Charles Colonna d'Anfriani

1909 - 1980

Informations générales
  • Né le 13 septembre 1909 à Calvi (Haute-Corse - France)
  • Décédé le 26 mars 1980 à Cannes (Alpes-Maritimes - France)

Mandats à l'Assemblée nationale ou à la Chambre des députés

Régime politique
Cinquième République - Assemblée nationale
Législature
Ire législature
Mandat
Du 30 novembre 1958 au 9 octobre 1962
Département
Bouches-du-Rhône
Groupe
Indépendants et paysans d'action sociale

Biographies

Biographie de la Ve République

COLONNA D’ANFRIANI (Charles)
Né le 13 septembre 1909 à Calvi (Corse)
Décédé le 26 mars 1980 à Cannes (Alpes-Maritimes)

Député des Bouches-du-Rhône de 1958 à 1962

Né le 13 septembre 1909 à Calvi, Charles Colonna d’Anfriani est le fils du magistrat Jean-Baptiste Colonna d’Anfriani et de Clémentine Orsini. Après l’obtention du baccalauréat et d’une licence en droit, il s’inscrit en 1932 au barreau de Marseille où il exerce la profession d’avocat. Le 2 juin 1948, il épouse Yvonne Angot. Il n’a pas d’enfant de cette union, mais élève sa nièce, Yvonne Heuillon, né le 27 février 1957.
Charles Colonna d’Anfriani est mobilisé le 7 septembre 1939. Il est fait prisonnier du 21 juin 1940 au 21 janvier 1943, date à laquelle il est rapatrié malade. A partir du 1er mars de la même année, il est membre des Forces françaises de l’Intérieur (FFI) et le reste jusqu’au 1er août 1944. Il est fait chevalier de la Légion d’Honneur à titre militaire ; il est titulaire de la Croix de guerre et de la médaille d’argent de la reconnaissance française, au titre de résistant.
C’est en Corse que Charles Colonna d’Anfriani débute sa carrière politique, à la suite de son élection à la mairie de Montemaggione, en 1945. Il conserve cette fonction deux années seulement. En effet, le scrutin municipal de 1947 lui ouvre les portes du conseil municipal de Marseille, mais là encore, il met un terme à son mandat au bout de deux ans. Son élection de conseiller général du 6ème canton de la ville, le 27 mars 1949, a entraîné sa propre démission de conseiller municipal de la cité phocéenne. Il y revient aux élections suivantes, en 1953, comme adjoint au maire, pour le rester jusqu’en 1959. Sa réélection à l’hôtel du département, le 24 avril 1955, n’entraîne pas, cette fois-ci, son départ de l’exécutif municipal.
La carrière nationale de Charles Colonna d’Anfriani connaît entre-temps un premier départ avec sa candidature sous les couleurs du Rassemblement du Peuple français (RPF) aux élections législatives de 1951, dans le département des Bouches-du-Rhône, mais la victoire n’est pas au rendez-vous. En revanche, deux scrutins législatifs plus tard, en novembre 1958, investi par le Centre national des Indépendants et paysans (CNIP), il remporte la troisième circonscription bucco-rhodanienne, qui comprend les 2ème et 7ème arrondissements municipaux de Marseille. Il bénéficie aussi de l’expérience de son suppléant, Aimé Gourdan, rédacteur au ministère de la reconstruction et membre du comité directeur de l’association des sinistrés du Vieux-Port. L’avance de Charles Colonna d’Anfriani sur son principal adversaire, le socialiste Antoine Andrieux, est faible – un peu plus de 1 000 voix - ; elle lui assure cependant la victoire au second tour de scrutin, avec 14 353 voix.
A l’Assemblée nationale, qui prend acte de son élection le 9 décembre 1958, Charles Colonna d’Anfriani s’inscrit au groupe des Indépendants et paysans d’action sociale (IPAS). Il est nommé membre de la commission de la défense nationale et des forces armées et y demeure pour la durée de la législature. A partir du 14 décembre 1961, il appartient également à la commission de contrôle sur l’union générale cinématographique. Par ailleurs, il est élu membre du Sénat de la Communauté, le 8 juillet 1959. Dans l’ensemble, son activité législative est peu soutenue : le député de Marseille ne prend pas la parole en séance publique, au cours de son mandat, et ne dépose aucun texte. Au cours de cette première législature de la Cinquième République, à l’exception de la réforme constitutionnelle du 11 mai 1960 à laquelle il s’oppose, Charles Colonna d’Anfriani vote dans le sens du gouvernement. Le 16 avril 1959, il s’exprime en faveur du programme proposé par Michel Debré ; il en est de même pour la déclaration de politique générale du Premier Ministre, le 15 octobre 1959. Quelques semaines plus tard, le 23 décembre, il apporte son soutien au projet de loi sur l’enseignement privé. Le 2 février suivant, il agit de même au sujet du projet de loi sur les pouvoirs spéciaux. Il n’y a guère que sur le vote d’approbation au gouvernement Pompidou, le 27 avril 1962, qu’il s’abstient volontairement, avant de voter en faveur de la motion de censure déposée contre ce même gouvernement, le 4 octobre 1962.
A la consultation législative suivante, malgré son maintien au second tour, Charles Colonna d’Anfriani, et son suppléant, le médecin Maurice Bernardini, sont sévèrement battus et n’obtiennent que six voix. Gaston Defferre, sénateur-maire de Marseille, ancien ministre de la France d’Outre-mer, sort victorieux du scrutin, et redevient député avec 20 588 voix, soit plus de 6 000 voix d’avance sur le candidat arrivé en deuxième position, Hugues-Pascal Tatilon. Charles Colonna d’Anfriani demeure alors conseiller général jusqu’en 1967, à la suite de sa troisième élection à l’Assemblée départementale, en 1961.
Au-delà de cette date, l’ancien député de Marseille se consacre exclusivement à sa carrière d’avocat au barreau, à laquelle il met un terme en 1974. Il disparaît à Cannes (Alpes-Maritimes), le 26 mars 1980, à l’âge de 70 ans.

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