Pierre, Clément de Laussat

1756 - 1835

Informations générales
  • Né le 23 novembre 1756 à Pau (Basses-Pyrénées - France)
  • Décédé le 9 avril 1835 à Bernadets (Pyrénées-Atlantiques - France)

Mandats à l'Assemblée nationale ou à la Chambre des députés

Régime politique
Cent-Jours
Législature
Chambre des représentants
Mandat
Du 13 mai 1815 au 13 juillet 1815
Département
Basses-Pyrénées

Biographies

Biographie extraite du dictionnaire des parlementaires français de 1789 à 1889 (Adolphe Robert et Gaston Cougny)

Député au Conseil des Anciens, membre du Tribunat et représentant aux Cent-Jours, né à Pau (Basses-Pyrénées) le 23 novembre 1756 « fils légitime de noble Jean Gratian de Laussat et de dame Josèphe d'Augerot, son épouse », mort à Bernadets (Basse-Pyrénées) le 9 avril 1835, il était receveur général des finances des pays d'état de l'intendance de Pau et Bayonne, depuis le 10 avril 1784, quand la Révolution éclata.

Il ne tarda pas à devenir suspect et fut emprisonné en 1793. Mis en liberté par l'influence d'un commissaire des guerres, il devint payeur-général à l'armée des Pyrénées et fut élu député des Basses-Pyrénées au Conseil des Anciens, le 28 germinal an V, par 202 voix sur 234 votants. Il parut d'abord hésiter entre les divers partis qui divisaient cette assemblée, puis il se déclara contre le Directoire, l'accusa de manquer de confiance envers les députés puisqu'il cherchait à s'appuyer sur les sociétés populaires, et se plaignit de la destitution des ministres. Il ne fut cependant pas inquiété au 18 fructidor, mais on le dénonça, le 14 vendémiaire an VI, comme tombant sous le coup de la loi du 3 brumaire. Cette dénonciation n'eut point de suite, l'Assemblée ayant passé à l'ordre du jour.

Favorable au 18 brumaire, de Laussat fit partie de la commission intermédiaire du Conseil des Anciens (19 brumaire an VIII), et fut nommé membre du Tribunat à la création, le 4 nivôse suivant. Préfet de la Louisiane en 1802, il fut chargé, en cette qualité, de remettre la colonie aux Etats-Unis à qui le gouvernement l'avait cédée, fut nommé préfet de la Martinique, et tomba entre les mains des Anglais, quand ceux-ci s'emparèrent de l'île en 1809. Envoyé prisonnier en Angleterre, il rentra en France par échange à la fin de cette même année.

Préfet à Anvers et à Mons, de 1812 à 1814, il abandonna ce dernier poste devant la marche des alliés et fut élu représentant à la Chambre des Cent-Jours par le collège de département des Basses-Pyrénées, le 13 mai 1816, avec 61 voix sur 64 votants.

La seconde Restauration le laissa quelques années sans emploi, puis le nomma commandant et administrateur de la Guyane française, le 16 mai 1819. Il a été fait chevalier de la Légion d'honneur le 11 septembre 1806.

Date de mise à jour: décembre 2014

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