Etienne, Joseph de Pavée de Villevieille

1739 - 1793

Informations générales
  • Né le 31 décembre 1739 à Villevieille (Gard - France)
  • Décédé le 1er juillet 1793 à Saint-Oliva (Espagne)

Mandats à l'Assemblée nationale ou à la Chambre des députés

Régime politique
Révolution
Législature
Assemblée nationale constituante
Mandat
Du 15 avril 1789 au 30 septembre 1791
Baillage
Navarre (Type : Province)
Groupe
Clergé

Biographies

Biographie extraite du dictionnaire des parlementaires français de 1789 à 1889 (Adolphe Robert et Gaston Cougny)

Député en 1789, né au château de Villevieille (Gard) le 31 décembre,1739, mort au couvent de Saint-Oliva (Espagne) le 6 novembre 1793, il appartenait à une famille d'ancienne noblesse du Bas-Languedoc, apparentée aux princes de Condé et aux Montmorency, et était le troisième fils de Joseph-Raymond de Pavée, marquis de Villevieille, baron de Montredon, capitaine dans le régiment du roi, commandant pour le roi dans la ville et château de Sommières, et de Françoise-Mélanie de la Fare-Montclar.

Reçu docteur en Sorbonne, l'abbé de Villevieille fut doté de la seigneurie de Marac et fut nommé auditeur de rote. Puis, il devint vicaire général du diocèse d'Albi, et fut nommé, en novembre 1783, évêque de Bayonne.

Elu, en mars 1789, député du clergé de la Navarre aux Etats-Généraux, il soutint de ses votes les privilèges de son ordre, et fut des derniers à accepter la vérification en commun des pouvoirs et la réunion avec le Tiers-Etat.



Il refusa de prêter le serment exigé par la constitution civile du clergé, adressa sur ce point d'énergiques instructions à ses prêtres, passa quelque temps en Espagne (1790), puis rentra dans son diocèse, où il protesta contre les actes de juridiction de l'évêque constitutionnel, dom Sanadon, bénédictin.

Menacé de poursuites, M. de Villevieille reprit le chemin de l'Espagne (1791), et mourut, deux ans après, au monastère des bernardins d'Oliva où il s'était retiré.

Son frère, Philippe-Charles, maréchal de camp, littérateur de talent, fut ami de Voltaire, qui le cite fréquemment dans sa correspondance. Ce fut lui qui certifia, avec le marquis de Villette, la demande des derniers secours de la religion faite par Voltaire au curé de Saint-Sulpice.




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