Emile, Victor Chenel

1847 - 1905

Informations générales
  • Né le 23 octobre 1847 à Vire (Calvados - France)
  • Décédé le 14 mars 1905 à Vire (Calvados - France)

Mandats à l'Assemblée nationale ou à la Chambre des députés

Régime politique
Troisième République - Chambre des députés
Législature
VIIe législature
Mandat
Du 8 mai 1898 au 31 mai 1902
Département
Calvados

Biographies

Biographie extraite du dictionnaire des parlementaires français de 1889 à 1940 (Jean Jolly)

Né le 23 octobre 1874 à Vire (Calvados), mort le 14 mars 1905 à Vire.

Député du Calvados de 1898 à 1902.

Ses études secondaires terminées, Emile Chenel fit son droit à l'Université de Rennes, puis se fit recevoir avocat au barreau de Vire. Il fut en même temps juge suppléant au tribunal de première instance.

Ayant le goût de la politique il entra au Conseil municipal de Vire en 1885 pour s'en faire élire maire et le demeurer jusqu'en 1905. Il fut élu conseiller général du Calvados en 1894.

Aux élections générales législatives du 8 mai 1898, il fit acte de candidature dans la circonscription de Vire et emporta le siège au premier tour de scrutin, par 8.790 voix contre 7.793 à M. Jules, Victor Delafosse, député sortant, conservateur, sur 16.703 votants.

Dans sa profession de foi, il déclarait à ses électeurs : « Je veux une République ouverte, large, tolérante pour toutes les convictions et toutes les croyances. Je veux la liberté, et la liberté non pour moi seul et mes idées, mais la liberté pour tous : liberté politique, liberté civile, liberté religieuse. Je ne veux pas du désordre, le pire ennemi de la liberté. Je veux l'égalité de tous les citoyens devant la loi, appliquée avec justice et fermeté, sans faveurs ni rigueurs pour aucun. Je veux la fraternité et j'appelle de toutes mes forces l'union, la confiance et la sympathie entre les différentes classes de la société. Je désire surtout de tout mon coeur, pour le bonheur de l'humanité, l'harmonie entre le patron et l'ouvrier. Une bonne volonté réciproque doit les rapprocher. Pas d'exploiteurs, pas d'insatiables ; chacun, dans la sphère de ses droits, sous l'égide d'une commune entente : voilà mon idéal. »

Inscrit au groupe des républicains progressistes, il appartint à diverses commissions et rapporta plusieurs projets de loi autorisant la prorogation de surtaxes d'octroi. Il se fit entendre au cours de la discussion : du projet de loi autorisant la ville de Paris à établir des taxes directes en remplacement des droits d'octroi sur les boissons hygiéniques (1898), des budgets de l'intérieur et de la justice de l'exercice 1900 (1899), au projet et des propositions de loi concernant les Caisses de retraites ouvrières (1901), du budget de la guerre de l'exercice 1902 (1902).

Il subit un échec aux élections générales du 27 avril 1902 où il n'obtint au premier tour de scrutin que 7.638 voix contre 9.030 à M. Jules Delafosse qui retrouva son siège, sur 16.849 votants. Il fut candidat au Sénat au renouvellement du 4 janvier 1903, dans son département du Calvados, mais n'obtint au premier et unique tour de scrutin, que 248 voix sur 1.141 votants.

Il mourut prématurément deux années plus tard, à Vire, le 14 mars 1905, âgé seulement de 58 ans.


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