Barthélémy Bompard

1784 - 1867

Informations générales
  • Né le 1er septembre 1784 à Chatenois (Vosges - France)
  • Décédé le 28 février 1867 à Thionville (Moselle - France)

Mandats à l'Assemblée nationale ou à la Chambre des députés

Régime politique
Monarchie de Juillet - Chambre des députés
Législature
IVe législature
Mandat
Du 4 novembre 1837 au 2 février 1839
Département
Moselle
Groupe
Majorité conservatrice

Biographies

Biographie extraite du dictionnaire des parlementaires français de 1789 à 1889 (Adolphe Robert et Gaston Cougny)

Député de 1837 à 1839, né à Châtenois (Vosges), le 1er septembre 1784, mort à Thionville (Moselle), le 28 février 1867, il était le fils d'un commerçant. Il établit en 1806, à Metz, une maison de draperie, qui prospéra, et il devint successivement juge suppléant au tribunal de commerce, puis juge titulaire (1818) et président (1830) de ce tribunal. Il était déjà président de la chambre de commerce depuis 1829.

Membre, sous la Restauration, du « comité constitutionnel » de Metz, qu'il avait concouru à créer, il se déclara pour le gouvernement de Juillet, fonda le journal l'Indépendant de la Moselle, devint adjoint au maire, puis maire, chevalier de la Légion d'honneur, et conseiller général; il déploya une certaine activité pendant l'épidémie cholérique de 1832, et fut enfin élu député du 3e collège de Metz, le 4 novembre 1837, par 103 voix sur 205 votants et 275 inscrits; il remplaçait M. Genot, député de l'opposition. Conservateur, il vota le plus souvent avec le ministère dans la session de 1837-1838 ; il s'en sépara, pourtant, dans certaines questions, par exemple, pour repousser la proposition de faire exécuter par les agents du gouvernement simultanément quatre grandes lignes de chemin de fer, et se prononça aussi pour la réduction des rentes cinq pour cent. Il prit parti en 1838-39 contre la « coalition », et échoua aux élections de 1839 contre M. Charpentier, premier président de la Cour royale de Metz.
M. Bompard quitta alors la vie parlementaire et donna sa démission de maire de Metz, le 7 mai 1839, à la suite de différents incidents tumultueux soulevés au conseil municipal de cette ville, notamment à propos des agents de la police locale, que le maire était accusé d'avoir employés soit à recruter des électeurs, soit à s'informer de ce qui se passait au sujet de la pétition pour la réforme électorale.


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