Henri, François, Joseph, Marius Clerc

1881 - 1967

Informations générales
  • Né le 22 décembre 1881 à Lyon (Rhône-et-Loire - France)
  • Décédé le 25 septembre 1967 à Aix-les-bains (Savoie - France)

Mandats à l'Assemblée nationale ou à la Chambre des députés

Régime politique
Troisième République - Chambre des députés
Législature
XVe législature
Mandat
Du 8 mai 1932 au 31 mai 1936
Département
Haute-Savoie
Groupe
Républicain radical et radical-socialiste

Biographies

Né le 22 décembre 1881 à Lyon (Rhône).

Député de la Haute-Savoie de 1932 à 1936.

Ses études secondaires terminées, Henri Clerc passe brillamment sa licence ès sciences puis est admis au concours de rédacteur au Ministère des Finances en 1906. Nommé chef de bureau en 1920, il est détaché pour diriger le service comptable des versements de l'Allemagne à la France. Il participe, comme expert, à diverses conférences relatives aux réparations.

Il se fait mettre en congé en 1927 à la suite de son élection à la mairie d'Aix-les-Bains, ville d'origine de sa famille. Porté peu après à la présidence de l'Association des maires des stations thermales françaises, il se consacre au développement du thermalisme et du tourisme.

Il se présente aux élections générales législatives des 1er et 8 mai 1932 dans la circonscription- d'Annecy, et emporte le siège au deuxième tour de scrutin, par 10.099 voix contre 9.611 à M. Calliés, sur 19.995 votants.

Inscrit au groupe républicain radical et radical-socialiste, il entre à la Commission de l'enseignement et des Beaux-arts, à celle des travaux publics et des moyens de communication, et à celle du travail. Il fit preuve d'emblée, d'une grande activité. Auteur d'une proposition de résolution tendant à inviter le Gouvernement à mettre en application le chèque-compensation pour assurer la reprise des transactions internationales (1936), il participa à de nombreuses discussions parmi lesquelles on peut citer : le rétablissement de l'équilibre budgétaire (1932), l'ouverture et l'annulation de crédits sur l'exercice 1931-1932 (1932), les crédits provisoires applicables aux mois de janvier et de février 1933 (1932 et 1933), les loyers commerciaux, industriels et artisanaux (1933), le budget des travaux publics et la loi de finances de l'exercice 1933 (1933), les interpellations sur la politique extérieure du Gouvernement et la Conférence économique internationale (1933), le projet de loi tendant à combattre la fraude fiscale et à réaliser des économies (1933), le rétablissement de l'équilibre budgétaire (1933), l'organisation douanière et fiscale des territoires français (1933), le budget général de l'exercice 1934 (1934), les services du Ministère du Commerce et l'Office national du commerce extérieur (1934), la transformation des magasins dits « à prix uniques » (1934 et 1936), l'organisation du crédit au petit et moyen commerce, et à la petite et moyenne industrie (1934), le budget des Beaux-arts et la loi de finances de l'exercice 1935 (1934), les besoins exceptionnels du Ministère de la Guerre (1934), les émissions du Trésor (1935), les interpellations relatives au chômage et à la crise économique (1935), l'organisation et l'assainissement des marchés de la viande et du lait (1935), la mise en chantier de la tranche 1935 du programme naval (1935), l'assainissement des finances publiques, la défense du crédit public et le maintien de la monnaie (1935), la modification du régime du droit des pauvres (1935), les interpellations sur la politique financière du Gouvernement (1935), la réforme électorale (1936), la création d'un fonds national de chômage (1936), l'institution, l'organisation et le fonctionnement d'un Conseil national économique (1936). Il demanda en outre à interpeller le Gouvernement sur le déséquilibre économique et financier résultant du déficit persistant de la balance commerciale (1933).

Il ne se représenta pas aux élections générales du 26 avril 1936 et réintégra l'administration des finances comme commissaire du Gouvernement près les banques populaires.

Il eut aussi une activité d'auteur dramatique. Une dizaine de ses pièces ont été jouées à Paris, en province et à l'étranger. Elles sont en général le reflet de ce qu'il a observé dans les milieux administratifs, politiques et sociaux où il vécut.

Parmi les plus connues, on peut citer : L'autoritaire créée à l'Odéon par Gémier, reprise au théâtre Antoine par Gabriel Signoret.

L'Epreuve du bonheur jouée au théâtre des Arts (actuellement théâtre Hébertot) créée par Pierre Blanchar et Germaine Rouer.

Le Tentateur jouée au théâtre des jeunes Auteurs au Vieux-Colombier.

Le Beau Métier créée à l'Odéon par Arquillière, reprise par Louis Seignier.

La femme de César créée à la Salle d'Iéna par le Cercle des Escholiers, puis jouée en tournée.

Il fut de 1938 à 1941 vice-président de la Société des Auteurs dramatiques, après avoir été le fondateur et le président de sa Caisse des retraites.

Il collabora au Nouveau Siècle, à La Gerbe, à l'Illustration, à l’œuvre et à Notre Temps.

Il s'est retiré à Aix-les-Bains,



Né le 22 décembre 1881 à Lyon (Rhône)
Décédé le 25 septembre 1967 à Aix-les-Bains (Savoie)

Député de la Haute-Savoie de 1932 à 1936

(Voir première partie de la biographie dans le dictionnaire des parlementaires français 1889-1940, tome III, p. 1074, 1075)

Jusqu'en 1941, Henri Clerc reste vice-président de la Société des auteurs dramatiques et poursuit sa collaboration à L'Oeuvre et à La Gerbe.

A la libération il devra répondre de son comportement pendant l'Occupation.

Henri Clerc se retire ensuite à Aix-les-Bains.



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