblée nationale ou à la Chambre des députés

Régime politique
Cent-Jours
Législature
Chambre des représentants
Mandat
Du 13 mai 1815 au 13 juillet 1815
Département
Moselle

Biographies

Biographie extraite du dictionnaire des parlementaires français de 1789 à 1889 (Adolphe Robert et Gaston Cougny)

Représentant à la Chambre des Cent-jours, né à Bouzonville (Moselle), le 16 octobre 1780, mort à Paris, le 1er avril 1855, il entra de bonne heure dans l'administration; il était, en l'an IX, chargé de la direction des bureaux du sous-préfet de Sarrebourg.

Remarqué par Napoléon, à son passage dans le département, il fut nommé, successivement auditeur au Conseil d'Etat (26 floréal an XIII), intendant de la Carinthie (1er nivôse an XIV), commissaire impérial près la République de Raguse (16 juin 1806), intendant de la Saxe (23 octobre 1806), intendant des principautés de Cobourg et de Schwartzbourg (12 janvier 1807), sous-préfet de Sarrebruck (25 août 1808), préfet du Finistère (12 janvier 1810) et préfet de Tarn-et-Garonne (12 mars 1813). L'empereur lui avait conféré la croix de la Légion d'honneur, le 30 juin 1811.

Lors des événements de 1814, M. Bouvier-Dumolart, alors préfet à Montauban, fut accusé d'avoir retardé la marche de l'officier chargé par le gouvernement provisoire d'informer le maréchal Soult de l'entrée des alliés à Paris, et d'avoir ainsi laissé s'engager la bataille de Toulouse, où périrent inutilement plusieurs milliers de soldats. Un historien de la campagne de 1814, M. de Beauchamp, qui avait relaté cette imputation, fut attaqué devant les tribunaux par M. Bouvier-Dumolart, qui plaida lui-même sa cause, et démontra la fausseté de l'allégation.
Appelé, pendant les Cent- Jours, à la préfecture de la Meurthe, il y organisa la garde nationale, et bien qu'élu représentant de l'arrondissement de Thionville, le 13 mai 1815, par 90 voix sur 103 votants, il ne vint occuper son siège à la Chambre qu'après l'occupation de Nancy par les Autrichiens. Le zèle qu'il avait montré, pendant ces trois mois, le fit porter, en 1815, sur la liste des exilés. Il obtint, quelques années après, l'autorisation de rentrer en France, et de résider à Hazebrouck (Nord), où il avait des propriétés.


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