René, Auguste Chauvin

1860 - 1936

Informations générales
  • Né le 23 mars 1860 à Vion (Sarthe - France)
  • Décédé le 28 avril 1936 à Plaisir (Yvelines - France)

Mandats à l'Assemblée nationale ou à la Chambre des députés

Régime politique
Troisième République - Chambre des députés
Législature
VIe législature
Mandat
Du 3 septembre 1893 au 31 mai 1898
Département
Seine
Groupe
Socialistes parlementaires

Biographies

Biographie extraite du dictionnaire des parlementaires français de 1889 à 1940 (Jean Jolly)

Né le 23 mars 1860, à Vion (Sarthe), mort le 28 avril 1936, à Plaisir (Seine-et-Oise). Député de la Seine de 1893 à 1898 Encore enfant, René Chauvin était « galibot » dans les mines de Montperthuis, près de Sablé-sur-Sarthe, La tâche était rude et les gains plus que modestes. Aussi apprit-il, grâce aux circonstances, le métier de coiffeur. D'abord « garçon », il réussit à devenir patron. Ayant le goût de la politique, il adhéra au parti ouvrier français de Jules Guesde, et, par ses articles, ses conférences, devint un actif militant socialiste. Ses initiatives furent nombreuses : il créa la Chambre syndicale des ouvriers coiffeurs, l'Orphelinat des coiffeurs et dirigea la Fédération des coiffeurs de France, journal corporatif, en 1889 et 1890, Il se présenta aux élections générales législatives des 20 août et 3 septembre 1893, dans la cinquième circonscription de Saint-Denis, et fut élu au deuxième tour de scrutin par 5.183 voix contre 4.608 à M. Viguier et 3.383 à M. Georgi sur 13.564 votants. Inscrit au groupe socialiste-Guédiste, il manifesta d'emblée une grande activité. Auteur de plusieurs propositions de loi tendant, notamment, à venir au secours des marins français et de leurs familles, victimes de la tempête (1893), à interdire à tout propriétaire d'immeubles de faire payer des loyers d'avance (1894), à établir un impôt sur les chasses gardées pour en affecter les ressources à la création d'une caisse nationale de maternité (1896), il se manifesta à la tribune en de nombreuses circonstances : discussion de l'interpellation sur le maintien de la fermeture de la Bourse du travail (1894), de sa propre interpellation sur le service des trains de banlieue dits «trains ouvriers» (1894), du budget de la Légion d'honneur de l'exercice 1895, du budget des Postes et Télégraphes et de celui des cultes du même exercice (1895), de l'interpellation sur les accidents survenus à l'asile de Nanterre par suite de la mauvaise qualité du pain fourni aux hospitalisés (1895), du projet de loi tendant à distraire de la commune de Colombes, la section de Bois-Colombes, pour l'ériger en commune distincte (1895), du projet de loi relatif à l'Exposition universelle de 1900 (1896) ; de son interpellation sur les réductions de salaires faites à des ouvriers appartenant au personnel civil des ateliers de l'Etat relevant du Ministère de la Guerre (1896) ; de la proposition de loi ayant pour but d'interdire la fabrication, la circulation et la vente des vins artificiels (1896) ; du budget des Postes, télégraphes et téléphones de l'exercice 1897 (1896) ; de son interpellation sur l'amélioration et l'extension du service des « trains ouvriers » (1897) ; des propositions de loi relatives au placement des employés et ouvriers des deux sexes et à la suppression des bureaux de placement par extinction (1897) ; des budgets du commerce, de l'instruction publique, des beaux-arts, des conventions, de la guerre et de la loi de finances de l'exercice 1898 (1898) ; de l'interpellation sur les conditions de l'organisation de l'Exposition coloniale de 1900 (1898) ; de la proposition de loi relative aux candidatures multiples (1898).

Il subit un échec aux élections générales des 8 et 22 mai 1898, où il n'obtint au deuxième tour de scrutin que 9.296 .voix contre 9.696 à M. Stanislas-Ferrand, sur 19.396 votants, après être arrivé en tète au premier tour.

Il adhéra alors au parti socialiste, unifié, et fut membre de la Commission permanente du Conseil national de ce parti. Il reprit en même temps ses activités professionnelles et fonda, 19, boulevard Montmartre un « Bulletin hebdomadaire des coiffeurs de France » organe d'une agence de vente de fonds de commerce de coiffeurs, qui cessa de paraître le 28 décembre 1901.

Avant les élections générales de 1914, il rompit avec le parti socialiste unifié pour créer un parti ouvrier qui prônait le retour à la lutte des classes.

Il avait auparavant dirigé avec Jules Guesde La petite République, collaboré au Peuple de Lyon, au Réveil du Nord, au Cri du peuple, et publié en 1894, un opuscule : Sans Patrie.

Après avoir habité longtemps Paris, puis la banlieue parisienne et s'être remarié en 1931, alors qu'il avait 71 ans, il se retira finalement à Plaisir (Seine-et-Oise) où il mourut, le 28 avril 1936, à 76 ans.


Retour haut de page