Pierre-Marc Arnal

1873 - 1914

Mort pour la France

Informations générales
  • Né le 18 mars 1873 à Moissac (Tarn-et-Garonne - France)
  • Décédé le 30 août 1914 à Rambervillers (Vosges - France)

Mandats à l'Assemblée nationale ou à la Chambre des députés

Régime politique
Troisième République - Chambre des députés
Législature
VIIIe législature
Mandat
Du 1er mars 1903 au 31 mai 1906
Département
Tarn-et-Garonne
Groupe
Action libérale

Biographies

Biographie extraite du dictionnaire des parlementaires français de 1889 à 1940 (Jean Jolly)

Né à Moissac (Tarn-et-Garonne) le 18 mars 1873, mort au Champ d'Honneur dans les Vosges le 30 août 1914.

Député du Tarn-et-Garonne de 1903 à 1906.

Issu d'une famille moissagaise qui, dès le début du XVIIIe siècle avait acquis une situation notable dans le négoce et s'était établie en 1923 dans le domaine de Montesquieu à quelques kilomètres de Mois-sac, Pierre Arnal était fils de Maurice Arnal ancien Saint-Cyrien, lieutenant de hussards qui, fait prisonnier à Sedan en 1871, mourut en 1875 des suites d'une maladie contractée en captivité.

Elevé par ses grands-parents, Pierre Arnal fit ses études secondaires au collège des Jésuites de Toulouse, et fut reçu à l'Ecole spéciale militaire de Saint-Cyr en 1894. Il en sortit sous-lieutenant d'Infanterie.

En 1899, lorsque Waldeck-Rousseau, Président du Conseil, décida d'orienter sa politique vers une « action républicaine », et qu'à l'occasion de la reprise de l'affaire Dreyfus, l'Eglise et l'Armée subirent des attaques qui heurtaient ses sentiments, Pierre Arnal démissionna de l'armée.

Il envoya à cette occasion une lettre ouverte au Président de la République Emile Loubet, qui fit à l'époque un certain bruit.

Pour défendre plus efficacement les idées auxquelles il tenait et les valeurs qu'il estimait menacées, Pierre Arnal résolut de se lancer dans la politique.

M. Chabrié, Député de la circonscription de Moissac ayant été élu Sénateur, une élection partielle eut lieu, à laquelle il se présenta. Il dut à la notoriété de sa famille et à sa popularité personnelle son succès au 2e tour de scrutin, le 15 février 1903, alors qu'il n'avait que 30 ans. Inscrit au groupe d'action libérale, il se sentit de plus en plus attiré par les opinions d'Albert de Mun tout en restant très individualiste. Il fut Secrétaire d'âge à l'ouverture de la session ordinaire de 1904 et prit part à de nombreuses discussions sur les sujets les plus divers, notamment assistance aux vieillards, infirmes et incurables (1903 et 1905); industrie des raisins frais (1903); dégâts causés par la gelée (1904); enseignement congréganiste (1904); service militaire de deux ans (1904); liberté et secret du vote (1904); notes secrètes composant les dossiers des fonctionnaires civils et militaires (1904 et 1905); homologation définitive des tarifs de chemins de fer (1905); exercice de fonctions électives par certains employés des contributions indirectes (1905); fraudes sur les vins et régime des spiritueux (1905); tarifs de transport des fruits et légumes (1905); classement des monuments historiques (1906); introduction à Paris des raisins frais de table (1906); protection de l'industrie des conserves alimentaires et des prunes (1906).

Battu aux élections générales de 1906 et 1910, il se consacra à la mise en valeur de son domaine et à l'administration de sa commune de Montesquieu dont il devait rester maire jusqu'a sa mort. Ayant entre temps fait son droit, il revint à Paris en 1910 pour devenir premier secrétaire d'un avocat à la Cour de Cassation et au Conseil d'Etat, Me Bailby dont il devait reprendre la charge. Mais la guerre de 1914 vint interrompre ces projets : à la suite de sa démission de l'armée il avait été cassé de son grade d'officier. Il fut envoyé comme territorial à Montauban. Ce poste sédentaire ne convenait pas à son tempérament. Il sollicita sa réintégration dans l'armée active et son envoi au front. Il obtint satisfaction; on lui rendit ses galons de lieutenant et on l'affecta au 139e régiment d'infanterie.

Il fut tué à la tête de ses troupes le 30 août 1914 dans les Vosges. Son corps repose dans le cimetière militaire de Rambervillers.


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