François, Marie Guillo Du Bodan

1794 - 1872

Informations générales
  • Né le 7 février 1794 à Vannes (Morbihan - France)
  • Décédé le 12 mai 1872 à Vannes (Morbihan - France)

Mandats à l'Assemblée nationale ou à la Chambre des députés

Régime politique
Deuxième République
Législature
Assemblée nationale constituante
Mandat
Du 23 avril 1848 au 26 mai 1849
Département
Morbihan
Groupe
Droite

Biographies

Biographie extraite du dictionnaire des parlementaires français de 1789 à 1889 (Adolphe Robert et Gaston Cougny)

Représentant du peuple en 1848, né à Vannes (Morbihan) le 7 février 1794, mort à Vannes le 12 mai 1872, fils de Barthélemy Ange Xavier Guillo du Bodan (1753-1842), député au Corps législatif en l'an XII, François Marie Guillo du Bodan suivit la carrière judiciaire.

À vingt-deux ans, il fut nommé substitut à Vannes, puis, à vingt-neuf ans, procureur du roi à Quimper. Il fut ensuite avocat général à Rennes (1829), procureur général à Alger (1843) et procureur général à Rennes (1845). Par ses traditions de famille et ses opinions personnelles, M. Du Bodan appartenait au parti légitimiste.

On cite de lui quelques traits prouvant qu'il sut rester indépendant à l'égard du pouvoir et de son propre parti. Etant avocat général à Rennes, il chercha à faire acquitter le Journal de Rennes, qui était l'organe de l'opinion démocratique. Il était à la tête du parquet de Rennes et le doyen des chefs de parquets de France, quand éclata la révolution de février. Tout d'abord, M. Du Bodan envoya sa démission, mais il la retira sur la demande du gouvernement provisoire. Le ministre de la justice, M. Crémieux, lui ayant réclamé des renseignements sur le chef des Chouans, Mandart et ses compagnons, l'opposition formelle de M. du Bodan ne contribua pas peu à ce que ces détenus ne fussent pas amnistiés.

Le 23 avril 1848, il fut élu représentant du Morbihan à l'Assemblée constituante, le 2e sur 12, par 72 989 voix sur 105 877 votants et 123 200 inscrits. Il fit partie, comme vice-président, du comité de l'Algérie et des colonies, et traita avec une grande compétence les questions intéressant notre colonie algérienne. Il avait pris place sur les bancs de la droite ; il se prononça :
- pour le bannissement de la famille d'Orléans,
- pour la loi contre les attroupements,
- pour le décret sur les clubs,
- pour les poursuites contre Louis Blanc et Caussidière,
- pour la proposition Rateau,
- pour le renvoi des accusés du 15 mai devant la Haute Cour de Bourges,
- pour l'interdiction des clubs,
- pour les crédits relatifs à l'expédition de Rome,
- pour le cautionnement des journaux,
- contre l'abolition de la peine de mort,
- contre l'impôt progressif,
- contre l'amendement Grévy,
- contre le droit au travail,
- contre la suppression et la réduction de l'impôt du sel,
- contre l'amnistie générale et la mise en liberté des transportés de juin, qui fut rejetée faute de quatre voix.

Il prit un congé du 15 novembre au 11 décembre 1848. M. Du Bodan ne fit pas partie de la Législative, ni d'aucune autre Assemblée.

Conseiller général du Morbihan en 1852, il fut nommé, le 25 février 1859, conseiller à la chambre criminelle de la Cour de cassation. Il occupa ces hautes fonctions pendant dix années, à la suite desquelles il fut admis à la retraite. Il retourna alors à Vannes, et y mourut à l'âge de soixante dix-huit ans.

Officier de la Légion d'honneur (1852).


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