Frédéric, Joseph de Cacqueray

1771 - 1845

Informations générales
  • Né le 14 décembre 1771 à Angers (Maine-et-Loire - France)
  • Décédé le 12 février 1845 à La jumellière (Maine-et-Loire - France)

Mandats à l'Assemblée nationale ou à la Chambre des députés

Régime politique
Seconde Restauration - Chambre des députés des départements
Législature
IVe législature
Mandat
Du 17 novembre 1827 au 16 mai 1830
Département
Maine-et-Loire
Groupe
Droite légitimiste
Régime politique
Monarchie de Juillet - Chambre des députés
Législature
Ire législature
Mandat
Du 12 juillet 1830 au 14 août 1830
Département
Maine-et-Loire
Groupe
Droite légitimiste

Biographies

Biographie extraite du dictionnaire des parlementaires français de 1789 à 1889 (Adolphe Robert et Gaston Cougny)

Député de 1827 à 1830, né à Angers (Maine-et-Loire), le 14 décembre 1771, mort à la Jumellière (Maine-et-Loire), le 12 février 1845, il était sous-lieutenant en 1786 dans Royal-cavalerie, que commandait alors son père comme lieutenant-colonel; il émigra à l'armée de Condé, fut admis en 1794 au régiment de Castries, embarqué à Hambourg pour l'Angleterre, puis envoyé en Portugal.

Quand son régiment fut licencié, il rejoignit son père à Londres et s'occupa, pour vivre, d'enluminer des estampes. Rentré en France en 1802, il devint, sous l'Empire, maire de la Jumellière. Il accueillit avec joie la Restauration, qui le fit chevalier de Saint-Louis, commanda une division de la levée vendéenne de 1815, puis entra au conseil d'arrondissement (1816) et au Conseil général de son département (1824).

Le 17 novembre 1827, Cacqueray fut élu, au collège de département, comme candidat du gouvernement, député de Maine-et-Loire, par 91 voix sur 178 votants et 210 inscrits, contre 71 à M. Guérin de la Roussardière. Il vota constamment avec les royalistes du côté droit, et se mêla à plusieurs discussions: sur la presse périodique, sur la dotation des petits séminaires, sur les secours aux « soldats de l'armée de l'Ouest », sur les intérêts des membres de la Légion d'honneur, etc.

Réélu, le 12 juillet 1830, par le 3e arrondissement de Maine-et-Loire (Beaupréau), avec 104 voix sur 183 votants et 211 inscrits, contre 76 à M. Jean-Jacques Duboys, il resta fidèle à ses opinions légitimistes, se démit de ses fonctions de maire de la Jumellière, après la révolution de 1830, et, refusant le serment à la monarchie de juillet, envoya sa démission de député en ces termes : « Lacontrie, 14 août 1830.

« Monsieur le Président, « J'admire ceux de mes honorables collègues qui ont défendu et qui défendent encore la monarchie au milieu des vicissitudes qu'elle vient d'éprouver. Mais il ne m'est pas donné de pouvoir suivre leurs traces.

« Les raisons de famille les plus impérieuses me retiennent dans mes foyers; il serait trop long de les exposer à la Chambre. Veuillez avoir la bonté, monsieur, de lui faire agréer ma démission.

« Je suis, etc. Le chevalier DE CACQUERAY député de Maine-et-Loire. »

Cacqueray fut compromis dans les troubles qui suivirent, comme ayant donné asile à deux insurgés du Bocage. Acquitté par le jury de Blois en octobre 1832, il revint à la Jumellière, où il est mort.

On a de lui, outre ses Discours et opinions, divers choix de poésies et d'intéressants mémoires, intitulés : Réflexions sur les choses et sur les hommes que j'ai vus de près (1831): la partie de ces Souvenirs qui est relative au séjour de Cacqueray en Angleterre est particulièrement curieuse par les documents qu'elle renferme sur le monde des émigrés.


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