Maurice, François, Marcel, Joseph Cormier

1918 - 1990

Informations générales
  • Né le 13 octobre 1918 à Angers (Maine-et-Loire - France)
  • Décédé le 25 septembre 1990 à Angers (Maine-et-Loire - France)

Mandats à l'Assemblée nationale ou à la Chambre des députés

Régime politique
Quatrième République - Assemblée nationale
Législature
IIIe législature
Mandat
Du 2 janvier 1956 au 8 décembre 1958
Département
Mayenne
Groupe
Socialiste

Biographies

Biographie extraite du dictionnaire des parlementaires français de 1940 à 1958 (La documentation française)



Né le 13 octobre 1918 à Angers (Maine-et-Loire)
Décédé le 25 septembre 1990 à Angers (Maine-et-Loire)

Député de la Mayenne de 1956 à 1958

Fils d'un artisan sellier d'Angers qui lui fait apprendre le même métier, Maurice Cormier est orphelin à l'âge de seize ans. Il travaille, avant la guerre, comme garnisseur dans l'industrie automobile. Adhérant au Parti socialiste durant son service militaire, en 1937, il est l'objet de sanctions disciplinaires pour diffusion à la caserne du Populaire. Au moment de la déclaration de guerre il est toujours sous les drapeaux, mais à la suite d'une longue maladie, il est réformé et pensionné militaire. Durant l'Occupation, il fournit des pièces d'identité et des titres alimentaires aux résistants.

Quelques mois après la Libération, Maurice Cormier est nommé Secrétaire fédéral de la S.F.I.O. du Maine-et-Loire et s'attache, au sein de sa fédération, à reconstituer les sections qui existaient avant la guerre et qui avaient cessé toute activité. En 1947, il est désigné comme délégué permanent du Parti socialiste par le Comité directeur, puis délégué général en 1949. Il est membre du Comité directeur à partir de 1948.

En avril 1953, il est élu Conseiller municipal d'Angers, fonction dont il démissionne en 1957 pour se consacrer à son mandat de député.

Aux élections législatives anticipées du 2 janvier 1956, Maurice Cormier conduit dans la Mayenne la liste S.F.I.O., qui obtient 8,6 % des suffrages (10,5 % en 1951). Lui-même est élu avec 11 880 voix sur 129 738 suffrages exprimés. Un apparentement avait été conclu avec les radicaux. Les trois autres sièges à pourvoir reviennent au M.R.P., aux Indépendants et paysans et aux poujadistes.

Appartenant au groupe parlementaire socialiste, il est nommé membre de la Commission du travail et de la Sécurité sociale (1956-1957), de la Commission des pensions (1956), de la Commission de la défense nationale (1957) et de la Commission des indemnités parlementaires (1957).

Durant la législature, Maurice Cormier dépose quatorze avis et propositions de résolution, essentiellement de caractère social, mais aussi relatifs aux sursis militaires des enseignants ou à l'alimentation en eau potable du Bassin parisien. Il prend part à la discussion des projets de loi modifiant le régime des congés payés (23 février 1956) et créant un Fonds national de solidarité (3 mai). Le 23 juillet 1957, il apporte à la tribune de l'Assemblée le soutien des socialistes à la grève des employés de banque en dénonçant l'intransigeance du gouvernement Bourgès-Maunoury.

Maurice Cormier soutient le gouvernement de Guy Mollet lors de tous les scrutins importants, puis vote la confiance à Maurice Bourgès-Maunoury (12 juin 1957). Il se prononce en faveur des traités instituant la Communauté économique européenne et l'Euratom (9 juillet), vote pour le projet de loi-cadre sur l'Algérie (30 septembre 1957, chute du cabinet) ainsi que pour le texte repris par Félix Gaillard (31 janvier 1958). Favorable à la confiance à Pierre Pflimlin (13 mai), il vote pour la déclaration de l'état d'urgence (16 mai), contre la confiance à Charles de Gaulle et les pleins pouvoirs et s'abstient sur la révision constituionnelle (1er et 2 juin).



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