Georges, Marcellin Chabron de Solilhac

1769 - 1829

Informations générales
  • Né le 12 octobre 1769 à Saint-paulien (Haute-Loire - France)
  • Décédé le 20 novembre 1829 à Saint-paulien (Haute-Loire - France)

Mandats à l'Assemblée nationale ou à la Chambre des députés

Régime politique
Seconde Restauration - Chambre des députés des départements
Législature
Ire législature
Mandat
Du 22 août 1815 au 5 septembre 1816
Département
Haute-Loire
Groupe
Ultras
Régime politique
Seconde Restauration - Chambre des députés des départements
Législature
IIe législature
Mandat
Du 4 octobre 1816 au 22 juillet 1820
Département
Haute-Loire
Groupe
Ultras
Régime politique
Seconde Restauration - Chambre des députés des départements
Législature
IIe législature
Mandat
Du 13 novembre 1820 au 24 décembre 1823
Département
Haute-Loire
Groupe
Ultras
Régime politique
Seconde Restauration - Chambre des députés des départements
Législature
IIIe législature
Mandat
Du 6 mars 1824 au 5 novembre 1827
Département
Haute-Loire
Groupe
Ultras
Régime politique
Seconde Restauration - Chambre des députés des départements
Législature
IVe législature
Mandat
Du 24 novembre 1827 au 20 novembre 1829
Département
Haute-Loire
Groupe
Ultras

Biographies

Biographie extraite du dictionnaire des parlementaires français de 1789 à 1889 (Adolphe Robert et Gaston Cougny)

Député de 1815 à 1829, né à Saint-Paulien (Haute-Loire), le 12 octobre 1769, mort à Saint-Paulien, le 20 novembre 1829, il émigra dès 1790, servit dans l'armée de Condé, et, rentré en France, fut aide de camp de Charette. Ayant été traduit avec Cormatin devant un conseil de guerre pour avoir violé le traité de la Jaunais, il fut condamné à la détention, s'évada, reparut à l'avènement de l'Empire, et remplit les fonctions de maire de Saint-Geneys.

Elu député le 22 août 1815, par le collège de département de la Haute-Loire, avec 79 voix sur 127 votants et 216 inscrits, il siégea parmi les ultras de la Chambre introuvable, et fut nommé prévôt dans son département. Réélu, le 4 octobre 1816, par 77 voix sur 141 votants et 213 inscrits, il prit place à côté de MM. de Villèle et de Corbière, vota pour les lois d'exception qui suivirent la chute du ministère Decazes, et, à la séance du 7 mars 1820, prononça contre la liberté individuelle un long discours où il disait : « Toutes les fureurs ont été déchaînées par la presse, et le citoyen ne fait plus un pas sans être provoqué à la rébellion; il la lit dans les journaux, il la voit sur les murs de la capitale, elle est partout, jusque dans l'air qu'il respire... Pourriez-vous dans cet état de choses, ne pas consentir à des sacrifices passagers, mais salutaires ? Pilotes imprudents, abandonneriez-vous le vaisseau de l'Etat aux fureurs de la tempête, et refuseriez-vous de jeter à la mer une partie de la cargaison pour sauver l'équipage? »

Les opinions de M. Chabron de Solilhac ne se modifièrent point au cours des diverses législatures dont il fit partie, jusqu'à sa mort, ayant été successivement réélu :
- le 13 novembre 1820 par 73 voix sur 115 votants et 141 inscrits, contre M. Deliques de Ferrainghe, 39 voix ;
- le 6 mars 1824, par 61 voix sur 103 votants et 150 inscrits, contre M. Deliques de Ferrainghe, 38 voix ;
- le 24 novembre 1827 par 80 voix sur 99 votants et 140 inscrits.

Il mourut pendant la session.


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