Louis, Joseph du Hamel

1777 - 1859

Informations générales
  • Né le 8 août 1777 à Bordeaux (Gironde - France)
  • Décédé le 11 février 1859 à Paris (Paris - France)

Mandats à l'Assemblée nationale ou à la Chambre des députés

Régime politique
Seconde Restauration - Chambre des députés des départements
Législature
IIe législature
Mandat
Du 13 novembre 1820 au 24 décembre 1823
Département
Gironde
Groupe
Droite
Régime politique
Seconde Restauration - Chambre des députés des départements
Législature
IIIe législature
Mandat
Du 6 mars 1824 au 5 novembre 1827
Département
Gironde
Groupe
Droite

Biographies

Biographie extraite du dictionnaire des parlementaires français de 1789 à 1889 (Adolphe Robert et Gaston Cougny)

Député de 1820 à 1827, né à Bordeaux (Gironde) le 8 août 1777, mort à Paris le 11 février 1859, fils d'un ancien député aux assemblées des notables de 1787 à 1788, il fut tenu sur les fonts baptismaux par Monsieur, comte de Provence, plus tard Louis XVIII, et par la comtesse de Provence.

Pendant le régime révolutionnaire, il fut emprisonné ainsi que toute sa famille, et, rendu à la liberté par le 9 thermidor, resta dans l'obscurité jusqu'en 1803.

Il entra alors dans l'administration, et fut appelé, le 19 mai 1810, aux fonctions de maître des cérémonies et introducteur des ambassadeurs; mais le comte du Hamel insista pour conserver un poste administratif, et il obtint, le 17 avril 1812, la sous-préfecture de Toulon. Les soins qu'il prit pour faire arriver des grains en Provence pendant la cruelle disette de 1812 furent très appréciés par la population. Le 13 août 1813, il fut nommé à la préfecture des Pyrénées-Orientales; le conseil général de ce département lui vota des remerciements pour l'habileté avec laquelle il avait rétabli l'union entre le Roussillon et la Catalogne.

Rallié avec empressement aux Bourbons, bien qu'il eût encore reçu de l'Empire le titre de baron (3 juin 1811), M. du Hamel dut se démettre de son poste de préfet pendant les Cent-Jours; caché sous un faux nom, il se rendit auprès du duc d'Angoulême en Espagne, reprit possession de sa préfecture à la seconde Restauration, et fut nommé peu après (juillet 1815) préfet de la Dordogne, puis (décembre) préfet de la Vienne. Il se signala par son zèle royaliste, combattit la politique du ministère Decazes, comme entachée de libéralisme, et fut destitué de ses fonctions en 1819.

L'année suivante, le 13 novembre 1820, il fut élu député de la Gironde, au collège de département, par 330 voix (582 votants, 660 inscrits). Il prit place à droite et vota pour les mesures extrêmes. Ce fut sur sa proposition et son rapport que la Chambre adopta la loi des chemins vicinaux; il prit plusieurs fois la parole, notamment sur la loi des indemnités, etc., entra en 1822 au conseil d'Etat, et fut réélu, le 6 mars 1824, par 372 voix (551 votants, 647 inscrits), après avoir échoué le 25 février, dans le 5e arrondissement de la Gironde (la Réole), avec 48 voix contre 173 à M. de Lur-Saluces, élu. Le 4 mars 1825, dans la discussion du milliard des émigrés, il proposa de soumettre à un simple droit fixe de cinq francs l'enregistrement de tous les actes translatifs de propriété entre les acquéreurs de biens nationaux et l'ancien propriétaire ou ses héritiers. Non réélu en 1827, il quitta la vie politique.

Officier de la Légion d'honneur (4 septembre 1823), chevalier de la Couronne de fer, commandeur de Charles III d'Espagne.

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