Henry, Denis, Benoist, Marie Cochin

1854 - 1926

Informations générales
  • Né le 31 janvier 1854 à Paris (Seine - France)
  • Décédé le 9 décembre 1926 à Paris (Paris - France)

Mandats à l'Assemblée nationale ou à la Chambre des députés

Régime politique
Troisième République - Chambre des députés
Législature
VIe législature
Mandat
Du 20 août 1893 au 31 mai 1898
Département
Nord
Régime politique
Troisième République - Chambre des députés
Législature
VIIe législature
Mandat
Du 8 mai 1898 au 31 mai 1902
Département
Nord
Régime politique
Troisième République - Chambre des députés
Législature
VIIIe législature
Mandat
Du 27 avril 1902 au 31 mai 1906
Département
Nord
Groupe
Action libérale
Régime politique
Troisième République - Chambre des députés
Législature
IXe législature
Mandat
Du 6 mai 1906 au 31 mai 1910
Département
Nord
Groupe
Action libérale
Régime politique
Troisième République - Chambre des députés
Législature
Xe législature
Mandat
Du 24 avril 1910 au 31 mai 1914
Département
Nord
Groupe
Action libérale

Biographies

Biographie extraite du dictionnaire des parlementaires français de 1889 à 1940 (Jean Jolly)

Né le 31 janvier 1854 à Paris, mort le 9 décembre 1926, à Paris.

Député du Nord de 1893 à 1914.


Frère cadet du précédent, Henry Cochin naquit à Paris le 31 janvier 1854. Il fit ses études secondaires au lycée Louis-le-Grand et, bien qu'il fût à peine âgé de 17 ans, il s'engagea en 1871 pour la défense de Paris, puis participa à la répression de la Commune. Il obtint ensuite la licence en droit et la licence ès lettres et fut auditeur libre de l'Ecole des chartes.

Attaché à la direction de la presse au Ministère de l'Intérieur dans le troisième Cabinet de Broglie, dit Ministère du 16 mai, il démissionna de cet emploi lorsque ce Gouvernement fut contraint de se retirer après les élections d'octobre 1877.

Il se consacra à des recherches historiques et littéraires sur la Renaissance italienne. Il militait en même temps dans des œuvres sociales et pour la défense des libertés catholiques, ce qui lui valut d'être arrêté et poursuivi lors de l'expulsion des Dominicains de Paris.

En 1883, il épousa Mlle Arnaud-Jeanti, dont la famille était originaire de la Flandre et s'intéressa dès lors aux problèmes agricoles, culturels et politiques de cette province. Il devint en 1889 maire de Saint-Pierrebrouck où il s'était installé au château de Wetz.

Aux élections générales législatives du 20 août 1893, il se présenta dans la deuxième circonscription de Dunkerque et fut élu au premier tour de scrutin avec 6.565 voix contre 5.843 à M. Dantu sur 12.519 votants.

Il fut réélu à quatre reprises, toujours au premier tour :
- le 8 mai 1898 avec 9.371 voix contre 2.648 à Vandenbroucque sur 12.196 votants ;
- le 27 avril 1902 avec 10.380 voix contre 510 à Carlier, sur 11.728 votants ;
- le 6 mai 1906 avec 10.367 voix contre 1.951 à Vandenbroucque, sur 12.661 votants ;
- le 24 avril 1910 avec 8.742 voix contre 3.738 à Vallaeys, sur 12.617 votants.

Il fit partie, comme son frère, de la droite modérée, puis de l'action libérale. Il fut élu Secrétaire de la Chambre pour les sessions 1896, 1897 et 1898. Ses interventions les plus nombreuses portèrent sur les problèmes agricoles - il était membre de la Société des agriculteurs de France - et il soutint la politique protectionniste : il déposa une proposition de loi tendant à indemniser les propriétaires des animaux tuberculeux dont la viande était reconnue impropre à la consommation (1894) ; il prit part à la discussion du projet de loi relatif à l'importation du blé (1894) ; du projet et des propositions de loi sur la répression des fraudes dans la vente des beurres (1896), des budgets de l'agriculture pour les exercices 1895, 1896, 1897 et 1898 ; il adressa une question écrite au Ministre de l'Agriculture concernant la prohibition par le Gouvernement anglais de l'importation des pailles et fourrages (1908).

Il s'intéressait aussi aux questions d'ordre social : il déposa une proposition de loi tendant à renforcer les pénalités pour les violences et voies de fait sur les enfants (1897), intervint dans la discussion du budget de l'exercice 1902 sur les récompenses honorifiques aux vieux ouvriers (1902), du budget de l'exercice 1906 sur les allocations aux familles nécessiteuses (1906), du budget de l'exercice 1912 sur l'assistance aux vieillards, infirmes et incurables (1912), des propositions de loi concernant la limitation et la réglementation des débits de boissons (1914). Enfin on peut citer, parmi ses autres interventions, les observations qu'il présenta, lors des discussions budgétaires, sur l'Ecole française de Rome et sur la Bibliothèque nationale (1910) et sur l'entretien du Palais Farnèse (1912).

Il avait été élu conseiller général du canton de Bourbourg en 1906, mais il ne se représenta pas au renouvellement de 1910, laissant son siège à son fils Claude auquel il abandonna aussi son mandat de député aux élections législatives du 26 avril 1914.

« Tous ceux qui ont siégé avec Henry Cochin, devait dire Paul Deschanel, dans l'oraison funèbre de ce fils, se rappellent son esprit si finement cultivé, son érudition et son urbanité exquise. »

En 1913, il avait organisé à Bergues les fêtes destinées à commémorer le 80e anniversaire de l'élection de Lamartine comme député de cette vile.

Retiré de la vie politique, il poursuivit ses activités littéraires et artistiques. Il présida la Société de Saint-Jean destinée à encourager l'art chrétien et fut le directeur du Comité français catholique du sixième centenaire de Dante en 1921.

Il fut élu, le 19 février 1926, membre de l'Académie des Inscriptions et Belles-Lettres, dans la section des membres libres, au fauteuil du comte Paulin Durrieu. Il est mort à Paris le 9 décembre 1926, âgé de 72 ans.

Les principaux ouvrages qu'il a publiés sont :

- Boccace (1890),
- Un ami de Pétrarque, Lettres de Francesco Nelli (1892),
- La Chronologie du Canzonière (1898),
- Le frère de Pétrarque et le livre du Repos des religieux (1903),
- Le bienheureux Fra Angelico (1906),
- Tableaux flamands (1908),
- Lamartine et la Flandre (1912),
- Le Nord dévasté (1920),
- Les deux guerres, images et souvenirs -Augustin Cochin, ses lettres et sa vie (1926).


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