Alexandre, Marie, François de Sales, Théodule de Grammont

1766 - 1841

Informations générales
  • Né le 15 décembre 1766 à Saint-maurice-les-couches (Haute-Saône - France)
  • Décédé le 19 mai 1841 à Villersexel (Haute-Saône - France)

Mandats à l'Assemblée nationale ou à la Chambre des députés

Régime politique
Seconde Restauration - Chambre des députés des départements
Législature
Ire législature
Mandat
Du 22 août 1815 au 5 septembre 1816
Département
Haute-Saône
Groupe
Minorité libérale
Régime politique
Seconde Restauration - Chambre des députés des départements
Législature
IIe législature
Mandat
Du 4 octobre 1816 au 16 mai 1818
Département
Haute-Saône
Groupe
Minorité libérale
Régime politique
Seconde Restauration - Chambre des députés des départements
Législature
IIe législature
Mandat
Du 20 octobre 1818 au 17 août 1822
Département
Haute-Saône
Groupe
Minorité libérale
Régime politique
Seconde Restauration - Chambre des députés des départements
Législature
IVe législature
Mandat
Du 17 novembre 1827 au 16 mai 1830
Département
Haute-Saône
Groupe
Opposition constitutionnelle
Régime politique
Monarchie de Juillet - Chambre des députés
Législature
Ire législature
Mandat
Du 23 juin 1830 au 31 mai 1831
Département
Haute-Saône
Groupe
Opposition constitutionnelle
Régime politique
Monarchie de Juillet - Chambre des députés
Législature
IIe législature
Mandat
Du 5 juillet 1831 au 25 mai 1834
Département
Haute-Saône
Groupe
Opposition dynastique
Régime politique
Monarchie de Juillet - Chambre des députés
Législature
IIIe législature
Mandat
Du 21 juin 1834 au 3 octobre 1837
Département
Haute-Saône
Groupe
Opposition dynastique
Régime politique
Monarchie de Juillet - Chambre des députés
Législature
IVe législature
Mandat
Du 4 novembre 1837 au 2 février 1839
Département
Haute-Saône
Groupe
Opposition dynastique

Biographies

Biographie extraite du dictionnaire des parlementaires français de 1789 à 1889 (Adolphe Robert et Gaston Cougny)

Député de 1815 à 1822, et de 1827 à 1839, né à Saint-Maurice-les-Couches (Saône-et-Loire) le 15 décembre 1766, mort au château de Villersexel (Haute-Saône) le 19 mai 1841, issu d'une ancienne famille noble, qui tire son nom d'un château fort situé entre Vesoul et Montbéliard et ruiné par Louis XI, il débuta de bonne heure dans la carrière militaire, entra à seize ans dans le régiment de la reine (cavalerie) comme sous-lieutenant, et, trois ans après, fut promu capitaine dans le même régiment.

La Révolution ne le compta pas longtemps parmi ses partisans. Entré simple grenadier dans la garde nationale de Paris, il fut attaché au bataillon des Filles-Saint-Thomas qui défendit les Tuileries le 10 août 1792, reçut, dans cette journée, une légère blessure à la jambe gauche, et vécut, sous le régime révolutionnaire comme sous l'Empire, éloigné des affaires publiques: il fut seulement, en 1812, nommé président du collège électoral de la Haute-Saône.

Dévoué, pendant la Restauration, au système de la monarchie constitutionnelle, il fut chargé en 1814, comme conseiller général de la Haute-Saône, de présenter une adresse à Louis XVIII: le 22 août 1815, le collège de ce département le nomma député par 121 voix (205 votants, 261 inscrits). Il appartint à la minorité de la Chambre introuvable, et, successivement réélu, le 4 octobre 1816 par 121 voix (185 votants, 252 inscrits), et le 20 octobre 1818 par 348 voix (425 votants, 571 inscrits), il ne cessa de voter avec l'opposition libérale qui s'appuyait sur la charte.

Les élections de 1822 ne lui furent pas favorables: il échoua d'abord le 13 novembre dans le 2e arrondissement de la Haute-Saône (Vesoul), avec 128 voix contre 134 à M. Galmiche, élu, et, huit jours après, le 20 novembre, ne fut pas plus heureux au collège de département, qui lui donna 58 voix contre 75 à M. Bressand de Raze, élu. Sans plus de succès, il se représenta dans le 2e arrondissement, le 25 février 1824, et n'y réunit que 70 voix contre 190 à M. Petitperrin, élu. Il reparut à la Chambre lors des élections du 17 novembre 1827: élu député de Vesoul, avec 122 voix (222 votants, 267 inscrits), contre 100 à M. de Villeneuve, il reprit sa place dans l'opposition constitutionnelle, combattit le ministère Polignac, vota l'adresse des 221, obtint sa réélection, le 23 juin 1830, par 142 voix (220 votants, 245 inscrits), contre 75 à M. Brusset, et adhéra à la révolution de 1830, ainsi qu'à l'avènement de Louis-Philippe. Mais son goût pour l'indépendance le rejeta bientôt dans l'opposition dynastique.

Réélu, le 5 juillet 1831, par le 3e collège de la Haute-Saône (Lure) avec 137 voix sur 138 votants et 169 inscrits, puis le 21 juin 1834, avec 84 voix sur 120 votants et 187 inscrits et enfin, le 4 novembre 1837, avec 99 voix sur 164 votants et 189 inscrits, il vota souvent avec la gauche et se montra opposé à la plupart des projets de loi ayant pour but de restreindre la liberté publique ou individuelle. Il mourut dans son château de Villersexel en 1841.

Le marquis de Grammont était le beau-frère de La Fayette. Sa fille épousa le comte Félix de Mérode.

Date de mise à jour: juin 2015

Retour haut de page