Pierre, Alexandre, Joseph Allent

1772 - 1837

Informations générales
  • Né le 9 août 1772 à Saint-omer (Pas-de-Calais - France)
  • Décédé le 6 juillet 1837 à Paris (Paris - France)

Mandats à l'Assemblée nationale ou à la Chambre des députés

Régime politique
Seconde Restauration - Chambre des députés des départements
Législature
IVe législature
Mandat
Du 29 juillet 1828 au 16 mai 1830
Département
Pas-de-Calais
Groupe
Majorité ministérielle

Biographies

Biographie extraite du dictionnaire des parlementaires français de 1789 à 1889 (Adolphe Robert et Gaston Cougny)

Député du Pas-de-Calais en 1828, puis pair de France, né à Saint-Omer (Pas-de-Calais), le 9 août 1772, mort à Paris, le 6 juillet 1837, il s'engagea, ses études à peine terminées, comme canonnier volontaire dans le bataillon de son département et se distingua au siège de Lille en 1792; adjoint au corps du génie décimé par le feu de l'ennemi, il y gagna les grades de lieutenant (1er Vendémiaire an III), et de capitaine, le 1er germinal suivant; il fit preuve de courage aux travaux de défense de la Lys, à Saint-Venant, à Dunkerque, au Fort Louis et sur les côtes.

Sa santé s'étant altérée, il fut appelé à Paris par Carnot, et attaché (9 pluviôse an IV) au cabinet topographique installé auprès du Directoire pour la centralisation des documents militaires, avec mission spéciale de rédiger les instructions pour les chefs des armées. Après avoir, conformément à la loi nouvelle sur l'état-major, subi avec succès l'examen exigé des officiers, il fut envoyé, le 24 germinal an V, à l'armée de Mayence comme sous-chef d'état-major, puis, à quelque temps de là, reçut la double mission de défendre les têtes de pont du Rhin et de diriger le mouvement des armées de réserve et du Rhin sur le Saint-Gothard.

Nommé ensuite secrétaire permanent du comité des fortifications, en l'an VII, promu chef de bataillon en l'an VIII, et chef d'état-major du génie à l'armée de réserve des Grisons, il réunit bientôt à ses fonctions de secrétaire du comité celles de directeur du dépôt des fortifications et de la galerie des plans-reliefs, et du conseil de perfectionnement de l'Ecole polytechnique.

Napoléon le fit membre de la Légion d'honneur (25 prairial an XII), chevalier de l'Empire, maître des requêtes au Conseil d'Etat (1810) et major du génie (1811). Pendant vingt-cinq ans, Allent remplit au Conseil d'Etat, dans les deux sections de la guerre et du contentieux, une tâche difficile et délicate. Membre du conseil de défense, du 21 décembre 1813 au 30 mars 1814, il participa à la résistance de Paris, pourvut, le 30 mars, à la défense des routes et de la barrière de Clichy contre le corps du maréchal Blücher, assista à la conférence tenue à Montmartre pour faire cesser le feu et régler les avant-postes, puis à la conférence de Bondy, pour effectuer la remise des barrières et pour conserver à Paris la protection de la garde nationale.

Le gouvernement de Louis XVIII lui maintient sa confiance; nommé aide major général, chef d'état-major des gardes nationales du royaume et conseiller d'Etat honoraire, il se rallia au nouvel ordre de choses, et refusa, après le retour de l'île d'Elbe, d'être compris parmi les membres du Conseil d'Etat désignés par Napoléon. Avec la seconde Restauration, il rentra aux affaires, fut inspecteur général des gardes nationales (24 nov. 1815), et sous-secrétaire d'Etat au département de la Guerre (19 septembre 1817). En cette dernière qualité, il rédigea le rapport sur la loi du recrutement due au maréchal Gouvion-Saint-Cyr.

Chevalier de Saint-Louis depuis le 6 janvier 1815, officier de la Légion d'honneur du 15 juillet 1820, et commandeur, le 22 mai 1825, il fut, le 29 juillet 1828, élu député du Pas-de-Calais par le collège de département, au troisième tour de scrutin, avec 126 voix sur 247 votants et 362 inscrits, contre Mallet de Coupigny, qui obtint 120 voix. Il fit partie à la Chambre de plusieurs commissions, où il traita surtout les questions militaires.

Après la Révolution de juillet, on voulait lui confier un nouveau mandat législatif; mais ayant vendu l'unique propriété qu'il possédait, « pour en distribuer le prix, écrit un de ses biographes, à des parents peu fortunés du côté de sa femme », il avait cessé dès lors d'être éligible.

Un peu plus tard, (11 octobre 1832), Louis-Philippe le nomma pair de France. Fatigué et malade depuis plusieurs années, il se mêla peu aux travaux de la Chambre haute; pourtant, il déposa, en 1833, un rapport favorable au projet de loi relatif à l'état de siège.

La ville de Saint-Omer lui a élevé un monument en 1842.


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