Mandé, Corneille Lamandé

1776 - 1837

Informations générales
  • Né le 16 août 1776 à Les sables-d'olonne (Vendée - France)
  • Décédé le 1er juillet 1837 à Paris (Paris - France)

Mandats à l'Assemblée nationale ou à la Chambre des députés

Régime politique
Seconde Restauration - Chambre des députés des départements
Législature
IVe législature
Mandat
Du 27 novembre 1827 au 16 mai 1830
Département
Sarthe
Groupe
Majorité ministérielle
Régime politique
Monarchie de Juillet - Chambre des députés
Législature
Ire législature
Mandat
Du 19 juillet 1830 au 12 août 1830
Département
Sarthe
Groupe
Majorité ministérielle

Biographies

Biographie extraite du dictionnaire des parlementaires français de 1789 à 1889 (Adolphe Robert et Gaston Cougny)

Député de 1827 à 1830, né aux Sables-d'Olonne (Vendée) le 16 août 1776, mort à Paris le 1er juillet 1837, fils de François-Laurent Lamandé, ingénieur des ponts et chaussées, et de demoiselle Angélique Jacobsen, il entra, à sept ans, au collège d'Harcourt à Paris, puis à dix-sept ans (23 septembre 1793) à l'Ecole des ponts et chaussées, et, le 3 nivôse an III, à l'Ecole polytechnique, dont il fut un des plus brillants élèves. Il passa de là à l'Ecole d'application (15 nivôse an IV), obtint le premier prix pour un projet de pont biais en pierre mis au concours, et fut envoyé au Havre (1798) pour continuer la construction du pont commencé par son père.

Chargé en 1800 de l'entretien des quais et des ponts d'un des arrondissements de la Seine, il fit construire le pont d'Austerlitz (1801), et le pont d'Iéna (1807), pour lequel il employa la chaux hydraulique artificielle, non encore expérimentée. Il eut ensuite à reconstruire un des ponts de Rouen au moyen de procédés nouveaux consignés dans la Collection lithographique de l'Ecole des ponts et chaussées, acheva, à Paris, le quai de Billy, le quai d'Orsay, consolida les piles du pont Notre-Dame et du pont au Change, et acheva la construction des fontaines de la place de la Concorde. Membre du conseil des travaux publics (31 décembre 1809), ingénieur en chef du département de la Seine (1815), on lui doit l'achèvement du pont de Sèvres, du canal Saint-Maur, etc.

Nommé inspecteur divisionnaire (11 avril 1821), il fut élu membre du conseil général de la Sarthe, et se présenta à la députation, aux élections du 17 novembre 1827, dans le 3e arrondissement électoral de ce département (la Flèche), où il échoua avec 94 voix contre 115 à M. Bourdon du Rocher, élu; mais, dix jours après, le 27, il fut élu député par le collège de département, avec 146 voix (239 votants, 273 inscrits). Membre, pour le sixième bureau, de la commission chargée d'examiner le projet de loi sur la révision annuelle des listes électorales et du jury, il y fit adopter un amendement, vota pour l'abolition de la censure en matière de presse, félicita le ministère Martignac de l'avoir réclamée, demanda que la réapparition, sous un nouveau nom, d'un journal suspendu ne pût avoir lieu qu'un mois après la demande d'autorisation (rejeté), et que les poursuites contre les journaux fussent autorisées devant l'un quelconque des tribunaux dans le ressort duquel le journal a été distribué (rejeté). Il fit maintenir l'allocation accordée à l'École militaire de la Flèche, dont M. Salverte demandait la suppression, défendit, contre le même orateur, dans la discussion du budget de 1828, la direction générale des ponts et chaussées, et réclama l'augmentation du crédit alloué pour l'entretien des routes, dont il refusait de confier les travaux à l'industrie privée, les péages étant un mode d'impôt fort lourd dont l'Etat ne bénéficiait pas ; il soutint le ministère Polignac, et vota contre l'Adresse des 221.

Réélu, le 19 juillet 1830, par 184 voix (280 votants, 317 inscrits), il donna sa démission de député après les journées de Juillet, « les événements qui venaient de s'accomplir ayant changé les conditions sous lesquelles il avait reçu le mandat de ses concitoyens ».

Il resta inspecteur divisionnaire et fut nommé, le 15 avril 1835, inspecteur général; il s'occupait de l'agrandissement du port du Havre, lorsqu'il mourut presque subitement. Il s'était présenté plusieurs fois à l'Académie des sciences; chevalier de la Légion d'honneur (1814), officier (1829).


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