Jean-Louis, Toussaint Minot

1772 - 1837

Informations générales
  • Né le 29 mars 1772 à Tallud (Deux-Sèvres - France)
  • Décédé le 8 février 1837 à Saint-pierre-de-l'isle (Charente-Maritime - France)

Mandats à l'Assemblée nationale ou à la Chambre des députés

Régime politique
Monarchie de Juillet - Chambre des députés
Législature
Ire législature
Mandat
Du 3 juillet 1830 au 31 mai 1831
Département
Charente-Inférieure
Groupe
Opposition

Biographies

Biographie extraite du dictionnaire des parlementaires français de 1789 à 1889 (Adolphe Robert et Gaston Cougny)

Député en 1830, né au Tallud (Deux-Sévres) le 29 mars 1772, mort à Saint-Pierre-de-l'Ile (Charente-Inférieure) le 8 février 1837, il fut admis à dix-sept ans dans l'administration des ponts et chaussées où il resta jusqu'au 15 avril 1789.

En 1791, il s'engagea comme volontaire au 1er bataillon des Deux-Sèvres, fut promu lieutenant le 26 septembre 1792, et capitaine trésorier le 25 mai 1793, fit campagne, pendant ces deux années, à l'armée du Nord, et reçut une blessure grave au siège de Valenciennes. Envoyé en Vendée en l'an II, il passa, le 9 nivôse an III, à la 112e demi-brigade qui faisait alors partie de l'armée de Sambre et Meuse, et fut fait prisonnier à Wurtzbourg le 3 fructidor an IV. Remis en liberté le 15 vendémiaire an V, il rejoignit son régiment, à l'armée d'Italie, assista à la capitulation de Mantoue et au passage du Tagliamento, et se distingua à Gradisca. Attaché ensuite à l'armée d'Egypte, il fut grièvement blessé à la bataille d'Heliopolis 19 mars 1800, devint aide de camp du général Silly le 1er vendémiaire an IX, fut encore blessé devant Alexandrie, dans l'attaque du camp anglais, et passa chef de bataillon le 7 floréal an IX.

Rentré en France la 1er nivôse an X, il fut envoyé au camp de Saint-Omer, puis promu major au 84e de ligne le 30 frimaire an XII, et nommé membre de la Légion d'honneur le 15 pluviôse de la même année. Attaché ensuite au camp d'Utrecht et provisoirement versé dans l'armée gallo-batave, il rejoignit le grande armée en 1806, fit la campagne de Prusse, et devint colonel du régiment des Albanais au service de la France le 15 novembre 1807. Il exerça les fonctions de gouverneur de Corfou de 1808 à 1813, et reçut, cette dernière année, le grade de général de brigade. Commandant de la Charente-Inférieure le 23 juin 1814, il fut décoré de Saint-Louis par le roi Louis XVIII le 1er août suivant.

Pendant les Cent-Jours, il fit partie du 6e corps à l'armée du Nord. Mis en demi-solde par la seconde Restauration, il passa dans la disponibilité le 1er avril 1820, et fut mis à la retraite le 1er décembre 1824.

Peu favorable aux Bourbons, il fut élu, le 3 juillet 1830, député du collège de département de la Charente-Inférieure, par 149 voix (260 votants, 316 inscrits); mais il échoua dans le 3e collège du même département (Saint-Jean-d'Angely), le 5 juillet 1831, par 47 voix contre 204 à l'élu, M. de Beauséjour, 30 à M. Jouanneau et 29 à M. Saint-Blancard.

Remis en activité de service après les événements de 1830, il fut appelé au commandement militaire du département du Tarn le 17 mars 1831, fut nommé officier de la Légion d'honneur le 22 mars suivant, et fut admis définitivement à la retraite, comme maréchal de camp, le 7 juin 1834, conformément à l'ordonnance du 5 avril 1832.


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