Alexandre, Henri, Adéodat du Moncel

1784 - 1861

Informations générales
  • Né le 6 décembre 1784 à Halleville (Manche - France)
  • Décédé le 20 octobre 1861 à Martinvast (Manche - France)

Mandats à l'Assemblée nationale ou à la Chambre des députés

Régime politique
Seconde Restauration - Chambre des députés des départements
Législature
Ire législature
Mandat
Du 22 août 1815 au 5 septembre 1816
Département
Manche
Groupe
Minorité ministérielle
Régime politique
Seconde Restauration - Chambre des députés des départements
Législature
IVe législature
Mandat
Du 24 novembre 1827 au 16 mai 1830
Département
Manche
Groupe
Minorité libérale

Biographies

Biographie extraite du dictionnaire des parlementaires français de 1789 à 1889 (Adolphe Robert et Gaston Cougny)

Député de 1815 à 1816, de 1827 à 1830, pair de France, né à Halleville (Manche) le 6 décembre 1784, mort au château de Martinvast (Manche) le 20 octobre 1861, « fils du légitime mariage de haut et puissant seigneur Jean-François, comte du Moncel, brigadier des armées du roi et capitaine au régiment des gardes françaises, et de haute et de puissante dame Marie-Anne du Mérigot de Sainte-Fère », il suivit la carrière des armes, entra à l'Ecole polytechnique en 1804, puis à l'Ecole d'application de Metz en 1806, d'où il sortit, l'année suivante, officier du génie.

Envoyé d'abord à Cherbourg, il alla à la grande armée au moment de la campagne de 1809, reçut le baptême du feu à Abensberg, assista à Essling, et se distingua à Wagram dans l'état-major de Masséna. En 1810, il fut attaché à l'armée de Hollande, puis renvoyé à Cherbourg, et, en 1812, de nouveau rappelé à la grande armée, et versé dans le génie du 10ème corps, sous les ordres de Macdonald. Il assista à la prise de Dunebourg, manœuvra sur la ligne d'opération de Riga, et suivit la retraite des troupes sur l'Oder après la défection d'York et du contingent prussien. En 1813, il prit part aux batailles de Lutzen et de Bautzen, où il fut nommé chevalier de la Légion d'honneur, devint chef d'état-major du corps de Vandamme, fut nommé chef de bataillon après Kulm, resta à Dresde avec Gouvion Saint-Cyr, et fut compris dans la capitulation que ce général signa le 11 novembre.

A la première Restauration, du Moncel devint directeur du génie et fut attaché en cette qualité à la maison militaire du roi.

Après les Cent-Jours, il fut élu député, le 22 août 1815, par le collège de département de la Manche, avec 115 voix (171 votants, 276 inscrits); il ne se fit pas remarquer à la Chambre dans la minorité ministérielle, reprit, en 1816, ses fonctions militaires, et fut de nouveau élu député, par le grand collège de la Manche, le 24 novembre 1827, avec 132 voix (239 votants, 357 inscrits). Il appuya le ministère libéral de M. de Martignac, et renonça à la politique après les événements de 1830.

Lieutenant-colonel du génie depuis le 1er janvier 1824, il fut, en 1832, appelé par intérim à la direction du génie à Cherbourg, et présenta au roi le nouveau projet de fortification du port. Directeur titulaire et colonel le 31 décembre 1835, maréchal de camp le 9 avril 1843, pair de France le 21 juillet 1846, il fut mis d'office à la retraite, comme général de brigade, le 8 juin 1848.

Il se retira alors dans la Manche, et devint, en 1850, directeur de la ferme-école de Martinvast, membre du conseil général de l'agriculture en 1852, et du conseil général du département.

Son fils Théodore-Achille-Louis du Moncel s'est fait dans les sciences physiques et dans l'archéologie un nom distingué.


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