Jacques, Etienne Delagrange-Gourdon de Floirac

1755 - 1842

Informations générales
  • Né le 26 décembre 1755 à Lavercantière (Lot - France)
  • Décédé le 23 janvier 1842 à Paris (Paris - France)

Mandats à l'Assemblée nationale ou à la Chambre des députés

Régime politique
Seconde Restauration - Chambre des députés des départements
Législature
IIe législature
Mandat
Du 20 septembre 1817 au 1er mai 1822
Département
Hérault
Groupe
Ultras

Biographies

Biographie extraite du dictionnaire des parlementaires français de 1789 à 1889 (Adolphe Robert et Gaston Cougny)

Député de 1817 à 1822, né à Lavercantière (Lot) le 26 décembre 1755, mort à Paris le 23 janvier 1842, il était, en mai 1771, page de Monsieur, depuis Louis XVIII; puis il entra aux armées.

Sous-lieutenant en pied dans le régiment des dragons de Monsieur (mai 1774), capitaine en juillet 1779, il était avec ce régiment à l'affaire de Nancy en 1790, et il lutta contre la garnison révoltée. En juin 1791, il commandait un détachement destiné à favoriser la fuite de Louis XVI à Montmédy. Arrêté à Varennes pour ce fait, il fut conduit à la prison de Verdun et de là à Paris, où il resta détenu quatre mois. Il parvint ensuite à rejoindre les émigrés à Coblence et fit avec eux la campagne de 1792 comme aide-major général de leur armée.

Nommé (1794) officier dans le régiment d'Hervilly, comme il passait en Angleterre, d'où ce régiment devait se rendre à Quiberon, le paquebot sur lequel il s'était embarqué à Cuxhaven fut pris par un corsaire de Dunkerque. Conduit dans cette ville (mars 1795), M. de Floirac passa seize mois en prison; on l'avait transféré à Périgueux, et il était sur le point d'y être fusillé, quand il réussit à s'échapper. Continuellement recherché par la police, il se livra en mars 1804, afin de mettre un terme à la détention de son gendre, M. de Galard, arrêté à sa place, et fut encore emprisonné durant cinq mois.

Le retour des Bourbons le fit (26 juillet 1814) préfet du Morbihan et (23 août) maréchal de camp. À la deuxième Restauration, il commanda le dépôt du Morbihan, puis fut placé comme préfet à la tête du département de l'Hérault (25 octobre 1815).

Elu, le 20 septembre 1817, par le grand collège de ce département, avec 603 voix sur 944 votants et 1 919 inscrits, membre de la Chambre des députés, il vota avec l'extrême droite, appuya toutes les motions des ultra-royalistes, et se montra très empressé à défendre l'intégrité des traitements des préfets et autres fonctionnaires. Dans la discussion sur la loi du recrutement, il déclara que le mot armée nationale rappelait trop la Révolution : « Nous ne connaissons, dit-il, qu'une armée royale ; ce sont les compagnons d'armes de l'infortuné duc d'Enghien, les Vendéens, les habitants du Midi, les bons Français. » Dans la session suivante, il parla sur la fixation de l'année financière, et conclut à ce qu'elle suivît le cours de l'année civile. Il demanda le renvoi au garde des sceaux d'une pétition tendant à faire remettre en vigueur les anciennes lois contre le duel, et s'opposa à ce que « les pages du budget fussent souillées du produit des jeux ». En 1819, il demanda une réduction de 18,000,000 sur le budget de la guerre, et la suppression des droits de pêche sur les étangs sales.

Il passa, le 9 janvier 1822, à la préfecture de l'Ain, et rentra dans la vie privée lors de la révolution de Juillet.

Date de mise à jour: mai 2015

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