Henri-Blaise Chassaing

1855 - 1908

Informations générales
  • Né le 15 décembre 1855 à Paris (Seine - France)
  • Décédé le 25 avril 1908 à Paris (Paris - France)

Mandats à l'Assemblée nationale ou à la Chambre des députés

Régime politique
Troisième République - Chambre des députés
Législature
Ve législature
Mandat
Du 22 septembre 1889 au 14 octobre 1893
Département
Seine
Groupe
Radical-socialiste
Régime politique
Troisième République - Chambre des députés
Législature
VIe législature
Mandat
Du 3 septembre 1893 au 31 mai 1898
Département
Seine
Groupe
Radical-socialiste
Régime politique
Troisième République - Chambre des députés
Législature
VIIe législature
Mandat
Du 22 mai 1898 au 31 mai 1902
Département
Seine
Groupe
Radical-socialiste

Biographies

Biographie extraite du dictionnaire des parlementaires français de 1889 à 1940 (Jean Jolly)

Né le 15 décembre 1855 à Paris. Mort le 25 avril 1908 à Paris.

Député de la Seine de 1899 à 1902.

Ses études secondaires terminées, Henri-Blaise Chassaing s'orienta vers la médecine. Reçu docteur en 1879, il se spécialisa dans l'orthopédie. La politique exerçait sur lui un attrait si vif qu'il se mêla bientôt au mouvement autonomiste qui réclamait les libertés municipales pour la ville de Paris. Il fut élu, en mai 1884, conseiller municipal du quatrième arrondissement (quartier de Saint-Merry) et fit partie du groupe autonomiste radical, Réélu le 8 mai 1887, secrétaire, puis vice-président du Conseil municipal, il fut nommé six fois membre de la Commission du budget. Rapporteur du budget du Mont-de-Piété, rapporteur du budget du personnel de la préfecture de la Seine, il vota en faveur de la construction du chemin de fer métropolitain, il réclama l'augmentation du budget des bibliothèques populaires. Il fit campagne en faveur de l'égalité de l'homme et de la femme et préconisa la promulgation d'une loi autorisant la recherche de la paternité. Anticlérical, il se prononça pour la laïcisation des hôpitaux, pour la diffusion de l'enseignement civique, pour le service militaire des séminaristes, pour la séparation des Eglises et de l'Etat.

Aux élections générales législatives du 22 septembre 1889, il se porta candidat dans la deuxième circonscription du quatrième arrondissement de Paris et fut élu, au premier tour de scrutin, par 3.562 voix contre 2.774 à M. Thiessé, sur 6:542 votants.

Inscrit à la Chambre au groupe radical socialiste, il est membre de diverses commissions spéciales (1890). Citons ; sa proposition de loi relative à la suppression de la Préfecture de police ; sa proposition de résolution concernant la nomination d'une Commission de onze membres chargés de répartir, entre diverses autorités, les attributions dévolues au Préfet de police ; ses propositions de loi tendant à : la suppression du monopole de l'ordre des avocats ; l'organisation du vote des électeurs absents de leur commune (1889) ; la diminution des gros traitements (1891) ; la restitution aux conseils généraux de la vérification des pouvoirs de leurs membres ; la création d'une Caisse générale des retraites ; l'interdiction du cumul des mandats électifs (1892).

Aux élections générales des 20 août et 3 septembre 1893, il est réélu, au deuxième tour de scrutin, par 2.952 voix contre 2.621 à M. Ruel sur 5.703 votants. Membre de diverses commissions, il s'intéresse aux mêmes questions que sous la législature précédente. Il réclame, en outre ; la suppression des fortifications de Paris et de sa zone militaire (1895) ; la démolition du mur d'enceinte de Paris sur tout le périmètre et la réfection du camp retranché (1898) ; l'organisation de la représentation proportionnelle (1898). Il demande à interpeller le Ministre de l'Intérieur sur les motifs qui l'ont déterminé à proroger à diverses reprises le délai de deux ans accordé provisoirement aux fabricants de conserves alimentaires pour l'écoulement de boîtes reconnues nuisibles à la santé publique (1898).

Aux élections générales des 8 et 22 mai 1898, il est réélu, au deuxième tour de scrutin, par 8.725 voix contre 6.954 à M. Levasseur, sur 16.153 votants. Il est nommé membre de la Commission de l'enseignement (1898). Avec un grand nombre de ses collègues, il signe une proposition de loi ayant pour objet la déclaration d'utilité publique d'un canal maritime de Paris à Rouen (1898). Il réclame à plusieurs reprises : la diminution du nombre des députés (1901) ; la suppression du scrutin uninominal en faveur du scrutin de liste pour l'élection des députés et diverses modifications à apporter à l'affichage électoral (1901). Aux élections générales du 27 avril 1902, il est battu par M. Gabriel Failliot, fabricant de papiers; il ne remporte que 1.975 voix alors que son concurrent en réunit 3.857. Il se retire alors de la vie politique et meurt prématurément à Paris, six ans plus tard, le 25 avril 1908, à l'âge de 53 ans.


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