Louis, Florian, Paul de Kergorlay

1769 - 1856

Informations générales
  • Né le 26 avril 1769 à Paris (Seine - France)
  • Décédé le 13 juin 1856 à Paris (Paris - France)

Mandats à l'Assemblée nationale ou à la Chambre des députés

Régime politique
Seconde Restauration - Chambre des députés des départements
Législature
Ire législature
Mandat
Du 22 août 1815 au 5 septembre 1816
Département
Oise
Groupe
Extrême-droite
Régime politique
Seconde Restauration - Chambre des députés des départements
Législature
IIe législature
Mandat
Du 13 novembre 1820 au 1er mai 1822
Département
Oise
Groupe
Extrême-droite
Régime politique
Seconde Restauration - Chambre des députés des départements
Législature
IIe législature
Mandat
Du 16 mai 1822 au 23 décembre 1823
Département
Oise
Groupe
Extrême-droite

Biographies

Biographie extraite du dictionnaire des parlementaires français de 1789 à 1889 (Adolphe Robert et Gaston Cougny)

Député de 1815 à 1816, de 1820 à 1823, pair de France, né à Paris le 26 avril 1769, mort à Paris le 13 juin 1856, d'une vieille famille noble de Bretagne, alliée à la maison de Bourbon par Jeanne de Kergorlay, aïeule au huitième degré de Henri IV, il fut, à dix ans, chevalier de justice de l'ordre de Malte.

Capitaine de cavalerie au moment de la Révolution, il émigra, fit la campagne de 1792 à l'armée des princes, voyagea, et ne rentra en France qu'au Consulat. En 1814, il fut fait chevalier de Saint-Louis par Louis XVIII.

Aux Cent-jours, il vota contre l'Acte additionnel, protesta contre le vote de l'armée, et fut poursuivi pour sa brochure : Des lois existantes et du décret du 9 mai 1815; mais tandis qu'on arrêtait par erreur son frère à sa place, il put s'échapper.

A la seconde Restauration, il fut élu député du collège de département de l'Oise, le 22 août 1815, par 101 voix (141 votants, 281 inscrits). Il prit place à l'extrême droite, devint secrétaire de la Chambre introuvable (23 novembre), combattit la loi d'amnistie, réclama la responsabilité des ministres, et, à la nouvelle de l'évasion de M. de La Valette, laissa éclater son indignation ; il demanda aussi 41 millions pour le clergé et la restitution de ses biens non vendus.

Ayant échoué aux élections de 1816, qui suivirent la dissolution de cette Chambre, il collabora au Conservateur et rentra au parlement le 13 novembre 1820, comme député du collège de département de l'Oise, élu par 170 voix (303 votants, 333 inscrits) ; les mêmes électeurs lui renouvelèrent son mandat, le 16 mai 1822, par 158 voix sur 278 votants et 320 inscrits; il continua de siéger parmi les ultra-royalistes, fut appelé à la pairie le 23 décembre 1823 et vota avec les royalistes intransigeants.

Hostile aux événements de 1830, la lettre qu'il publia, le 9 août, contre le gouvernement nouveau lui valut de la Chambre des pairs une condamnation à 6 mois de prison et 500 francs d'amende. Compromis en 1832 dans l'affaire du Carlo-Alberto et dans les tentatives de la duchesse de Berry, il fut de nouveau poursuivi, et acquitté en 1833 ; il passa en cour d'assises, l'année suivante, pour une lettre publiée dans la Quotidienne, sous l'inculpation d'attaques au pouvoir royal, et fut encore acquitté. Une autre lettre publiée dans le même journal en 1836, relative aux 23 Vendéens qu'on allait juger à Niort, le ramena devant la cour d'assises, qui le condamna, cette fois, à 4 mois de prison et 2,000 francs d'amende. En raison de sa fidélité au parti légitimiste, on l'avait surnommé la « voix rigide ».

On a de lui : Du droit de pétition (1819) ; Fragment historique (1843) ; puis des pamphlets et des discours politiques tirés à part, notamment ses Lettres au ministre de la guerre (1834), etc.

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