Henri, Louis, René Meynadier

1778 - 1847

Informations générales
  • Né le 8 février 1778 à Saint-andré (Gard - France)
  • Décédé le 29 juin 1847 à Paris (Paris - France)

Mandats à l'Assemblée nationale ou à la Chambre des députés

Régime politique
Cent-Jours
Législature
Chambre des représentants
Mandat
Du 16 juin 1815 au 13 juillet 1815
Département
Gard
Régime politique
Monarchie de Juillet - Chambre des députés
Législature
IIe législature
Mandat
Du 6 septembre 1831 au 25 mai 1834
Département
Lozère
Groupe
Majorité ministérielle
Régime politique
Monarchie de Juillet - Chambre des députés
Législature
IIIe législature
Mandat
Du 21 juin 1834 au 3 octobre 1837
Département
Lozère
Groupe
Majorité ministérielle
Régime politique
Monarchie de Juillet - Chambre des députés
Législature
IVe législature
Mandat
Du 4 novembre 1837 au 2 février 1839
Département
Lozère
Groupe
Majorité ministérielle
Régime politique
Monarchie de Juillet - Chambre des députés
Législature
Ve législature
Mandat
Du 2 mars 1839 au 8 mai 1839
Département
Lozère
Groupe
Majorité ministérielle
Régime politique
Monarchie de Juillet - Chambre des députés
Législature
Ve législature
Mandat
Du 15 juin 1839 au 16 juillet 1839
Département
Lozère
Groupe
Majorité ministérielle
Régime politique
Monarchie de Juillet - Chambre des députés
Législature
Ve législature
Mandat
Du 24 août 1839 au 12 juin 1842
Département
Lozère
Groupe
Majorité ministérielle
Régime politique
Monarchie de Juillet - Chambre des députés
Législature
VIe législature
Mandat
Du 9 juillet 1842 au 6 juillet 1846
Département
Lozère
Groupe
Majorité ministérielle
Régime politique
Monarchie de Juillet - Chambre des députés
Législature
VIIe législature
Mandat
Du 1er août 1846 au 29 juin 1847
Département
Lozère
Groupe
Majorité ministérielle

Biographies

Biographie extraite du dictionnaire des parlementaires français de 1789 à 1889 (Adolphe Robert et Gaston Cougny)

Représentant aux Cent-Jours, député de 1831 à 1847, né à Saint-André (Gard) le 8 février 1778, mort à Paris le 29 juin 1847, il entra au service, en 1791, comme volontaire au 1er bataillon du Gard, devint sergent-major un an après, et, attaché aux adjudants-généraux à l'armée des Pyrénées-Orientales, se distingua à Rivesaltes et à Peyretorto où il fut blessé.

Fait prisonnier le 4 octobre 1794, il ne rentra en France que l'année suivante, passa alors capitaine au 1er bataillon de la Lozère, et fut nommé par le général Brune adjoint aux adjudants des armées d'Italie et aide de camp du général Vignolles. A la rupture de la paix d'Amiens, il fit partie de la grande armée; chef de bataillon après Austerlitz, colonel après Wagram, chef d'état-major de Mortier en 1812, chef d'état-major de la garde impériale pendant la campagne de Saxe, il fut promu général de brigade après Leipsig, où il lutta héroïquement, et passa ensuite au 6e corps d'armée qui eut tant à souffrir durant la campagne de 1814.

À la première Restauration, il fut versé, comme lieutenant-commandant, à la 4e compagnie des gardes du corps, et, en mai 1815, en qualité de chef d'état-major de la maison militaire du roi, accompagna Louis XVIII jusqu'à Béthune, où il procéda au licenciement des troupes de la garde royale restées sous ses ordres.

Elu, le 13 mai suppléant du député de l'arrondissement du Vigan (Gard), il fut admis à la Chambre le16 juin, le député Pieyre ayant démissionné, mais se fit accorder un congé en raison de ses obligations militaires.

Employé à l'armée des Alpes sous Suchet (1815), il commanda l'arrière-garde pendant la retraite sur Lyon, sut contenir les alliés, et battit même les Autrichiens près de Nantua.

Créé comte le 23 décembre 1815, il prit part à la guerre d'Espagne en 1823, comme chef d'état-major du 3e corps d'armée, qui, commandé par le prince de Hohenlohe, occupa les provinces basques. Nommé major-général de l'armée d'occupation, il resta en Espagne jusqu'en 1825, devint alors général de division, et fut chargé de nombreuses inspections. En 1827, il commanda la 9e division militaire à Montpellier, et, en 1829, la 19e à Clermont. Il était grand-croix de la Légion d'honneur.

Après la révolution de 1830, M. Meynadier entra dans la vie politique. Conseiller général du Gard en 1831, fonctions qu'il conserva jusqu'à sa mort, il fut successivement élu député du 2e collège de la Lozère (Florac) :
- le 6 septembre 1831, en remplacement de M. Pelet de la Lozère qui avait opté pour Toulouse, avec 76 voix (106 votants, 148 inscrits), contre 25 voix à M. Monestier juge ;
- le 21 juin 1834, par 87 voix (123 votants, 151 inscrits), contre 34 voix à M. André ;
- le 4 novembre 1837, par 117 voix (119 votants, 166 inscrits) ;
- le 2 mars 1839, par 113 voix (121 votants).

Cette élection ayant été annulée, M. Meynadier se représenta devant ses électeurs qui lui renouvelèrent son mandat, le 15 juin suivant, par 109 voix ( 130 votants) ; invalidé une deuxième fois, il fut encore renommé le 24 août de la même année, par 107 voix (121 votants), puis réélu de nouveau, le 9 juillet 1842, par 95 voix (153 votants, 183 inscrits), contre 58 voix à M. Daudé et, une dernière fois, le 1er août 1846.

M. Meynadier ne cessa pas de faire partie de la majorité ministérielle ; il approuva la loi de disjonction et l'adresse de 1839, vota pour la dotation du duc de Nemours, pour les fortifications de Paris, pour le recrutement, contre les incompatibilités, contre l'adjonction des capacités, pour l'indemnité Pritchard, et repoussa les mesures réclamées par l'opposition. Il mourut en juin 1847, et fut remplacé, le 7 août suivant, par M. Daudé.

Date de mise à jour : octobre 2017


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