René, Eugène, Armand Château

1906 - 1970

Informations générales
  • Né le 27 juin 1906 à Mouthiers (Charente - France)
  • Décédé le 5 avril 1970 à Siecq (Charente-Maritime - France)

Mandats à l'Assemblée nationale ou à la Chambre des députés

Régime politique
Troisième République - Chambre des députés
Législature
XVIe législature
Mandat
Du 3 mai 1936 au 31 mai 1942 *
Département
Charente-Maritime
Groupe
Parti Camille Pelletan

* : Un décret de juillet 1939 a prorogé jusqu'au 31 mai 1942 le mandat des députés élus en mai 1936

Biographies

Né le 27 juin 1906 à Mouthiers (Charente)

Député de la Charente-Inférieure de 1936 à 1942.

Elève du lycée d'Angoulême de 1918 à 1924, René Chateau fait preuve de dons exceptionnels. Il emporte le premier accessit au Concours général de philosophie en 1924. Encouragé par ses maîtres à poursuivre ses études, il entre, cette même année, en Première Supérieure au lycée Henri-IV où Alain professe la philosophie et règne en maître sur la jeunesse intellectuelle. Après avoir subi, comme tout un chacun, son influence, il se forge dès ce moment une doctrine et c'est, dès cette époque, l'éveil de sa vocation politique et littéraire.

Il entre à l'école normale supérieure en 1927, et en sort en 1930 agrégé de philosophie. Il quitte la rue d'Ulm, laissant à ses camarades le souvenir d'un élève hors du commun. Il commence aussitôt sa carrière de professeur au lycée de la Roche-sur-Yon, où il occupe la chaire de philosophie. Il n'y reste que deux ans, car le service militaire l'appelle, d'abord à Limoges, puis à Angoulême. Il est démobilisé avec le grade de caporal infirmier militaire, ayant, par pacifisme, refusé de subir à l'Ecole normale, la préparation militaire qui l'aurait fait officier.

Il professe ensuite au lycée de la Rochelle, de 1933 aux élections générales législatives de 1936. Il a été élu l'année précédente membre du Comité central de la Ligue des Droits de l'Homme.

Il emporte le siège de député de la circonscription de La Rochelle au scrutin de ballottage du 3 mai 1936, le premier tour ayant eu lieu le 26 avril précédent. Il recueille 10.752 voix contre 9.183 à M. Vieljeux, sur 20.308 votants.

Il s'inscrit au groupe du parti Camille Pelletan et siège à la Commission du règlement, à celle de l'enseignement et des beaux-arts, à celle de la marine marchande, à celle des douanes et des conventions commerciales et à celle de la marine militaire.

Il dépose une proposition de résolution tendant à inviter le Gouvernement à proposer la réunion d'une conférence internationale pour régler les plus graves difficultés économiques et politiques sous la condition générale d'une limitation simultanée et contrôlée des armements (1938).

Il se fait entendre à plusieurs reprises à la tribune, notamment au cours de la discussion du projet de loi sur la procédure de conciliation et d'arbitrage dans les conflits collectifs du travail (1936) ; il développe une interpellation sur les conséquences de la politique financière du Gouvernement et sur les mesures qu'il compte prendre pour continuer et consolider l’œuvre du rassemblement populaire (1937) ; il demande à interpeller : sur la nécessité impérieuse d'éclairer enfin l'opinion publique sur les affaires judiciaires et sur les opérations policières en cours, et sur la nécessité du renvoi en Haute-cour de toutes personnes qui y sont mêlées (1937), sur la politique générale du Gouvernement, et il développe cette interpellation (1938), sur la politique extérieure et la nécessité pour la France de prendre l'initiative de préparer et provoquer une conférence internationale pour la pacification de l'Europe (1939).

Au Congrès de Vichy, le 10 juillet 1940, il vote comme la majorité de ses collègues, les pouvoirs constituants au Maréchal Pétain et se consacre désormais au journalisme et à la littérature. Il écrit ses premiers articles pour La Flèche et L'Oeuvre. Il devient directeur politique de La France socialiste en 1942, mais ne le reste qu'un an, sa carte de presse lui ayant été retirée par la censure allemande On lui confie alors les éditoriaux de Paroles Françaises et de La République du Sud-Ouest. Il assure ces services de 1946 à 1949.

Dans le domaine littéraire, il fait paraître L'âge de Caïn, en 1948, sous le pseudonyme de Pierre Abel, que suivra un an plus tard Introduction à la Politique, préfacé par Alain. Puis vient en 1952 Introduction à la Littérature, préfacé par André Maurois.

Il s'essaie à la poésie en publiant un livre de poèmes en 1958 : Cantiques sans Dieu.

Il est également l'auteur de divers ouvrages de philosophie classique.

Il est actuellement professeur de philosophie au lycée Hoche à Versailles. Ayant toujours conservé le goût de la politique, il est en même temps secrétaire général du Parti républicain socialiste.




Né le 27 juin 1906 à Mouthiers (Charente)
Décédé le 5 avril 1970 à Siecq (Charente-maritime)

Député de la Charente-inférieure de 1936 à 1942

(Voir première partie de la biographie dans le dictionnaire des parlementaires français 1889-1940, tome III, p. 990, 991)

A Vichy René Château signe la Déclaration du 7 juillet 1940 à propos de l'Assemblée nationale. Ce document dénonce la IIIe République, réclame un ordre nouveau, national, autoritaire et social, demande le retour du gouvernement à Paris et appelle à la réconciliation avec l'Allemagne. C'est dans ce texte qu'apparaît pour la première fois le terme de « collaboration ».

Pendant l'Occupation il se consacre au journalisme et à la littérature. Collaborateur de La Flèche et de L'Oeuvre, il devient directeur de la France socialiste en 1942.

Après la Libération, par sa décision du 12 décembre 1945, le Jury d'honneur confirme l'inéligibilité qui frappait René Château en raison de son vote du 10 juillet 1940, favorable au projet de loi portant réforme constitutionnelle. Cette instance note que l'ancien député a été un collaborateur direct du régime de Vichy et qu'il a été associé à l'action menée par Marcel Déat.

Il poursuit sa carrière dans la presse et les lettres. Editorialiste de Paroles françaises et de La République du Sud-ouest de 1946 à 1949, il fait paraître L'Age de Caïn, en 1948, sous le pseudonyme de Pierre Abel, suivi un an plus tard d'Introduction à la politique préfacé par Alain. Puis vient, en 1952, Introduction à la littérature, préfacé par André Maurois. Il s'essaie à la poésie et publie, en 1958, un recueil intitulé Cantiques sans Dieu.

Professeur de philosophie et auteur de plusieurs ouvrages consacrés à la philosophie classique, René Château conserve un contact avec la vie politique en exerçant les fonctions de Secrétaire général du Parti républicain-socialiste.



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