Auguste, François Fauveau de Frénilly

1768 - 1848

Informations générales
  • Né le 14 novembre 1768 à Paris (Seine - France)
  • Décédé le 1er août 1848 à Gratz (Autriche)

Mandats à l'Assemblée nationale ou à la Chambre des députés

Régime politique
Seconde Restauration - Chambre des députés des départements
Législature
IIe législature
Mandat
Du 1er octobre 1821 au 24 décembre 1823
Département
Loire-Inférieure
Régime politique
Seconde Restauration - Chambre des députés des départements
Législature
IIIe législature
Mandat
Du 25 février 1824 au 5 novembre 1827
Département
Loire-Inférieure

Biographies

Biographie extraite du dictionnaire des parlementaires français de 1789 à 1889 (Adolphe Robert et Gaston Cougny)

Député de 1821 à 1827 et pair de France, né à paris le 14 novembre 1768, mort à Gratz (Autriche) le 1er août 1848, il était fils du Frédéric-Auguste Fauveau de Frénilly et de Charlotte-Pauline-Victoire Chastelain. Sa famille, de vieille noblesse, était liée avec tous « les beaux esprits » du temps, et, à l'âge de neuf ans, il fut présenté à Voltaire.

Il ne quitta pas la France pendant la Révolution, défendit les Tuileries, le 10 août 1792, dans le bataillon royaliste des Filles-Saint-Thomas, se retira en province pendant la Terreur, et revint à Paris après le 9 thermidor, pour recueillir les débris d'une fortune considérable. Il retrouva bientôt les survivants de la société littéraire, un moment dispersée, et se lia particulièrement avec la célèbre Mme d'Houdetot, qui essayait de se reformer « un salon ». En même temps, M. de Frénilly s'occupait d'agriculture dans son château de Bourneville (Oise), où se trouvait un des trois premiers troupeaux de moutons mérinos importés eu France sous l'intendance de M. de Trudaine : un autre de ces troupeaux avait été donné à Daubenton, à Montbard, et le troisième au comte de Barbançois, en Berry.

M. de Frénilly vécut ainsi pendant la durée de l'Empire, et, aux Cent-Jours, se rendit en Angleterre, où il publia une brochure qui eut du retentissement : Considérations sur une année de l'histoire de France.

A la seconde Restauration, des souvenirs de famille et une certaine communauté de vues valurent à M. de Frénilly l'intimité du comte d'Artois. De concert avec le docteur Stoddart, directeur du Times, M. de Frénilly fonda le Correspondant, revue anglo-française peu après remplacée par la revue exclusivement française le Conservateur, qu'il créa avec Châteaubriand, de Bonald, Lamennais, etc. Sur l'initiative de Châteaubriand, le Conservateur disparut en plein succès lors de la chute du ministère Decazes (février 1820).

Le 1er octobre 1821, M. de Frénilly fut choisi comme candidat à la députation par les royalistes du 4e arrondissement électoral de la Loire-Inférieure (Savenay), et fut élu député par 76 voix sur 116 votants et 180 Inscrits, contre 13 voix à M. Huet de Coëtlisan. Réélu, le 26 février 1824, par 121 voix sur 129 votants et 150 inscrits, il siégea à droite, et fut un des fermes soutiens du ministère Villèle. Membre de la commission de l'adresse en 1822, il fut chargé, avec M. de Bonald, de sa rédaction; rapporteur du budget en 1824, il lutta pour faire reconnaître à la Chambre le droit d'initiative dans le vote des crédits. Nommé conseiller d'Etat en août 1824, il fut encore membre de la commission du budget en 1825, et, en 1826, membre de la commission de l'adresse qu'il rédigea avec M. de Vaublanc. Cette même année, un discours sur les affaires de Saint-Domingue lui valut les félicitations personnelles de Charles X.

Appelé à la Chambre des pairs le 5 novembre 1827, M. de Frénilly se rangea dans l'opposition royaliste contre le ministère Martignac, et attaqua le cabinet, dans la séance du 12 juin 1828, lors de la discussion de la nouvelle loi électorale, Peu après il fut placé dans la non-activité du conseil d'Etat, et y fut inutilement rappelé à l'activité, deux ans plus tard, dans les fameuses ordonnances de juillet 1830. Il fut inquiété un moment à cette occasion; puis il se retira en Autriche près du roi exilé, et y reprit avec ardeur les études historiques et littéraires dont la politique active l'avait un peu détourné; il rassembla alors des matériaux considérables pour une Histoire parlementaire d'Angleterre, restée inachevée.

Outre divers opuscules politiques, on a de lui des poésies et une traduction en vers de l'Arioste (Paris, 1833). De son mariage avec Alexandrine de Saint-Preulx il laissa un fils, marié en Autriche et mort sans postérité, et une fille qui épousa M. Camille de Barécourt de La Vallée, marquis de Pimodan, gentilhomme de la chambre de Charles X. Le chef actuel de la maison de Pimodan possède de très curieux Mémoires inédits de M. de Frénilly; ces Mémoires seront sans doute publiés un jour.

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