Edouard, Jean, François Charret

1905 - 1984

Informations générales
  • Né le 12 juillet 1905 à Tarare (Rhône-et-Loire - France)
  • Décédé le 24 mars 1984 à Caluire (Rhône - France)

Mandats à l'Assemblée nationale ou à la Chambre des députés

Régime politique
Quatrième République - Assemblée nationale
Législature
IIe législature
Mandat
Du 17 juin 1951 au 1er décembre 1955
Département
Rhône
Groupe
Rassemblement du peuple français
Régime politique
Cinquième République - Assemblée nationale
Législature
Ire législature
Mandat
Du 30 novembre 1958 au 9 octobre 1962
Département
Rhône
Groupe
Union pour la nouvelle République
Régime politique
Cinquième République - Assemblée nationale
Législature
IIe législature
Mandat
Du 25 novembre 1962 au 2 avril 1967
Département
Rhône
Groupe
Union pour la nouvelle République-UDT
Régime politique
Cinquième République - Assemblée nationale
Législature
IIIe législature
Mandat
Du 12 mars 1967 au 30 mai 1968
Département
Rhône
Groupe
Union démocratique pour la V° République
Régime politique
Cinquième République - Assemblée nationale
Législature
IVe législature
Mandat
Du 23 juin 1968 au 1er avril 1973
Département
Rhône
Groupe
Union des démocrates pour la République

Biographies

Biographie extraite du dictionnaire des parlementaires français de 1940 à 1958 (La documentation française)


Né le 12 juillet 1905 à Tarare (Rhône)
Décédé le 24 mars 1984 à Caluire (Rhône)

Député du Rhône de 1951 à 1955

Edouard Charret est né le 12 juillet 1905 à Tarare dans le département du Rhône. Après avoir obtenu une capacité en droit, il travaille pour l'industrie pharmaceutique. La Seconde Guerre mondiale le trouve citoyen de la ville de Lyon qu'il habite depuis 1933. Mobilisé comme sergent-chef, mutilé, il participe à l'action de la Résistance au sein du mouvement « Franc-tireur », ce qui lui vaut la Croix des services militaires volontaires et la Médaille de la France libérée.

A la Libération, Edouard Charret se lance dans la vie politique et recueille bientôt les fruits de son implantation sur le plateau de la Croix-Rousse. En 1949, en effet, les électeurs du quatrième canton de Lyon lui confient le soin de les représenter au Conseil général. A partir de 1953 il sera adjoint au maire de Villeurbanne.

Le 17 juin 1951, pour l'élection à la deuxième législature, Jacques Soustelle le place en deuxième position sur la liste du Rassemblement du peuple français qu'il présente dans la première circonscription du département du Rhône. Dénonçant à la fois communistes et Troisième force, le Secrétaire général du R.P.F. attire sur sa liste 55 065 voix sur 256 076 suffrages exprimés. Elle est la grande bénéficiaire de ces élections et compte deux élus.

Le nouveau député du Rhône est nommé membre de la Commission de la famille, de la population et de la santé publique dont il devient vice-président en 1954 et secrétaire en 1955, membre de la Commission du suffrage universel, du règlement et des pétitions (1951), de l'éducation nationale (1952), des immunités parlementaires (1953) et de la Commission des affaires économiques (1953-1954) qui le désigne pour faire partie de la Sous-commission chargée de veiller à la bonne gestion des entreprises industrielles nationalisées et des sociétés d'économie mixte et comme vice-président de la Commission de coordination pour l'examen des problèmes intéressant les Etats associés d'Indochine (1954).

Les nombreuses propositions de loi ou de résolution qu'il dépose touchent des domaines aussi divers que ceux qui ressortent de la responsabilité des commissions dont il est membre.

C'est ainsi que le député gaulliste conclut, le 24 août 1951 à la validation des élections en Côte-d'Ivoire à la suite de réclamations déposées devant l'Assemblée, notamment par M. Houphouet-Boigny.

Le 4 décembre 1951, il dépose une proposition de loi tendant à rétablir les dispositions de l'acte dit loi du 14 septembre 1941 modifiant l'alinéa 2 de l'article 331 du code civil qui avaient été abrogées à la Libération. En 1955, lors de sa venue en discussion en séance, il précise qu'il s'agit en fait de permettre la légitimation d'enfants adultérins par un père qui a des enfants légitimes, ce qui était jusqu'alors impossible.

Dans un tout autre ordre d'idées, Edouard Charret prend part, le 3 juillet 1952 à la discussion du projet de loi Gaillard relatif au plan de développement de l'énergie atomique. Alors que les nuages de la guerre froide ne se sont pas encore dissipés, fait écho à sa demande d'interpellation du 17 juin 1952 sur les mesures que le gouvernement comptait prendre contre les « menées antifrançaises » au sein du C.E.A., sa dénonciation explicite de l'action de la C.G.T. et du P.C.F. qui noyaute le Commissariat et entrave tout progrès en matière nucléaire. Il conclut en soulignant qu'« il importe que l'épuration soit poussée au maximum, dans les délais les plus brefs (...) ».

Dans la perspective de l'élection du Président de la République qui doit avoir lieu à la fin de l'année 1953, il propose le 23 juillet que les membres de l'Assemblée de l'Union française participent à son élection.

Le 31 décembre 1953, il se réjouit que l'action du groupe gaulliste ait permis l'inscription à l'ordre du jour d'une proposition de loi qui accorde le traitement de fonctionnaire stagiaire aux élèves des Ecoles normales supérieures.

En outre, le député du Rhône a soin de défendre les intérêts de ses mandants. C'est ainsi qu'il dépose le 4 avril 1952 une proposition de résolution pour établir un service d'autorails pendant la saison d'été sur la ligne Lyon Croix Rousse Trévoux; et le 7 octobre 1955 il invite le gouvernement à accorder de toute urgence un crédit de 500 millions de francs pour indemniser les victimes de l'orage qui s'est abattu sur son département le 27 août 1955.

A l'instar des Républicains sociaux, Edouard Charret vote le 21 septembre 1951 le projet André Marie et la proposition Charles Barangé d'aide à l'enseignement privé. Hostile aux projets de C.E.C.A. et de C.E.D., il ratifie les accords de Londres le 12 octobre 1954. Mais quelques jours plus tard, il s'oppose aux accords de Paris qui autorisent l'entrée de la R.F.A. dans l'O.T.A.N. ainsi qu'à la création de l'U.E.O., le 30 décembre.

Le 29 novembre 1955, il se joint à la majorité des députés qui refusent la confiance au deuxième gouvernement Edgar Faure. L'Assemblée nationale dissoute, Edouard Charret se présente à nouveau derrière Jacques Soustelle sur la liste d'Union pour le salut public présentée par les Républicains sociaux aux élections du 2 janvier 1956. Avec 34 255 suffrages sur 316 829 exprimés, en baisse par rapport à 1951 du fait de la présence d'une liste poujadiste, les résultats n'autorisent pas la réélection d'Edouard Charret.

Le 19 mai 1957, lors d'une élection partielle dans la première circonscription du Rhône pour pourvoir au remplacement d'Edouard Herriot, il se présente à nouveau mais cette fois-ci sous les auspices du Centre républicain de Bernard Lafay et avec le soutien de son ancien colistier Jacques Soustelle. Avec 28 609 voix sur 210 428 suffrages exprimés, il obtient un bon score qui le place néanmoins après le candidat communiste et le candidat indépendant pour lequel il se désiste, assurant ainsi son élection le 2 juin 1957. Il devient alors expert économique.



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