Jean-François Vauvilliers

1737 - 1801

Informations générales
  • Né le 24 septembre 1737 à Paris (Seine - France)
  • Décédé le 23 juillet 1801 à Saint-Pétersbourg (Russie)

Mandats à l'Assemblée nationale ou à la Chambre des députés

Régime politique
Révolution
Législature
Conseil des Cinq-Cents
Mandat
Du 12 avril 1797 au 26 décembre 1799
Département
Seine-et-Oise
Groupe
Modérés

Biographies

Biographie extraite du dictionnaire des parlementaires français de 1789 à 1889 (Adolphe Robert et Gaston Cougny)

député au Conseil des Cinq-Cents, né à Paris le 24 septembre 1737, mort à Saint-Pétorbourg (Russie) le 23 juillet 1801, fils d'un professeur, fit de fortes études de latin et de grec, et devint employé à la Bibliothèque royale, puis professeur de grec au collège de France (1766). Son Examen historique et politique du gouvernement de Sparte (1769) et ses Essais sur Pindare (1772) le firent entrer, en 1782, à l'Académie des inscriptions. Il travailla alors aux Notices et extraits des manuscrits de la bibliothèque du roi, au Recueil des portraits des hommes et des femmes illustres de Duflos, et composa en latin un Eloge funèbre de Louis XV et une: Idylle sur la naissance du Dauphin. Partisan de la Révolution, il fut nommé, en 1789, président du district de Sainte-Geneviève et député suppléant de Paris aux Etats-Généraux. Membre de la municipalité et lieutenant du maire: de Paris au bureau des subsistances, il prit toutes les mesures nécessaires pour combattre la disette de 1790, protesta contre l'envahissement de la municipalité par les révolutionnaires, et repoussa l'établissement du comité de recherches demandé par Danton. Nommé commissaire à l'effet de recevoir le serment imposé aux prêtres par la Constitution, il refusa ce poste et donna sa démission de professeur au collège de France, où il fut remplacé par Gail. On lui attribua alors deux brochures qui firent quelque bruit : Témoignage de la raison et de la foi contre la constitution civile du clergé (1791), et Les Vrais Principes de l'Eglise, de la morale et de la raison sur la constitution civile du clergé (1791). Son nom ayant été trouvé sur le Livre rouge, il dut se cacher chez son ami, l'avocat Bloude, fut arrêté à Corbeil, après le 10 août, pour avoir défendu la famille royale, et fut remis en liberté par l'entremise d'un de ses anciens élèves. Devenu secrétaire d'un membre de la Convention après le 9 thermidor, il s'occupa d'un ouvrage sur les assemblées représentatives, et fut appelé par Benezech, en 1795, à la direction générale des approvisionnements; mais il donna peu de temps après sa démission pour ne pas prêter le serment de haine à la royauté, publia une brochure explicative intitulée : Question sur les serments ou promesses politiques (Bâle, 1796), et fut compromis dans le complot royaliste de Brottier et La Villeheurnois qui l'avaient désigné comme directeur général des approvisionnements, Le conseil de guerre de l'Hôtel de Ville de Paris, faute de preuves, l'acquitta le 8 août 1797. Elu, le 23 germinal au V, député de Seine-et-Oise au Conseil des Cinq-Cents, par 205 voix (242 votants), il parla sur le serment, sur la liberté des cultes, sur la séparation des pouvoirs et sur le divorce, s'allia avec le parti de Clichy et attaqua les ministres et les mesures prises par le Directoire. Proscrit au 18 fructidor, il se réfugia en Suisse, puis à Saint-Pétersbourg, où Paul Ier le nomma membre de l'académie des sciences et lui fit une pension. Il préparait un travail important sur les Sociétés politiques, lorsqu'il mourut.


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