Horace, Eugène, Antoine de Choiseul-Praslin

1837 - 1915

Informations générales
  • Né le 23 février 1837 à Paris (Seine - France)
  • Décédé le 6 décembre 1915 à Paris (Paris - France)

Mandats à l'Assemblée nationale ou à la Chambre des députés

Régime politique
Second Empire - Corps législatif
Législature
IVe législature
Mandat
Du 6 juin 1869 au 4 septembre 1870
Département
Seine-et-Marne
Groupe
Gauche
Régime politique
Assemblée Nationale
Législature
Mandat
Du 8 février 1871 au 7 mars 1876
Département
Seine-et-Marne
Groupe
Centre gauche
Régime politique
Troisième République - Chambre des députés
Législature
Ire législature
Mandat
Du 20 février 1876 au 25 juin 1877
Département
Seine-et-Marne
Groupe
Gauche républicaine
Régime politique
Troisième République - Chambre des députés
Législature
IIe législature
Mandat
Du 14 octobre 1877 au 14 octobre 1881
Département
Seine-et-Marne
Groupe
Gauche républicaine
Régime politique
Troisième République - Chambre des députés
Législature
IIIe législature
Mandat
Du 21 août 1881 au 14 octobre 1885
Département
Seine-et-Marne
Groupe
Gauche républicaine
Régime politique
Troisième République - Chambre des députés
Législature
Ve législature
Mandat
Du 6 octobre 1889 au 14 octobre 1893
Département
Corse
Groupe
Gauche républicaine

Biographies

Député au Corps législatif de 1869 à 1870, représentant en 1871, et député de 1876 à 1885, né à Paris le 23 février 1837, fils de Charles Laure Hugues Théobald, comte de Choiseul-Praslin (1805-1847), député de 1839 à 1842, pair de France, Horace Eugène Antoine, comte de Choiseul-Praslin, entra dans la marine en 1853, puis s'engagea, en 1854, dans le 1er hussard, fit les campagnes de Crimée et d'Italie, et quitta l'armée en 1866, avec le grade de sous-lieutenant, décoré de la médaille militaire et de la Légion d'honneur.

Il se retira dans ses propriétés près de Melun, devint membre du conseil général de Seine-et-Marne (1867), et maire de Maincy ; le 6 juin 1869, candidat de l'opposition libérale dans la 1re circonscription de Seine-et-Marne, il fut élu député au Corps législatif, au second tour de scrutin, par 17 634 voix sur 31 206 votants et 35 721 inscrits, contre M. de Beauverger, député sortant, 13 378 voix. Il siégea au centre droit, et vota contre le plébiscite, et contre la déclaration de guerre à la Prusse.

En août 1870, il sollicita vainement du service dans l'armée active, et fut élu, après le 4 Septembre, chef du 96e bataillon de la garde nationale de Paris.

Élu, le 8 février 1871, représentant de Seine-et-Marne à l'Assemblée nationale, le 1er sur 7, par 36 298 voix sur 43 606 votants et 97 413 inscrits, il prit place au centre gauche, fut nommé, le 29 mars suivant, ministre de France en Italie, donna sa démission de ce poste en novembre, et rentra à l'Assemblée. C'est sur sa proposition que celle-ci déclara que M. Thiers « avait bien mérité de la patrie »; il vota pour le retour de l'Assemblée à Paris, pour l'arrêté contre les enterrements civils, pour la dissolution, contre le pouvoir constituant de l'Assemblée, contre la démission de Thiers, contre le septennat, contre le maintien de l'état de siège, contre le ministère de Broglie, pour l'amendement Wallon, pour l'ensemble des lois constitutionnelles.

L'arrondissement de Melun lui renouvela son mandat, aux élections du 20 février 1876, par 8 796 voix sur 13 265 votants et 17 577 inscrits, contre 2 966 voix à M. Sacré, candidat radical ; il siégea à gauche, vota contre le ministère de Broglie-Fourtou, qui l'avait révoqué de ses fonctions de maire de Maincy, le 2 août, et fut des 363.

Réélu, en cette qualité, le 14 octobre 1877, par 9 582 voix sur 15 356 votants et 17 790 inscrits contre le candidat officiel, M. Hennecart, 5 666 voix, il fut membre du comité de résistance organisé par la gauche contre le ministère de Rochebouët, et vota ensuite pour le ministère Dufaure, et pour les ministères opportunistes.

Le 28 septembre 1880, il entra comme sous-secrétaire d'Etat aux Affaires étrangères dans le ministère Jules Ferry, et occupa ce poste jusqu'à la chute du ministère (10 novembre 1881).

Le 21 août de la même année, il avait été réélu par 8 938 voix sur 13 885 votants et 17 753 inscrits, contre MM. Hennecart 3 787 voix, et Sacré 942.

Porté, aux élections générales du 4 octobre 1885, sur la liste exclusivement opportuniste de Seine-et-Marne, il échoua avec 18 111 voix, tandis que le dernier élu de la liste radicale, qui triompha, M. Humbert, obtint 40 604 suffrages.


Né à Paris le 23 février 1837, mort à Paris le 6 décembre 1915.



Député de la Seine-et-Marne de 1876 à 1885

Député de la Corse de 1889 à 1893

Secrétaire d'Etat aux Affaires étrangères de 1880 à 1881

(Voir première partie de la biographie dans ROBERT ET COUGNY, Dictionnaire des Parlementaires, t. II, p. 104.)


Après son échec de 1885, en Seine-et-Marne, Horace de Choiseul-Praslin se présenta au deuxième tour de scrutin des élections générales de 1889, en Corse, dans l'arrondissement de Corte. Il fut élu le 6 octobre, obtenant 6.699 voix contre 4.414 à son concurrent le plus dangereux, M. Farniole, sur 13.333 votants.

À la Chambre, où il reste fidèle à la tendance opportuniste, il intervient à plusieurs reprises sur les lois de finances. Ses interventions portent surtout sur des questions intéressant le département dont il est devenu le représentant, notamment sur le développement du réseau ferroviaire Corse et sur les liaisons maritimes entre l'île et le continent.

Aux élections générales du 20 août 1893, Horace de Choiseul tenta de reconquérir son siège de Seine-et-Marne (circonscription de Melun). Mais il fut battu dès le premier tour, n'obtenant que 5.216 voix, alors que 8.165 allaient au maire de Melun, M. Balandreau, qui se présentait sous l'étiquette de républicain-radical, sur 14.908 votants.

Il se retira de la vie politique et mourut à Paris le 6 décembre 1915, à l'âge de 78 ans.


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