Jacques, Hyacinthe Fabry

1758 - 1851

Informations générales
  • Né le 13 décembre 1758 à Liège (Belgique)
  • Décédé le 13 janvier 1851 à Liège (Belgique)

Mandats à l'Assemblée nationale ou à la Chambre des députés

Régime politique
Révolution
Législature
Conseil des Cinq-Cents
Mandat
Du 11 avril 1797 au 26 décembre 1799
Département
Départements de l'Empire français aujourd'hui en Belgique
Régime politique
Consulat et Premier Empire
Législature
Corps législatif
Mandat
Du 25 décembre 1799 au 1er juillet 1802
Département
Départements de l'Empire français aujourd'hui en Belgique

Biographies

Biographie extraite du dictionnaire des parlementaires français de 1789 à 1889 (Adolphe Robert et Gaston Cougny)

député au Conseil des Cinq-Cents et au Corps législatif de l'an VIII à 1802, né à Liège (Belgique) le 13 décembre 1758, mort à Liège le 13 janvier 1851, était fils de Jacques-Joseph Fabry (1722-1798), qui joua un rôle important dans les affaires de Belgique et particulièrement dans la révolution liégeoise. Il appartenait à une ancienne famille dont le nom se rencontre fréquemment dans les fastes consulaires de la cité de Liège. L'exemple et les leçons de son père, autant que ses dispositions naturelles, le portèrent de bonne heure à s'intéresser à la politique. Reçu licencié en droit le 4 septembre 1780, il fut nommé « mayeur en féanté » dès le mois de mars de l'année suivante, avec une dispense d'âge. Mais le jeune magistrat, qui était en communauté d'idées et d'opinions avec les philosophes français, se vit bientôt destitué par le nouveau prince-évêque de Liège, Hoensbroeck. Les « Seize Chambres » s'empressèrent d'élire alors Hyacinthe Fabry (avril 1787), « rentier » ou receveur général de la cité. Lorsque la révolution liégeoise eut éclaté (18 août 1789), Chestret et J.-J. Fabry furent acclamés bourgmestres. En même temps, Hyacinthe Fabry fut investi du mandat de conseiller. Il siégea au « Comité chargé de la formation d'une généralité municipale », puis fut délégué par la ville de Visé à l'assemblée générale du pays de Liège, où les bonnes villes renouvelèrent leur pacte d'alliance. Après la déchéance de Hoensbroeck, il prit une part importante à la rédaction du Journal patriotique fondé par Bassenge, Reynier et Henkart, ses amis d'enfance, publia en 1790 une brochure intitulée Réflexions d'un vrai patriote sur la formation de la garde nationale liégeoise, brochure dans laquelle il réclamait l'abolition du remplacement militaire et l'obligation du service personnel, et fut nommé colonel provisoire des chasseurs liégeois; mais il ne resta pas longtemps sous les armes; on l'adjoignit à Bassenge et à Chestret pour aller négocier à Berlin, puis à Vienne. Il s'agissait de parer à la restauration imminente de Hoensbroeck préparée par l'Autriche, de concert avec la Prusse. Les députés échouèrent dans leur mission. Le 13 janvier 1791, Liège ouvrit ses portes aux troupes autrichiennes, précédant une commission exécutive. Une réaction s'ensuivit; Hyacinthe Fabry fut privé de sa charge de rentier, porté sur les listes de proscription, et exilé a Bouillon, où il rejoignit son père, qui avait été frappé un des premiers. Avec lui il partit pour Paris, en 1792; ne s'étant pas trouvé d'accord avec la majorité du Comité des Belges et des Liégeois réunis, il regagna Bouillon. La France venait de rompre avec l'Autriche. A la faveur d'une révolution nouvelle, Hyacinthe Fabry retrouva sa place à Liège dans le conseil municipal proscrit, puis il fut élu, le 20 décembre 1792, député a la Convention nationale liégeoise. Rallié, non sans réserves, à l'idée d'une réunion à la France, il fut, ainsi que son père, dénoncé comme « douteux » par les montagnards franchimontois. Il occupa cependant pondant quelque temps, sous la domination française, le poste de substitut du procureur de la commune ; puis (1795) celui d'administrateur du département de l'Ourthe. Enfin, le 22 germinal an V, il fut élu, par 181 voix sur 208 votants, député de l'Ourthe au Conseil des Cinq-Cents, qui le nomma secrétaire. Il passa de là au Corps législatif, le 4 nivôse an VIII, y siégea jusqu'en 1802, et se retira à cette époque pour remplir l'emploi de juge au tribunal criminel de la Meuse-Inférieure (23 germinal an XI (1803). Il fut promu conseiller à la cour de Liège le 4 août 1807. Le 16 octobre 1830, il reçut du gouvernement provisoire belge le titre de président honoraire. Le gouvernement consulaire avait fait offrir à Hyacinthe Fabry la préfecture de l'Ain, qu'il refusa.


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