François, Marie, Pierre Roullet de la Bouillerie

1764 - 1833

Informations générales
  • Né le 27 avril 1764 à La flèche (Sarthe - France)
  • Décédé le 7 avril 1833 à La flèche (Sarthe - France)

Mandats à l'Assemblée nationale ou à la Chambre des députés

Régime politique
Seconde Restauration - Chambre des députés des départements
Législature
Ire législature
Mandat
Du 22 août 1815 au 5 septembre 1816
Département
Sarthe
Groupe
Droite
Régime politique
Seconde Restauration - Chambre des députés des départements
Législature
IIe législature
Mandat
Du 4 octobre 1816 au 16 mai 1818
Département
Sarthe
Groupe
Droite
Régime politique
Seconde Restauration - Chambre des députés des départements
Législature
IIe législature
Mandat
Du 13 novembre 1820 au 17 août 1822
Département
Sarthe
Groupe
Droite
Régime politique
Seconde Restauration - Chambre des députés des départements
Législature
IIe législature
Mandat
Du 13 novembre 1822 au 24 décembre 1823
Département
Sarthe
Groupe
Droite
Régime politique
Seconde Restauration - Chambre des députés des départements
Législature
IIIe législature
Mandat
Du 25 février 1824 au 5 novembre 1827
Département
Sarthe
Groupe
Droite

Biographies

Biographie extraite du dictionnaire des parlementaires français de 1789 à 1889 (Adolphe Robert et Gaston Cougny)

Député de 1815 à 1818, de 1820 à 1827, ministre et pair de France, né à La Flèche (Sarthe), le 27 avril 1764, mort à La Flèche, le 7 avril 1833, il commença par être commis dans les bureaux de la marine, puis il passa chef de bureau. Il épousa alors Mlle de La Chapelle, fille de l'ancien commissaire général de la maison du roi, et obtint, à la faveur de ce mariage, la place de caissier particulier du premier consul.

Il passa ensuite à l'armée des côtes d'Angleterre, dont Bonaparte le nomma trésorier général, et fut désigné, peu après, pour administrer les fonds extraordinaires de la caisse d'amortissement. Pendant la campagne de 1809, Roullet de la Bouillerie remplit à Vienne la place d'administrateur des fonds du pays conquis, fut nommé, après la paix, trésorier général du domaine extraordinaire dont Defermont était intendant, et élevé à la dignité de maître des requêtes au Conseil d'Etat, section des finances.

Le 11 juillet 1810, il fut créé baron de l'Empire.
Nommé intendant de la liste civile du roi en 1814, il devint, en outre, par la protection du duc de Blacas, secrétaire général du ministère de la maison du roi. À son retour de l'île d'Elbe, Napoléon rendit momentanément à la vie privée le fonctionnaire qui avait abandonné sa cause ; mais la seconde Restauration le rétablit dans toutes ses places et dignités, et y ajouta (octobre 1815) celle de président du comité des finances, en l'absence du ministre chargé de ce portefeuille.

Il avait été, le 22 août de la même année, pour la première fois, élu député de la Sarthe au collège de département par 90 voix sur 166 votants et 228 inscrits. Il fut de la majorité de la « Chambre introuvable » et resta d'ailleurs dans les rangs de la majorité parlementaire au cours des diverses législatures dont il fit partie.

Réélu le 4 octobre 1816, par 105 voix sur 111 votants et 219 inscrits, il fut vivement attaqué par Dupont de l'Eure et par plusieurs autres députés du côté gauche pour la translation, sans ordonnance préalable, d'une somme de 800 000 francs, des caisses du domaine extraordinaire dans celles du Trésor. Le 13 février 1817, il prononça un grand discours, qui fut très applaudi par la droite, et dans lequel il traça un tableau de la situation financière de la France.
Roullet de la Bouillerie ne fut pas candidat aux élections de 1818 et 1819 ; il ne redevint député que le 13 novembre 1820, la Sarthe lui ayant donné, au collège de département, 261 voix sur 294 votants et 367 inscrits ; successivement, il obtint le renouvellement de son mandat :
- le 13 novembre 1822, dans le 3e arrondissement de la Sarthe (La Flèche), avec 222 voix (274 votants, 322 inscrits), contre 39 à Benjamin Constant ;
- et le 25 février 1824, avec 213 voix (224 votants, 312 inscrits).

Il ne cessa de voter avec les plus ardents royalistes et fut quelque temps vice-président de la Chambre des députés.

Le 5 novembre 1827, il fut nommé pair de France et, du 23 mai de la même année au 31 juillet 1830, il occupa les fonctions de ministre d'Etat par intérim, et d'intendant général de la maison du roi.

La chute de Charles X mit fin à sa carrière politique.


Retour haut de page