Léger, Félicité Sonthonax

1763 - 1813

Informations générales
  • Né le 17 mars 1763 à Oyonnax (Ain - France)
  • Décédé le 28 juillet 1813 à Fontainebleau (Seine-et-Marne - France)

Mandats à l'Assemblée nationale ou à la Chambre des députés

Régime politique
Révolution
Législature
Conseil des Cinq-Cents
Mandat
Du 14 octobre 1795 au 26 décembre 1799
Département
Saint-Domingue
Groupe
Antibonapartiste

Biographies

Biographie extraite du dictionnaire des parlementaires français de 1789 à 1889 (Adolphe Robert et Gaston Cougny)

député au Conseil des Cinq-Cents, né à Oyonnax (Ain) le 17 mars 1763, mort à Fontainebleau (Seine-et-Marne) le 28 juillet 1813, « fils de sieur Jules Sonthonnax, et de demoiselle Antoinette Simonet, son épouse », avocat au moment de la Révolution, adopta les idées nouvelles, collabora aux Révolutions de Paris, et devint, en 1791, avocat au tribunal de Cassation. Lié avec Condorcet et Brissot, et tout dévoué à la cause de l'émancipation des noirs, il fut nommé par le roi, le 3 juin 1792, avec Polverel et Ailhaud, commissaire à Saint-Domingue. A leur arrivée au Cap le 19 septembre suivant, ils trouvèrent l'île en pleine révolte. Après la liberté, les noirs voulaient une part dans la propriété du sol. D'un autre côté, le général Galbaud, que les commissaires avaient privé de son commandement, s'étant emparé de la rade et de l'arsenal, Sonthonnax arma les esclaves et proclama, le 29 août 1793, leur affranchissement définitif. Les colons touchés particulièrement par cette mesure appelèrent à leur secours les Anglais de la Jamaïque. Mais ils furent désarmés et impitoyablement poursuivis, pendant que Sonthonnax défendait Port-au-Prince contre les Anglais. Ayant appris qu'à la suite de la défaite des Girondins, il avait été décrété d'accusation le 16 juillet 1793, il revint en France, parut à la barre de la Convention et se disculpa. Envoyé de nouveau à Saint-Domingue, en 1796, par Truguet, ministre de la Marine, il y trouva Toussaint-Louverture presque tout-puissant, et fut obligé de l'appeler au commandement des troupes de la colonie. Elu, le 22 vendémiaire an IV, député de Saint-Domingue au Conseil des Cinq-Cents, il revint en France, un peu par force, car Toussaint-Louverture lui avait intimé l'ordre de quitter la colonie. Pendant son absence, Sonthonnax avait été attaqué par Tarbé, Bourdon de l'Oise et Vaublanc, qui l'accusaient de cruauté. Mais Hardy et Garran de Coulon prirent sa défense, et démontrèrent que la ruine des colonies dépendait de causes antérieures aux missions de Sonthonnax. Au Conseil des Cinq-Cents, il parla sur le tribunal de Cassation, sur la fête de la souveraineté du peuple, sur les élections de Saint-Domingue, sur l'élection des juges des Bouches-du-Rhône et sur l'instruction primaire. Sorti du Conseil en floréal an VII, il se montra peu favorable au 18 brumaire, fut, en conséquence, envoyé en surveillance dans la Charente-Inférieure, arrêté, après l'explosion de la machine infernale de la rue Saint-Nicaise, et remis en liberté quand il eut prouvé qu'il n'avait pris aucune part au complot. Sous l'Empire, il fut autorisé à résider à Orléans, dut s'éloigner encore après la conspiration du général Malet, et mourut quelque temps après.


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