Jacques, Marie Ardaillon

1795 - 1873

Informations générales
  • Né le 7 mars 1795 à Boulieu-lès-annonay (Ardèche - France)
  • Décédé le 7 juin 1873 à Lyon (Rhône - France)

Mandats à l'Assemblée nationale ou à la Chambre des députés

Régime politique
Monarchie de Juillet - Chambre des députés
Législature
IIe législature
Mandat
Du 5 juillet 1831 au 25 mai 1834
Département
Loire
Groupe
Majorité ministérielle
Régime politique
Monarchie de Juillet - Chambre des députés
Législature
IIIe législature
Mandat
Du 21 juin 1834 au 3 octobre 1837
Département
Loire
Groupe
Majorité ministérielle
Régime politique
Monarchie de Juillet - Chambre des députés
Législature
IVe législature
Mandat
Du 4 novembre 1837 au 2 février 1839
Département
Loire
Groupe
Majorité ministérielle
Régime politique
Monarchie de Juillet - Chambre des députés
Législature
Ve législature
Mandat
Du 2 mars 1839 au 12 juin 1842
Département
Loire
Groupe
Majorité ministérielle

Biographies

Biographie extraite du dictionnaire des parlementaires français de 1789 à 1889 (Adolphe Robert et Gaston Cougny)

Député de 1831 à 1842, né à Boulieu-lès-Annonay (Ardèche), le 7 mars 1795, mort à Lyon (Rhône) le 7 juin 1873. Riche propriétaire de forges à Saint-Junien, il se fit, sous la Restauration, la réputation d'un zèlé partisan des idées libérales.

En sollicitant, après la Révolution de Juillet, le 5 juillet 1831, les suffrages des électeurs du 2e collège électoral de la Loire (Saint-Chamond), il s'engagea à combattre les ministres qui s'écarteraient des principes de cette Révolution, et se déclara l'adversaire de l'hérédité de la pairie. Il fut élu par 119 voix sur 126 votants et 351 inscrits. Réélu successivement le 21 juin 1834 avec 174 voix (263 votants, 434 inscrits), le 4 novembre 1837, avec 222 voix (409 votants, 494 inscrits), et le 2 mars 1839, il fit toujours partie, dans ces diverses législatures, de la majorité ministérielle; toutefois, il se montra fidèle à sa promesse de voter contre l'hérédité de la pairie.

M. Ardaillon ne joua guère, dans les délibérations de la Chambre des députés, que le rôle d'interrupteur. Il s'écria, par exemple, alors que M. Isambert parlait dans la discussion de la loi sur les barricades : « Les Romains se servaient d'armes blanches, et non pas d'armes à feu! » « M. Ardaillon, écrivait un biographe, s'adonne aussi à la spécialité du rire, dont il fait un fréquent usage, lorsque les orateurs patriotes s'efforcent d'émouvoir l'assemblée par le récit des malheurs des proscrits ou des victimes de la police. » Il vota les poursuites contre le journal la Tribune, contre Audry de Puyravault et Cormenin, il vota enfin les projets de loi présentés, après l'attentat de Fieschi (1835) contre l'institution du jury et contre la presse. Aux élections du 9 juillet 1842, il échoua avec 193 voix; son concurrent, M. Gaultier, fut élu par 247 suffrages.

M. Ardaillon était maire de Saint-Chamond, conseiller général de la Loire et officier de la Légion d'honneur.


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