Alfred, Pierre, Marie Chupin

1916 -

Informations générales
  • Né le 13 août 1916 à Brest (Finistère - France)

Mandats à l'Assemblée nationale ou à la Chambre des députés

Régime politique
Quatrième République - Assemblée nationale
Législature
IIe législature
Mandat
Du 17 juin 1951 au 1er décembre 1955
Département
Finistère
Groupe
Rassemblement du peuple français

Biographies

Biographie extraite du dictionnaire des parlementaires français de 1940 à 1958 (La documentation française)



Né le 13 août 1916 à Brest (Finistère)

Député du Finistère de 1951 à 1955

Fils d'un négociant en fers et métaux, Alfred Chupin, après ses études secondaires au lycée de Brest, obtient les diplômes d'ingénieur de l'Ecole de l'air et de l'Ecole supérieure d'électricité (promotion 1943). A partir de 1946, il dirige une entreprise de chauffage et plomberie.

Candidat du R.P.F. aux élections municipales d'octobre 1947, il enlève la mairie de Brest qui est reprise par le M.R. P en mai 1953. Elu, le 27 mars 1949, conseiller général dans le 3e canton de Brest, il conserve son mandat jusqu'en 1955.

Le 17 juin 1951, Alfred Chupin se présente aux élections législatives, en troisième position sur la liste R.P.F. conduite par le sénateur Pinvidic. Il est élu député du Finistère par 106 179 voix sur 375 012 suffrages exprimés. Inscrit au groupe parlementaire R.P.F., il est nommé membre de la Commission de la production industrielle (1951-1955), de la Commission de la reconstruction et des dommages de guerre (1951), de la Commission des moyens de communication et du tourisme (1953) et de la Commission de la presse (1954). Au cours de la législature, il intervient fréquemment à la tribune notamment au cours des débats sur les budgets de la marine et de la défense nationale.

Alfred Chupin vote pour les lois Marie et Barangé favorables à l'enseignement privé (21 septembre 1951), contre la ratification du traité instituant la Communauté charbon-acier (13 décembre), s'abstient lors du vote de confiance à Antoine Pinay (6 mars 1952). A la suite de la dissolution du R.P.F., il s'apparente, en juillet 1953, au groupe de l'U.D.S.R. Le 26 juin, il accorde sa confiance à Joseph Laniel auquel il apporte son soutien après Diên-Biên-Phû (13 mai et 12 juin 1954, chute du cabinet). Après avoir voté l'investiture de Pierre Mendès-France (17 juin), il approuve les accords de Genève qui mettent fin aux hostilités en Indochine (23 juillet).

Lors du débat sur la Communauté européenne de défense (29-30 août), Alfred Chupin qui, au sein de l'U.D.S.R., lui est favorable, dépose une motion préjudicielle et s'oppose à la question préalable qui équivaut au rejet du projet. Rapporteur de la Commission de la production industrielle, le 19 décembre 1954, sur l'accord sarrois conclu le 23 octobre 1953, il s'abstient sur la ratification des accords de Londres (12 octobre) et de Paris (29 décembre) relatifs à la fin de l'occupation de l'Allemagne et à son réarmement.

Le 2 février 1955, Alfred Chupin est nommé membre de la Commission de coordination pour l'étude des questions relatives à la Communauté européenne du charbon et de l'acier. A ce titre, il est l'un des six délégués français désignés en mai pour faire partie du groupe de travail sur l'extension de la Communauté. Il refuse la confiance à Pierre Mendès-France (4 février), ne prend pas part au vote d'investiture d'Edgar Faure (23 février), se prononce en faveur de son projet de réforme électorale rétablissant le scrutin d'arrondissement (16 novembre) et le soutient le 29 novembre (chute du cabinet).

Lors des élections anticipées du 2 janvier 1956, il se présente à la tête de la liste du Rassemblement des gauches républicaines et n'obtient plus que 12 979 voix sur 398 472 suffrages exprimés. Il se retire alors de la vie politique active.



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